Les dĂ©tenus juifs dans les prisons d’Idaho vont enfin recevoir des plats casher et reclament des dĂ©dommagements pour avoir souffert depuis tant d’annĂ©es

Ă€ compter du 1er novembre 2017, le DĂ©partement de correction de l’Idaho commencera Ă  proposer un menu casher pour les prisonniers Juifs suite Ă  un accord après le procès ACLU de l’Idaho devant un tribunal fĂ©dĂ©ral. Le magistrat des États-Unis, Candy Dale, supervisera l’accord, selon lequel les prisons de l’État serviront des aliments certifiĂ©s casher dans des portions prĂ©-emballĂ©es et scellĂ©es.

L’entente ne conclut pas le procès en cours. La cour fĂ©dĂ©rale dĂ©cidera maintenant de l’indemnitĂ© due aux prisonniers juifs pour les annĂ©es au cours de laquelle ils ont Ă©tĂ© forcĂ©s de « manger de force des aliments religieusement interdits », a dĂ©clarĂ© l’ACLU d’Idaho, la semaine dernière.

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Le groupe de quatre prisonniers juifs qui ont intentĂ© le procès plus tĂ´t cette annĂ©e a publiĂ© une dĂ©claration disant: «L’esprit exige que nous mangions casher. Ce fut une bataille difficile, mais nous sommes heureux que nous puissions enfin suivre nos principes religieux sans devoir avaler de force ou mourir de faim. Ce fut une blessure pour chaque juif est une blessure pour toute la communautĂ© juive « .

« Ces prisonniers illustrent le courage et la dĂ©termination qu’il faut pour faire respecter les droits constitutionnels », a dĂ©clarĂ© le directeur de l’ACLU de l’Idaho Leo Morales. « L’Etat, y compris chez les fonctionnaires de la prison, qui ne peuvent pas privilĂ©gier une religion sur une autre et cette affaire rĂ©affirme le principe constitutionnel de base de la libertĂ© religieuse. Les prisonniers juifs auront maintenant accès Ă  des repas rĂ©pondant Ă  leurs besoins religieux, de la mĂŞme manière que les autres prisonniers l’ont en fonction de leurs besoins religieux ».

Les quatre groupes de prisonniers juifs qui ont intentĂ© le procès reprĂ©sentent une variĂ©tĂ© de pratiques juives, allant des orthodoxes aux rĂ©formĂ©s, mais tous ont besoin de nourriture casher pour suivre les exigences et règles alimentaires de base de leur religion. L’affaire a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e cette annĂ©e quelques semaines seulement après la fin de Pessah 5777, au cours de laquelle deux des requĂ©rants dans le nouveau procès ont mangĂ© uniquement des fruits et des matzot en raison du refus de l’IDOC de fournir des repas casher pour la Pâques juive.

« Pendant des annĂ©es, les dĂ©tenus juifs dans les prisons de l’Idaho ont dĂ» choisir entre avoir faim ou violer les principes de leur foi », a dĂ©clarĂ© Craig Durham, de Ferguson Durham PLLC, un cabinet de règlement des litiges civils et criminels en Idaho. « C’est parce que les prisonniers ont dĂ©cidĂ© de prendre position pour une justice Ă©gale en vertu de la loi que le DĂ©partement de correction de l’Idaho a changĂ© sa pratique de longue date consistant Ă  refuser les repas casher dans leurs prisons ».