Le prĂ©sident du conseil local de Metula, David Azoulai, a Ă©tĂ© interviewĂ© ce matin par i24 Ă propos de l’accord qui se dessine et a exprimĂ© son mĂ©contentement et son inquiĂ©tude : « Ce que nous voyons hier et aujourd’hui est inquiĂ©tant et entrainera le prochain 7 octobre au nord dans un an ou deux, s’il y a un accord sous cette forme, c’est triste. Le gouvernement doit avoir tout le soutien dont il a besoin pour Ă©liminer la menace. «Â
Il a prĂ©cisĂ© : « D’après ce que j’ai lu et entendu, ce n’est pas ce que nous espĂ©rons. Pour rappel, nous sommes au milieu d’une guerre depuis un an. La semaine dernière, l’armĂ©e a combattu comme il se doit et comme nous espĂ©rons revenir chez nous, il semble que nous reculions encore de deux pas ».
David Azoulai dans une interview avec i24 (Photo : i24NEWS)
Il a parlĂ© des menaces qui pèsent sur les civils s’ils reviennent : « Il ne faut pas oublier qu’il ne s’agit pas seulement de tirs basĂ©s sur la trajectoire, mais aussi de missiles antichar. C’est aussi le mĂ©tro qui se trouve juste Ă cĂ´tĂ© de chez nous. Metula est la seule localitĂ© en IsraĂ«l entourĂ©e, Ă quelques mètres de la frontière, dans trois directions par des maisons libanaises. Il y a six villages qui entourent Metula, ce n’est pas agrĂ©able de vivre ainsi. Par consĂ©quent, pour revenir, nous devons agir avec force – Ă Beyrouth, Ă Dahaiah, pour pĂ©nĂ©trer dans les territoires et Ă©liminer la menace antichar. »
Ă€ propos de son rĂ´le, il a dĂ©clarĂ© : « Je suis constamment Ă Metula, pendant une annĂ©e entière. Cela fait partie de mon travail, c’est comme ça que je me vois, je dois ĂŞtre ici, au front, je suis lĂ . »
La journaliste a demandĂ© : « Nous parlons de recruter des rĂ©servistes, deux brigades au nord – je comprends que c’est la ligne que vous voulez », et Azulai a rĂ©pondu fermement : « Bien sĂ»r, que voulez-vous ? L’État d’IsraĂ«l en a besoin. «Â
Le chef du conseil rĂ©gional de Marom HaGilil, Amit Sofer, a dĂ©clarĂ© : « Nous sommes en temps de guerre et les temps d’accords diplomatiques ne sont pas au bon timing . Nous sommes en guerre ! Et nous ne devons pas ĂŞtre dirigĂ©s par les pressions internationales pour un cessez-le-feu qui n’aboutira qu’Ă deux choses : le non retour des habitants du nord dans leurs foyers et l’abandon des habitants qui n’ont pas Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©s. Nous appelons le Premier ministre Ă rester ferme aux cĂ´tĂ©s des autoritĂ©s ! Les habitants du nord qui font preuve d’une rare rĂ©silience depuis près d’un an et qui luttent pour une dĂ©cision militaire forte contre l’ennemi, dont il faut se souvenir comme d’une organisation terroriste meurtrière et non nĂ©gociable, comme le dĂ©montre l’Ă©chec des efforts diplomatiques depuis de nombreux mois.
Le prĂ©sident de l’opposition et prĂ©sident du parti « Yesh Atid », Yair Lapid, a Ă©crit sur son compte X : « L’État d’IsraĂ«l devrait annoncer ce matin qu’il accepte la proposition de cessez-le-feu de Biden-Macron, mais seulement pour 7 jours afin d’empĂŞcher le Hezbollah de restaurer ses systèmes de commandement et de contrĂ´le. Nous n’accepterons aucune proposition qui n’inclut pas le retrait du Hezbollah de notre frontière nord. Toute proposition prĂ©sentĂ©e doit permettre aux habitants du nord de revenir. «Â
Le membre de la coalition et prĂ©sident du parti « Sioniste religieux », Bezalel Smotrich, a Ă©galement exprimĂ© son point de vue contre un cessez-le-feu : « La campagne dans le nord devrait se terminer dans un tel scĂ©nario : Ă©craser le Hezbollah et nier sa capacitĂ© Ă nuire aux habitants du nord. Il ne faut pas laisser Ă l’ennemi le temps de se remettre des coups violents qu’il a reçus et de se rĂ©organiser pour poursuivre la guerre après 21 jours. Reddition du Hezbollah ou guerre, c’est le seul moyen de ramener les habitants et la sĂ©curitĂ© dans le nord et dans le pays. »





