Le porte-parole de Tsahal, Daniel Hagari, a prĂ©sentĂ© ses excuses pour ses dĂ©clarations publiques contre la loi Feldstein lors d’une rĂ©union Ă huis clos de la commission des affaires Ă©trangères et de la sĂ©curitĂ© de la Knesset.
Ce document accorde l’immunitĂ© aux officiers de Tsahal qui transmettent des informations classifiĂ©es au Premier ministre. Daniel Hagari a admis que ses commentaires Ă©taient une erreur et dĂ©passaient son autoritĂ©
« J’ai commis une erreur, j’ai outrepassĂ© mes pouvoirs, je m’en suis rendu compte et j’ai assumĂ© mes responsabilitĂ©s », a dĂ©clarĂ© le chef du service de presse de l’ArmĂ©e. « L’armĂ©e israĂ©lienne doit exprimer sa position sur les projets de loi affectant l’armĂ©e par des canaux lĂ©gitimes tels que ce forum. »
Lors d’une confĂ©rence de presse au dĂ©but du mois, Hagari a critiquĂ© le projet de loi adoptĂ© par la Knesset en première lecture. Il l’a qualifiĂ© de « très dangereux pour la sĂ©curitĂ© de l’État et de l’armĂ©e » et a exprimĂ© ses craintes que le document « crĂ©e une situation dans laquelle n’importe quel officier subalterne pourra arbitrairement voler et transfĂ©rer des documents secrets, ce qui pourrait menacer la vie des personnes ». des gens et des soldats.
MalgrĂ© la condamnation officielle des propos de Daniel Hagari, la position des hauts dirigeants de Tsahal coĂŻncide avec son point de vue sur le projet de loi. Lors de discussions Ă huis clos, les reprĂ©sentants de l’armĂ©e continuent d’exprimer leur inquiĂ©tude quant aux consĂ©quences possibles de son adoption.
Le conseiller juridique du gouvernement, Gali Baharav-Miara, s’est Ă©galement opposĂ© au projet de loi, le qualifiant de « manifestation possible d’ingĂ©rence politique personnalisĂ©e et inacceptable dans les procès criminels liĂ©s Ă l’entourage du Premier ministre ».
Les remarques de Hagar ont provoquĂ© l’indignation des membres de la coalition. Le ministre israĂ©lien de la DĂ©fense, Israel Katz, a dĂ©clarĂ© qu’il s’agissait d’un « abus total d’autoritĂ© ». Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a Ă©galement condamnĂ© les propos du porte-parole de Tsahal, soulignant que « dans une dĂ©mocratie, l’armĂ©e ne devrait pas s’immiscer dans les questions politiques, et encore moins critiquer la lĂ©gislation ».
La dĂ©cision de prendre des mesures disciplinaires contre Hagari a Ă©tĂ© prise par le chef d’Ă©tat-major gĂ©nĂ©ral de Tsahal, Herzi Halevi, qui l’a rĂ©primandĂ© pour avoir outrepassĂ© son autoritĂ©. Il a Ă©tĂ© dit que l’armĂ©e ne critique pas les lĂ©gislateurs, mais transmet sa position aux dirigeants politiques par les voies appropriĂ©es.
Après son discours, Hagari a écrit sur le réseau social « X » que « Tsahal est subordonné aux dirigeants politiques », et a ajouté que ses propos lors de la conférence de presse dépassaient en réalité son autorité.





