Dix quartiers fermĂ©s Ă  JĂ©rusalem – Troisième jour d’affrontements entre Haredim et policiers Ă  JĂ©rusalem

Émeutes Ă  JĂ©rusalem : C’est le troisième jour d’affrontements entre les habitants des quartiers ultra-orthodoxes de la capitale et les forces de police. Au cours de la nuit (dimanche), des Haredim se sont rĂ©voltĂ©s dans les quartiers de RomĂ©ma et Belz, et ont affrontĂ© la police. Les rĂ©sidents ont jetĂ© des Ĺ“ufs, des effets personnels et des pierres sur les policiers et ont jetĂ© des objets sur des postes de contrĂ´le de police surveillant la fermeture des quartiers. Dix des Ă©meutiers ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s.

La fermeture a Ă©tĂ© imposĂ©e cette fois aux quartiers oĂą la concentration de patients est particulièrement Ă©levĂ©e, contrairement Ă  la fermeture gĂ©nĂ©rale qui a Ă©tĂ© appliquĂ©e Ă  l’ensemble du public au dĂ©but de la première vague du corona. Parmi les habitants des quartiers fermĂ©s, beaucoup pensent qu’il y a des injustices entre religieux et non religieux et beaucoup de discrimination envers la communautĂ© Haredi.

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Le quartier d’Amishav Bilu de la ville de RamlĂ© est aussi fermĂ©. Dans la ville de Lod, deux quartiers, Ganei Ya’ar et Sach, sont Ă©galement entrĂ©s dans la liste « des villes blocus » et ont rejoint les trois autres dĂ©jĂ  fermĂ©s depuis mardi dernier (Pardes Snir, Harkavat et Neve Shalom).

Les rĂ©sidents de Ramla et de Lod, comme dans d’autres villes du pays, sont contre les restrictions car ils disent que d’autres villes sont exclues mĂŞme si il y a beaucoup de cas de corona : « Il y a des villes comme Rishon Letsion, Raanana, et mĂŞme Tel Aviv et il n y a pas de restrictions.

 » La police choisit des villes ou des quartiers Ă  population mixte ou avec une situation socio-Ă©conomique moyenne et faible et impose une fermeture. C’est plus simple. Et qui paiera tous ceux qui ne vont pas travailler ? », explique Moshe Rahminov, un habitant de Ramla.

Un habitant de Lod qui vit dans des jardins forestiers ajoute : « C’est une honte pour ce qui se passe ici… l’injustice et la discrimination. Pourquoi ont-ils rĂ©ellement choisit notre
quartier ? »

Blocages à Jérusalem

Vendredi après-midi, les forces de police ont bloquĂ© toutes les entrĂ©es du quartier Romema Ă  JĂ©rusalem, ont soigneusement inspectĂ© tous les piĂ©tons et les conducteurs et n’ont autorisĂ© que les rĂ©sidents du quartier Ă  y pĂ©nĂ©trer. Les habitants du quartier, qui se trouve Ă  l’entrĂ©e de la capitale, ont rejetĂ© cette dĂ©cision de fermeture, affirmant qu’il Ă©tait possible de restreindre uniquement les quartiers voisins comme Kiryat Belz et Kiryat Sanz.

Yossi Rafaeli, qui vit Ă  Romema, a exprimĂ© sa colère face aux restrictions: « Nous sommes fermĂ©s Ă  cause de Kiryat Belz parce qu’il y a beaucoup de patients du Corona, et ils ne comprennent pas la signification de l’Ă©pidĂ©mie. « Belz et Kiryat Sanz, sont moins stricts sur les règles. Il ne devrait pas y avoir de fermeture sur Romema, mais seulement des endroits dans les rues oĂą il y a de beaucoup de cas de corona. Ceux qui font attention ne devraient pas ĂŞtre punis. »

Les rues principales du quartier ultra-orthodoxe de JĂ©rusalem Romema et Belza – deux des quartiers dĂ©clarĂ©s par le ComitĂ© ministĂ©riel comme zone restreinte – Ă©taient vides ce vendredi matin. Les quelques rĂ©sidents que nous avons rencontrĂ©s ont dĂ©clarĂ© qu’ils Ă©taient tous prĂ©parĂ©s Ă  l’avance, dès qu’ils ont commencĂ© Ă  parler d’une fermeture des quartiers, ils se sont prĂ©cipitĂ©s pour faire le plein de courses.

Pinchas, propriĂ©taire d’une Ă©picerie dans le quartier de Romema, a dĂ©clarĂ©: « Beaucoup de gens qui se prĂ©paraient dĂ©jĂ  Ă  quitter la ville au dĂ©but de la semaine et Ă  fermer des lieux ont soudainement entendu qu’il allait y avoir une fermeture. Cela a tout changĂ© pour eux. »

Ă€ Beit Shemesh, la dĂ©cision est entrĂ©e en vigueur, et certains quartiers ont Ă©tĂ© dĂ©finis comme des zones rĂ©glementĂ©es et resteront fermĂ©s jusqu’Ă  vendredi. La dĂ©cision a Ă©tĂ© prise avec colère parmi les habitants de ces quartiers, et certains d’entre eux portaient un masque avec un badge jaune en signe de protestation.

Michal, qui vit dans le quartier de Nahala et Menucha, Ă©tait furieuse de la fermeture : « C’est une honte pour le peuple d’IsraĂ«l de faire ça aux ultra-orthodoxes. Nous n’avons pas plus de patients que dans d’autres villes. Notre quartier est petit et a Ă©tĂ© fermĂ© car c’est un quartier Haredi. « 

À Bnei Brak, la police se trouve dans de nombreux coins de la ville de crainte de nouvelles épidémies généralisées qui pourraient survenir à un moment donné. La plupart critique la conduite des autorités.

Il existe une crainte considĂ©rable d’une Ă©ventuelle fermeture de la ville. « Les gens ici sont très stricts concernant les masques et l’Ă©loignement, mais sans les autoritĂ©s et le Home Front Command, ce serait difficile », a conclu Haim, un habitant de la ville.