JĂ©rusalem s’est rĂ©veillĂ©e ce matin enveloppĂ©e dans le deuil. Dans la nuit de mercredi Ă jeudi, le Rav Arieh Stern זצ »ל, ancien Grand Rabbin ashkĂ©naze de JĂ©rusalem et l’une des figures les plus marquantes du sionisme religieux de cette gĂ©nĂ©ration, a rendu son âme au CrĂ©ateur. Il Ă©tait âgĂ© de 81 ans.
Pour des dĂ©cennies, le Rav Stern Ă©tait au cĹ“ur du paysage Torah et Ă©ducatif de la communautĂ© sioniste-religieuse. Il a servi comme Grand Rabbin de JĂ©rusalem, membre du Conseil du Grand Rabbinat, et directeur de l’Institut Halacha Brura.
Des racines profondes, une formation d’exception
NĂ© le 27 novembre 1944 Ă Tel Aviv dans un foyer imprĂ©gnĂ© de Torah, d’emounah et de yirat Shamayim, alliant les idĂ©aux du sionisme religieux Ă une chaleur hassidique, son père Asher et sa mère Chava Leah l’ont Ă©levĂ© dans un profond attachement Ă la tradition.
NĂ© en 1944 Ă Tel Aviv, il a commencĂ© ses Ă©tudes Ă la Yeshiva HaYishuv HaChadash avant de rejoindre la Yeshiva de HĂ©bron. En 1964, il a intĂ©grĂ© la Yeshiva Mercaz HaRav, oĂą il est devenu l’un des disciples les plus proches du Rav Zvi Yehouda Kook. En 1966, il a reçu le prix du ministère des Affaires religieuses pour ses compositions de Torah.
Mais le Rav Stern n’Ă©tait pas un homme de yeshiva coupĂ© du monde rĂ©el. Selon Srugim, comme un authentique partisan du sionisme, il a servi comme combattant dans la brigade de parachutistes en rĂ©serve et a combattu lors de la Guerre des Six Jours et de la Guerre de Kippour — une figure de talmid hakham qui portait le fardeau du public concrètement.
Grand Rabbin de Jérusalem : un mandat historique
En 2014, le Rav Aryeh Stern a été élu Grand Rabbin ashkénaze de Jérusalem, avec le soutien du parti HaBayit HaYehudi et du maire de Jérusalem Nir Barkat. Il a remporté 27 voix lors du scrutin de 48 membres de la municipalité. Le poste était vacant depuis près de douze ans.
En prenant ses fonctions, le Rav Stern a exprimĂ© sa vision avec clartĂ© : « Mon intention est d’ĂŞtre le rabbin de tous les habitants de JĂ©rusalem : laĂŻcs, religieux et haredim. Diriger le Rabbinat de JĂ©rusalem est un grand privilège, mais il comporte aussi une lourde responsabilitĂ©. Je veillerai Ă ce que tous les services religieux soient accessibles et accueillants, et serviront ainsi de modèle pour les autres Rabbinat d’IsraĂ«l. »
Durant son mandat, il s’est concentrĂ© sur la rendre les services religieux plus accessibles, promouvoir le dialogue entre communautĂ©s religieuses et laĂŻques, et renforcer les standards de cacheroute de la ville. Ses prises de position publiques ont souvent suscitĂ© un grand intĂ©rĂŞt — il Ă©tait un fervent dĂ©fenseur de la coexistence entre religieux et laĂŻcs dans les quartiers mixtes et a lancĂ© des forums de dialogue.
Un deuil qui dépasse Jérusalem
La disparition du Rav Stern laisse un vide immense dans le monde de la Torah et au sein du sionisme religieux. Il incarnait un type de rabbinat aujourd’hui rare : celui qui conjugue une Ă©rudition talmudique profonde avec une capacitĂ© Ă parler Ă tous, Ă tendre la main aux Ă©loignĂ©s, Ă pratiquer la Torah sans condescendance.
JĂ©rusalem a perdu ce matin l’un de ses rabbins les plus aimĂ©s. ×™×”×™ זכרו ברוך — Que sa mĂ©moire soit bĂ©nie.
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