Le dĂ©putĂ© Yitzhak Wasseralof d’Otzma Yehudit a dĂ©clarĂ© dans une interview Ă la radio Kol Barama : « Nous n’entrerons au gouvernement qu’avec Smotrich, mĂŞme au prix d’aller dans l’opposition. » Plus tard, il a dĂ©clarĂ© : « J’estime qu’Ă la fin nous entrerons tous le gouvernement, nous devons juste ĂŞtre patients. »
Au sein du Likoud, les tensions sont palpables contre le sionisme religieux, l’ancien ministre des Finances et de la Justice, Meir Shtrit , ancien haut responsable du parti Likud, s’est entretenu ce matin (jeudi) avec Nissim Mashal et Guy Peleg sur 103FM et a Ă©voquĂ© les nĂ©gociations en cours pour Ă©tablir une coalition , liĂ©s aux divergences d’opinions entre le Premier ministre dĂ©signĂ© Benjamin Netanyahu et le chef du sionisme religieux Bezalel Smutritz, retardant la prestation de serment du gouvernement.
« Catastrophe, que puis-je dire ? Ce n’est pas le Likud que je connais, cela n’arriverait jamais Ă mon Likud. Je ne comprends pas non plus Netanyahu – avec 32 mandats, il peut dire que les finances, la sĂ©curitĂ© et les affaires Ă©trangères restent au Likud sans discussion », a-t-il attaquĂ© au dĂ©but de ses propos.
Selon lui, Netanyahu aurait pu clore immédiatement tout le débat :
« Il aurait pu clore immĂ©diatement tout le dĂ©bat, mais Ă mes yeux Netanyahu n’est pas intĂ©ressĂ© Ă donner des cas aux gens de peur qu’ils ne relèvent la tĂŞte. Face Ă l’anciennetĂ© au Likoud, tout le monde se comporte comme des moutons de toute façon. »
Plus tard, il a partagĂ© que l’un de ses arguments avec Netanyahu concernant la question d’Oslo : « J’Ă©tais le seul au Likud Ă ne pas accepter de voter contre Oslo. Suite Ă mon vote, le contact entre nous a Ă©tĂ© rompu, nous nous sommes pas parlĂ© pendant deux ans. Je l’ai attaquĂ© de toutes parts, j’ai dit que si le Likoud ne croit pas Ă la paix, il n’arrivera jamais au pouvoir. Et puis que s’est-il passĂ© ? Après qu’il ait essayĂ© de m’Ă©vincer de la direction du Likoud et qu’il ait Ă©chouĂ©, il m’a appelĂ© et a dĂ©clarĂ© avoir vĂ©rifiĂ© les sondages et dĂ©couvert que s’il reconnaissait les accords d’Oslo, il n’avait aucune chance de gagner. »
« Il m’a demandĂ© de l’accompagner Ă une confĂ©rence de presse et lĂ je vais annoncer que j’ai l’intention de rencontrer Arafat. S’il n’avait pas changĂ© d’attitude, il aurait perdu les Ă©lections. Et qu’est-ce que je veux dire « Les gens qui se comportent comme des moutons et gardent la tĂŞte baissĂ©e, ne peuvent gagner nulle part », a t’il prĂ©cisĂ©.
Sur le dĂ©sir de promulguer la clause de maternitĂ© de substitution Ă une majoritĂ© de 61, il a affirmĂ© : « Ce serait un dĂ©sastre si quelque chose comme ça devait se produire dans l’État d’IsraĂ«l. Après tout, la dernière protection du citoyen avant le chef du gouvernement est la clause de maternitĂ© de substitution. Et la plupart des gens ne comprennent pas du tout ce que c’est. L’idĂ©e est qu’ils vont faire une loi qui dit que si la Haute Cour rejette tout projet de loi qui vient protĂ©ger le public, ils peuvent annuler la dĂ©cision du Haute Cour avec la majoritĂ© de la coalition. »
Selon lui, le public a choisi et il se peut qu’il apprenne Ă ses dĂ©pens le sens du choix : « S’ils promulguent la clause de dĂ©passement, demain ils verront des mesures sĂ©vères qui nuiront aux citoyens et il n’y aura personne Ă protĂ©ger. Peut-ĂŞtre qu’ils apprendront une leçon lors des prochaines Ă©lections. Il n’y a aucun contrĂ´le lĂ -dessus, quand vous commencez quelque chose – il n’y a aucun contrĂ´le sur le processus. Dès que vous faites le premier pas, vous ĂŞtes entraĂ®nĂ© dans le mouvement.
« Un dirigeant devrait ĂŞtre comme n’importe quel citoyen ordinaire, pas au-dessus de la loi. Il se peut que le remède Ă cette maladie, au problème de l’extrĂŞme droite aujourd’hui, soit le travail auquel ils ont Ă©tĂ© Ă©lus Ă la Knesset. Et pourquoi ? Parce que nous allons les voir bientĂ´t travailler au gouvernement et le public comprendra Ă qui ils ont affaire. Il se peut que la prochaine fois ils soient jetĂ©s en enfer parce qu’ils se rendront compte qu’ils ne sont pas capables de faire tout ce qu’ils disent. Netanyahu aurait dĂ» mettre tout le monde en place et mener une ligne claire, dire Ă Smotrich qu’ils n’obtiendront pas les dossiers qu’ils veulent. Après tout, que diront-ils ? Qu’ils ne formeront pas de gouvernement Iront-ils encore aux Ă©lections ? Non », a-t-il conclu.





