La propriétaire d’un salon de sourcils de Virginie fait face à une vague de critiques après avoir refusé de servir une cliente juive israélo-américaine en plein rendez-vous, au salon Karimi Brows, situé à Old Town Alexandria. Fatana Karimi, qui se présente elle-même comme propriétaire de l’établissement, a par la suite publiquement défendu sa décision d’interrompre le rendez-vous.
Selon le récit de Karimi elle-même, la cliente aurait insisté à plusieurs reprises pour engager une discussion politique et aurait rejeté les accusations de « génocide palestinien ». Dans une vidéo diffusée en ligne, Karimi expose sa position sans détour : « Mais pour moi, Israël, ce n’est pas de la politique, c’est un génocide en cours. » Elle affirme avoir finalement « dû refuser de servir » la cliente.
Une cliente ciblée en raison de son identité
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La cliente a été visée en raison de son identité israélienne, et des organisations de défense de la communauté juive lui ont publiquement proposé de la mettre en relation avec des avocats. L’incident suscite d’autant plus d’attention que le site internet de l’entreprise de Karimi affirme lui-même que la société a pour mission de servir « n’importe qui » s’installant dans l’un de ses fauteuils.
Selon des informations relayées par plusieurs comptes sur les réseaux sociaux et reprises par le média Bronx Daily, la propriétaire — présentée comme une immigrée afghane — aurait ordonné à la cliente de quitter les lieux et affirmé que servir une Israélienne allait à l’encontre de ses convictions politiques ; certaines publications lui attribuent également des propos selon lesquels « Israël n’existe pas », une affirmation qui n’a toutefois pas pu être confirmée mot pour mot à partir d’une source primaire directe et reste, à ce stade, une allégation rapportée plutôt qu’une citation vérifiée.
Fatana Karimi, the owner of Karimi Brows in Alexandria, Virginia documented herself on social media denying service to and ejecting a client over her Israeli identity amid the ongoing genocide in Gaza pic.twitter.com/K9xgZOBKDh
— Ounka (@OunkaOnX) August 16, 2026
Le salon Karimi, fondé en 2018 et installé au 908 King Street, à Alexandria, est spécialisé dans le microblading et les techniques de sourcils semi-permanents. La cliente concernée affirme avoir été soumise à un harcèlement à caractère raciste au sein même d’un établissement recevant du public, et estime que ce refus de service reposait sur son appartenance ethnique et son origine nationale.
Une loi de Virginie qui interdit explicitement ce type de refus
Le droit de l’État de Virginie interdit formellement aux établissements recevant du public de refuser un service en raison de la religion, de l’origine ethnique ou nationale d’un client. L’article 2.2-3904 du Code de Virginie encadre précisément cette interdiction de discrimination dans les lieux publics, ce qui expose potentiellement l’établissement à des poursuites.
L’affaire, survenue à la mi-août 2026, s’inscrit dans un climat plus large de tensions croissantes autour de la question israélienne aux États-Unis, où plusieurs incidents similaires visant des clients juifs ou israéliens dans des commerces ont récemment fait l’objet d’une attention médiatique croissante. La diffusion de la vidéo a suscité une vague de condamnations de la part d’organisations de défense de la communauté juive, ainsi que de nombreux internautes rappelant que les commerces ouverts au public ont l’obligation légale de servir leur clientèle sans distinction d’origine, de religion ou d’appartenance ethnique.
Pour prolonger sur les actes discriminatoires visant des clients juifs ou israéliens aux États-Unis, retrouvez notre article sur l’antisémitisme dans le commerce américain.






