Des milliers d’employĂ©s du gĂ©ant Google ont abandonnĂ© leurs postes de travail pour protester contre le comportement de l’entreprise en matière de harcèlement sexuel et de comportement inappropriĂ©. Les manifestants exigent une sĂ©rie de changements dans le comportement de l’entreprise.
Des centaines et des milliers d’employĂ©s de Google et d’employĂ©s du monde entier ont quittĂ© leur lieu de travail et sont sortis de leur bureau pour protester contre ce qu’ils dĂ©finissent comme une mauvaise gestion des plaintes de harcèlement sexuel au sein de l’entreprise.
Le chèque, intitulĂ© « Google Walkout pour un changement rĂ©el », a Ă©tĂ© conçu pour ĂŞtre lancĂ© dans un format similaire dans le monde entier : lorsque l’horloge indique 11h00 (selon l’horloge de l’État), les employĂ©s sont invitĂ©s Ă quitter leur poste et Ă laisser un bout de papier disant  » Je suis allĂ© Ă l’extĂ©rieur en solidaritĂ© avec les employĂ©s de Google et ceux de l’entreprise pour protester contre le harcèlement sexuel, un comportement inappropriĂ©, un manque de transparence et une culture de travail qui ne fonctionnait pas pour tout le monde. Je serai de retour dans mon bureau plus tard. «Â
Le compte Twitter et Instagram, créé pour la manifestation sous le nom de @googlewalkout, enregistrait certaines des manifestations à travers le monde: Londres, Zurich, Dublin, Singapour et Berlin. Selon des informations rapportées, des dizaines de travailleurs et de travailleuses ont participé à la manifestation.
L’enquĂŞte a brisĂ© le dos des travailleurs
La protestation des travailleurs a pris de l’ampleur après que le New York Times ait annoncĂ© qu’Andy Rubin, l’inventeur du système d’exploitation Android en congĂ© obligatoire d’Essential, avait Ă©tĂ© accusĂ© de comportement « inapproprié » lorsqu’il travaillait sur Google. Selon l’enquĂŞte, Google Ă©tait au courant de plusieurs plaintes Ă propos de Robin et n’a dĂ©cidĂ© de le faire qu’après que des vidĂ©os inappropriĂ©es auraient Ă©tĂ© trouvĂ©es sur son ordinateur. Après l’enquĂŞte interne de Google, le rapport indique que la sociĂ©tĂ© a renvoyĂ© Robin Ă la maison avec un gĂ©nĂ©reux programme d’indemnisation de 90 millions de dollars, bien qu’elle aurait pu le licencier sur-le-champ.
Mardi, Richard Dowell, un autre haut responsable du laboratoire X de la sociĂ©tĂ©, a Ă©galement pris sa retraite après des accusations selon lesquelles une femme aurait Ă©tĂ© harcelĂ©e sexuellement et aurait Ă©tĂ© interviewĂ©e pour un emploi chez Google. En rĂ©ponse, Google a fait valoir que plus de 48 employĂ©s avaient Ă©tĂ© licenciĂ©s de l’entreprise sans recevoir de compensation au cours des deux dernières annĂ©es après la rĂ©ception de plaintes de harcèlement sexuel ou d’inconduite.
« Nous avons dit hier Ă nos employĂ©s que nous Ă©tions au courant des activitĂ©s prĂ©vues pour aujourd’hui et qu’ils bĂ©nĂ©ficiaient de tout notre soutien s’ils voulaient participer », a dĂ©clarĂ© Sondar Pichai, directeur gĂ©nĂ©ral de Google, dans un communiquĂ©. Les employĂ©s ont avancĂ© des idĂ©es constructives sur la manière d’amĂ©liorer nos politiques et processus internes Ă l’avenir. Nous avons eu les retours et maintenant nous examinons comment transformer les idĂ©es en actions. «Â
Dans un autre courrier Ă©lectronique envoyĂ© aux employĂ©s de l’entreprise, Pichai a dĂ©clarĂ© comprendre la colère et la dĂ©ception des employĂ©s. « Je ressens la mĂŞme chose et je m’engage Ă faire progresser le traitement d’un problème qui existe trop dans notre sociĂ©tĂ©… et aussi ici chez Google. »
Dans le cadre de la manifestation, les travailleurs et les employĂ©s exigent un changement dans la manière dont l’entreprise traite les plaintes de harcèlement sexuel et d’inĂ©galitĂ© dans la sociĂ©tĂ©. Dans le cadre des revendications des dirigeants de la manifestation, un engagement Ă mettre fin Ă l’inĂ©galitĂ© des salaires et des opportunitĂ©s d’avancement comme :
– Publier un rapport de transparence sur le harcèlement sexuel dans la sociĂ©tĂ©
– Une procĂ©dure rĂ©gulière, globale et claire pour signaler le harcèlement sexuel de manière sĂ»re et anonyme
– L’arrĂŞt du processus d’arbitrage en cas de harcèlement sexuel ou de discrimination Ă l’encontre des employĂ©s
– Nomination d’un reprĂ©sentant au nom des employĂ©s au conseil d’administration de la sociĂ©tĂ©.
Le directeur de la diversitĂ© de la sociĂ©tĂ© est directement subordonnĂ© au PDG de Google et a la possibilitĂ© de soumettre des recommandations directement au conseil d’administration de la sociĂ©tĂ©.






