Une sĂ©rie d’expĂ©riences mises en pratique grâce Ă la technologie de l’imagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique fonctionnelle au centre mĂ©dical Sourasky de l’UniversitĂ© de Tel-Aviv, a montrĂ© que les patients en « état vĂ©gĂ©tatif persistant », sont capables de reconnaĂ®tre des visages dans les photos de leurs proches, et mĂŞme rĂ©pondre aux demandes des chercheurs.
L’imagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique fonctionnelle, mĂ©thode (IRMF) peut suivre les changements de dĂ©bit sanguin dans des rĂ©gions spĂ©cifiques du cerveau et dĂ©tecter ainsi une activitĂ© accrue dans ces zones par des stimulis externes. Par consĂ©quent, au cours des dernières annĂ©es, les scientifiques ont utilisĂ© cette technologie pour Ă©tudier l’Ă©tat du cerveau de patients dans un Ă©tat ​​vĂ©gĂ©tatif.
Cette longue Ă©tude a montrĂ© Ă plusieurs reprises des signes de l’activitĂ© nerveuse supĂ©rieure chez ces patients. En janvier 2013, avec l’aide de l’IRMF, un test a Ă©tĂ© effectuĂ© sur l’ancien ministre Ariel Sharon, âgĂ© aujourd’hui de 85 ans qui pour rappel se trouve dans un coma profond depuis sept ans. Il s’est avĂ©rĂ© suite Ă cette imagerie, que l’homme politique a gardĂ© une activitĂ© cĂ©rĂ©brale «importante» .
Les expĂ©riences menĂ©es au Centre Medical Sourasky a montrĂ© que les patients qui Ă©taient considĂ©rĂ©s comme des « lĂ©gumes », ne sont pas seulement capables de rĂ©agir Ă des stimuli visuels du cerveau, mais peuvent Ă©galement ĂŞtre capable d’analyser des informations visuelles, comme la distinction familière de visages sur une photo.
En Ă©tudiant l’activitĂ© du cerveau responsable de la reconnaissance des visages, les chercheurs ont dĂ©couvert que le cerveau d’un patient en Ă©tat vĂ©gĂ©tatif rĂ©pondait aux images et aux Ă©trangers emblĂ©matiques, tout comme un  cerveau d’une personnes en bonne santĂ©.
Lorsque les patients ont vu une photo de famille ou d’eux-mĂŞmes, les  patients dans un Ă©tat vĂ©gĂ©tatif, ont montrĂ© une rĂ©action Ă la demande de l’expĂ©rimentateur afin de retenir et d’imaginer le visage de leurs parents tout comme des personnes en bonne santĂ©.
Les auteurs de l’Ă©tude espèrent que leurs travaux permettront de trouver de nouvelles façons de rĂ©adaptation des patients atteints de graves lĂ©sions cĂ©rĂ©brales.




