Des centaines de mĂ©decins contre l’Ordre des mĂ©decins : « Vos actions contre la rĂ©forme mettent en danger les patients »

Des centaines de mĂ©decins ont envoyĂ© hier (dimanche) une lettre au prĂ©sident de l’Association mĂ©dicale (MHA), le professeur Zion Hagi, qui a traitĂ© du soutien de l’organisation dans la protestation contre la lĂ©gislation dans le système judiciaire. Selon eux, cela est contraire Ă  la dĂ©cision selon laquelle l’Ordre des mĂ©decins est une organisation apolitique. « Ils exigent l’arrĂŞt immĂ©diat de tout discours politique. Chacun a le droit, voire le devoir, d’exprimer sa position sur les questions Ă  l’ordre du jour. Mais cela ne doit pas se faire dans le cadre du système de santé », a-t-il dĂ©clarĂ©.

Dans leur lettre, les mĂ©decins prĂ©cisent que dans le cadre du sondage rĂ©alisĂ© auprès des membres de l’Ordre des mĂ©decins, une question gĂ©nĂ©rale a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e sur les droits du mĂ©decin et du patient et sur la dĂ©ontologie mĂ©dicale, qui a ensuite Ă©tĂ© interprĂ©tĂ©e comme un soutien ou une opposition aux amendements au système judiciaire : « Les reprĂ©sentants de l’Ordre des mĂ©decins, qui ont annoncĂ© dans les mĂ©dias après avoir reçu les rĂ©sultats que près de 90 % des mĂ©decins s’opposent Ă  la politique du gouvernement est fausse ! Il y a un dĂ©saccord dans cette grève  ».

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

Selon les mĂ©decins signataires de la lettre, l’adhĂ©sion de l’Ordre des mĂ©decins Ă  la grève est illĂ©gale car il s’agit d’une grève politique contraire Ă  la loi et aux principes qui guident les syndicats professionnels, soulignant que l’adhĂ©sion Ă  la grève crĂ©e une rupture de confiance entre mĂ©decins et patients. « De nombreux mĂ©decins font Ă©tat de rĂ©actions de peur et de mĂ©fiance de la part de patients qui ont une opinion politiquement diffĂ©rente de celle exprimĂ©e par les responsables de l’Ordre des mĂ©decins dans les mĂ©dias et Ă  travers les mesures de confinement », prĂ©cise-t-il. « Les patients d’apparence religieuse craignent de ne pas recevoir des soins optimaux de la part de mĂ©decins qui arborent fièrement des symboles politiques sur leurs vĂŞtements et accrochent des affiches Ă  caractère nettement politique aux portes des salles. »

La lettre mentionnait Ă©galement un cas survenu dans une unitĂ© de soins intensifs pour enfants, oĂą des publicitĂ©s politiques Ă©taient accrochĂ©es Ă  la porte de l’unitĂ©. Selon eux, cela a provoquĂ© un sentiment de malaise chez certaines familles « jusqu’Ă  une rĂ©elle crainte pour la sĂ©curitĂ© de leurs enfants qui sont hospitalisĂ©s dans tout l’hĂ´pital ».

« La question de l’Ă©quitĂ© du rĂ©fĂ©rendum et la question de la lĂ©galitĂ© du shutdown sont des petits problèmes par rapport au principal problème essentiel : la contamination de la relation entre mĂ©decin et patient et entre les Ă©quipes mĂ©dicales elles-mĂŞmes », ont conclu les mĂ©decins.