Un revirement dans la saga de l’arrĂŞt des cĂ©sariennes françaises, qui a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© pour la première fois sur Ynet : Le ComitĂ© pour l’avancement de la condition de la femme, prĂ©sidĂ© par la dĂ©putĂ©e Panina Tamno Sheta, s’est rĂ©uni aujourd’hui (lundi) pour discuter la dĂ©cision du ministère de la SantĂ© concernant la suspension des cĂ©sariennes françaises Ă la lumière d’allĂ©gations de complications dans l’opĂ©ration.
Le dĂ©partement de la santĂ© a indiquĂ© lors de la discussion que des informations avaient Ă©tĂ© reçues sur deux cas de ces accouchements dans lesquels il y avait des dommages liĂ©s au fĹ“tus, mais Ă la fin de la discussion, il a annoncĂ© que la dĂ©cision prĂ©cĂ©dente concernant la fin de la cĂ©sarienne francaise – est annulĂ©e. »
La prĂ©sidente du comitĂ© a dĂ©clarĂ© au dĂ©but de la discussion qu’il y a des centaines de femmes qui sont dans une grande dĂ©tresse face Ă la dĂ©cision du ministère de la SantĂ©. « En tant que femme et prĂ©sidente du comitĂ© et en tant que personne qui croit en le choix des femmes sur leur corps, je pense que c’est un très grand inconvĂ©nient. »
Le professeur Eliezer Shalu, prĂ©sident du Conseil national de la mĂ©decine fĂ©minine, a dĂ©clarĂ© : « Cette opĂ©ration n’est pas nouvelle et est pratiquĂ©e depuis plus de 15 ans, donc personne n’a compensĂ© ici. L’association gynĂ©cologique a Ă©tĂ© informĂ©e qu’il y avait des complications, donc un arrĂŞt de deux jours a Ă©tĂ© fait, puis il est devenu clair qu’il pourrait y avoir un risque pour le nouveau-nĂ©. La mère naturelle a le droit de choisir la forme de naissance et cela ne fait aucun doute. Il n’y a aucune intention de punir les femmes, mais l’information ne peut ĂŞtre ignorĂ©e et les femmes doivent savoir qu’il y a des questions peu claires qui doivent ĂŞtre examinĂ©es. »
La dĂ©putĂ©e Eliyahu Rabivo a dĂ©clarĂ© lors du dĂ©bat : « Il est inacceptable que nous travaillions Ă dĂ©finir le statut des femmes et Ă leur donner une libertĂ© de choix claire sur leur corps, et d’autre part, les professionnels de la santĂ© prennent le dessus sur ses pensĂ©es. Nous sommes venues pour faire entendre notre voix et celle des femmes. »
Au cours du dĂ©bat, la dĂ©putĂ©e Rabivo a vivement critiquĂ© le Dr Hagar Mizrahi, chef de la division mĂ©dicale au ministère de la SantĂ© : « UnilatĂ©ralement et sans avertissement prĂ©alable, elle passe une directive pour interdire la cĂ©sarienne Ă la française. Elle a pris cette dĂ©cision lorsqu’elle sait qu’il y a des femmes qui ont acceptĂ© de tomber enceinte seulement du fait qu’elles savaient que cette mĂ©thode existait, alors elle n’est pas lĂ pour faire face au chagrin de ces femmes. Je veux comprendre comment elle Ă©met deux documents dont l’un contredit complètement l’autre.
Le Dr Mizrahi a rĂ©pondu : « En tant que femme, j’ai personnellement subi deux cĂ©sariennes et j’ai bien rĂ©cupĂ©rĂ©. Cela m’attriste d’entendre que les mères souffrent et je comprends la nĂ©cessitĂ© d’avoir une expĂ©rience positive. J’ai rencontrĂ© certaines des sages-femmes et j’ai entendu les deux cĂ´tĂ©s. Le ministère de la SantĂ© a reçu deux incidents importants au cours desquels des enfants ont Ă©tĂ© blessĂ©s. Le taux de complications de cette chirurgie est Ă©levĂ©. Il existe des complications dont souffrent les nouveau-nĂ©s lorsqu’ils se trouvent dans la cavitĂ© abdominale.
« Selon une Ă©tude de l’hĂ´pital Bnei Zion, on soupçonne qu’ils souffrent d’acidose dans le sang prĂ©levĂ© et que le bĂ©bĂ© pendant l’opĂ©ration souffre d’un manque d’oxygène. Il y a des incidents de blessures au visage et certains mĂ©decins affirment que cela peut endommager la peau et causer des lĂ©sions nerveuses avec des dommages durables.
Chez les femmes, il existe un risque de blessure à la vessie et il y a un risque de dommages et une cicatrice plus large de la paroi utérine, ce qui peut causer des dommages durables dans les années venir. »
Yifat Hadar Rubanenko, sage-femme et prĂ©sidente de l’Association des sages-femmes en IsraĂ«l, a ajoutĂ© dans la discussion : « Nous pensons qu’il est nĂ©cessaire de mener une Ă©tude approfondie dans laquelle les sages-femmes, les infirmières de salle d’opĂ©ration et les chirurgiens participeront aux deux mĂ©thodes, une cĂ©sarienne normale section et une cĂ©sarienne française. Ce n’est qu’alors que la bonne dĂ©cision concernant la pratique peut ĂŞtre prise. »
« Le taux de complications en chirurgie – moins de deux pour cent »
Le Dr Yisrael Hendler, mĂ©decin-chef en IsraĂ«l qui opère avec cette mĂ©thode, a dĂ©clarĂ© : « Il y a eu 1 400 opĂ©rations françaises – la mĂ©thode pratiquĂ©e Ă l’hĂ´pital Bnei Zion n’est pas la cĂ©sarienne française et elle a provoquĂ© des ruptures dans l’utĂ©rus. Il n’y a rien d’actuel dans les rĂ©sultats de l’Ă©tude de l’hĂ´pital Bnei Zion. L’opĂ©ration est peu connue dans le monde. L’opposition en France Ă la chirurgie vient du fait qu’elle augmente le nombre de cĂ©sariennes. Je suis responsable de la formation de cette chirurgie dans le monde. Le fait est que la chirurgie nĂ©cessite des compĂ©tences et de la formation, puis si vous faites quelque chose ensuite, les problèmes commencent. Ă€ Bnei Zion, ils ont fait une autre opĂ©ration et c’est de lĂ que sont venus les problèmes. Notre taux de complications est infĂ©rieur Ă deux pour cent. Cette opĂ©ration a changĂ© mon but dans la vie. Il est possible d’accoucher autrement, de rĂ©unir une famille au bloc opĂ©ratoire. Je ressens de l’exaltation Ă chaque instant oĂą je fais cette opĂ©ration. J’essaie de le faire entrer dans les hĂ´pitaux publics et j’ai essayĂ© de convaincre les gens de l’apprendre. »
Le prĂ©sident du comitĂ© s’est demandĂ©: « Il se pourrait qu’il y ait des endroits qui pratiquaient des chirurgies qui l’appelaient une chirurgie française et ce n’est pas une chirurgie française et a demandĂ© au reprĂ©sentant du ministère de la SantĂ© – pourquoi une dĂ©cision a-t-elle Ă©tĂ© prise dans la panique maintenant sur les donnĂ©es de 2018 ? »
Le Dr Mizrahi a rĂ©pondu : « Les donnĂ©es transfĂ©rĂ©es jeudi ont contribuĂ© Ă la dĂ©cision d’autoriser les opĂ©rations. Vous avez demandĂ© pourquoi j’ai changĂ© ma dĂ©cision – parce que j’ai reçu les donnĂ©es de l’hĂ´pital de Nazareth. Nous allons dĂ©finir crĂ©er un comitĂ© pour examiner tous les cas dans les hĂ´pitaux et apporter des informations gĂ©nĂ©rales et obtenir une conclusion consolidĂ©e. Il est clair pour nous que nous ne pouvons pas attendre le 23 fĂ©vrier et pour le moment, le schĂ©ma qui fonctionne Ă Nazareth, vous devrez signer un formulaire de consentement Ă©clairĂ©. »
La star du rĂ©seau, Einav Boblil, qui a elle-mĂŞme subi l’opĂ©ration il y a un mois, a participĂ© Ă la discussion et a dĂ©clarĂ© : « Cette fois, j’ai enfin vĂ©cu l’accouchement. Dans trois cĂ©sariennes normales que j’ai subies, j’ai Ă©tĂ© signĂ©e sur un formulaire, l’estomac a Ă©tĂ© ouvert et le bĂ©bĂ© a Ă©tĂ© sorti. Je me suis rĂ©veillĂ© Ă©puisĂ©- je ne pouvais pas m’occuper des autres enfants. J’ai eu la cĂ©sarienne « à la française » il y a un mois et je l’ai photographiĂ©e – mes followers m’ont Ă©crit comment pouvez-vous, vous lever pour rentrer Ă la maison ? Il y avait une petite douleur, j’ai pris du paracĂ©tamol et la douleur est partie. Depuis l’annulation de l’opĂ©ration, des femmes m’ont Ă©crit : « Nous n’avons ni jour ni nuit. c’est un traumatisme et une dĂ©pression sĂ©vère de leur enlever le droit de choisir sur leur propre corps comment accoucher. Quand j’ai eu une cĂ©sarienne normale, je suis arrivĂ©e Ă la naissance de mon fils presque avec des bĂ©quilles, je ne pouvais pas me redresser et j’Ă©tais dĂ©primĂ©, j’ai pleurĂ© toute une semaine. »
La prĂ©sidente Tamno Sheta a conclu la discussion et a remerciĂ© toutes les femmes qui sont venues partager leur histoire : « Vous ĂŞtes venue ici pour faire entendre votre voix et je vous en remercie. Le comitĂ© se tourne vers quelqu’un du ministère de la SantĂ© et le Dr Mizrahi, chef de la division mĂ©dicale, pour organiser la cĂ©sarienne française. Le prĂ©sident a dĂ©terminĂ© que la formation des mĂ©decins devrait ĂŞtre incluse dans tout arrangement futur avec la supervision des rĂ©sultats des chirurgies et l’apprentissage des chirurgies qui ont dĂ©jĂ eu lieu avec un examen .
Les chirurgies françaises reviendront sous rĂ©serve de la signature par les sages-femmes d’un formulaire de consentement Ă©clairĂ© qui serait envoyĂ© par le ministère de la SantĂ© Les participants Ă la discussion ont applaudi suite Ă l’annulation de la dĂ©cision.
L’avocat Gilad Yitzhak Bar-Tal, qui a accompagnĂ© la lutte des femmes, a dĂ©clarĂ© en rĂ©ponse : « Je fĂ©licite le ministère de la SantĂ© d’avoir ramenĂ© la chirurgie française et d’avoir eu un dialogue direct et honnĂŞte avec le public. Dès ce soir, nous commencerons Ă dĂ©couvrir et Ă rĂ©vĂ©ler les intĂ©rĂŞts et les pressions exercĂ©es sur le ministère de la SantĂ© au nom des parties intĂ©ressĂ©es. Le système de sage-femme en IsraĂ«l sera transparent pour chaque femme. »