« Le principal objectif de la Russie est d’amĂ©liorer sa propre sĂ©curitĂ© en empĂŞchant les djihadistes d’anciennes rĂ©publiques soviĂ©tiques qui combattent en Syrie de retourner en Russie et mener des attaques dans notre pays  » a dit le Premier ministre russe Dmitri Medvedev sur Channel 2, la TV d’IsraĂ«l.
« Vous savez probablement que des milliers de citoyens russes et des personnes d’autres rĂ©publiques post-soviĂ©tiques se battent en Syrie », a dĂ©clarĂ© Medvedev dans une interview Ă la chaĂ®ne 2 avant sa visite en IsraĂ«l prĂ©vue pour la semaine prochaine.
« Ces gens complètement endoctrinĂ©s rentrent chez eux comme des assassins professionnels et des terroristes. Et nous ne voulons pas qu’ils mettent en scène quelque chose de semblable en Russie après leurs relais syriens arrivant Ă Ă©chĂ©ance,  »
« Tout d’ abord, nous voulons qu’ils y restent, » at – il dit, ajoutant que la Russie dĂ©jĂ fait face Ă des problèmes similaires « dans le contexte de la guerre du Caucase dans les annĂ©es 1990, » se rĂ©fĂ©rant Ă deux guerres en Russie menĂ©es en TchĂ©tchĂ©nie.
Environ 2900 Russes sont partis pour le Moyen-Orient et ont rejoint les rangs des différents groupes djihadistes en Syrie et en Irak, y compris Daesh à la fin de 2015, selon Alexander Bortnikov, le chef du service de sécurité russe, le FSB.
Les actions de la Russie en Syrie sont basĂ©es non seulement sur la nĂ©cessitĂ© de lutter contre « la menace croissante de dĂ©stabilisation du Moyen – Orient » , mais, surtout, sur la «nĂ©cessitĂ© de protĂ©ger nos intĂ©rĂŞts nationaux », a dĂ©clarĂ© M. Medvedev.
Dans le mĂŞme temps, le Premier ministre russe a Ă©galement dĂ©clarĂ© que la liste des objectifs de la Russie en Syrie comprend l’ assistance au prĂ©sident Bachar al – Assad. « Le gouvernement syrien s’est adressĂ© Ă nous …et nous a demandĂ© de l’ aide militaire », at – il dit, ajoutant que la Russie a un traitĂ© pertinent et souligne que le prĂ©sident russe Vladimir Poutine a pris la dĂ©cision de « donner [au gouvernement syrien] une assistance militaire d’une manière limitĂ©e qui correspond Ă nos intĂ©rĂŞts nationaux. »
Medvedev a Ă©galement soulignĂ© que la Russie ne contribue pas Ă la continuitĂ© du poste d’ Assad et son pouvoir, mais tente d’empĂŞcher Ă la Syrie, une dĂ©sintĂ©gration pour ne pas tomber dans les mains de terroristes.
« Nous ne voulons certainement pas que la  Syrie se dĂ©sintègre en plusieurs enclaves … parties, comme cela est arrivĂ© en Libye afin que chaque secteur soit contrĂ´lĂ© par divers groupes terroristes », at – il, ajoutant que « ce serait très dangereux pour tout le monde ».
La Russie explique son soutien ( car ce pays a votĂ© pour l’exclusion du lien Juif avec les sites saints Ă JĂ©rusalem) au vote de l’UNESCO « :
La question avait Ă©tĂ© soufflĂ© hors de proportion, a t’il rĂ©pondu.
Il y a eu quelques dix votes par les conseils et comitĂ©s de l’UNESCO sur ces rĂ©solutions de JĂ©rusalem, a dĂ©clarĂ© M. Medvedev.
 » Il n’y a rien de nouveau ici ,» dit – il, comme il a rejetĂ© l’importance des textes de l’ UNESCO qui se rĂ©fèrent au Mont du Temple uniquement par son nom musulman d’Al Haram Al Sharif.
 » Notre pays n’a jamais niĂ© les droits d’IsraĂ«l ou le peuple juif Ă JĂ©rusalem, le Mont du Temple ou Mur occidental », a dĂ©clarĂ© Medvedev.
 » Il n’y a donc pas besoin de politiser cette dĂ©cision « , a dĂ©clarĂ© M. Medvedev, ajoutant que de telles rĂ©solutions, n’ont pas Ă©tĂ©  » dirigĂ©es contre IsraĂ«l . »
De mĂŞme, a-t-il dit, il n’y avait rien de contradictoire dans la vente et l’expĂ©dition de la Russie du missile S-300 Ă l’Iran.(mettant en difficultĂ© la defense israĂ©lienne)
IsraĂ«l s’est opposĂ© Ă ces ventes parce qu’elles modernisent considĂ©rablement la capacitĂ© de l’Iran Ă dĂ©fendre ses sites nuclĂ©aires contre toute attaque. Israel est particulièrement prĂ©occupĂ© aprĂ©s l’accord de l’Iran, avec les puissances (dont la Russie) mis en place en 2015, permettra de limiter la capacitĂ© de TĂ©hĂ©ran de dĂ©velopper des armes nuclĂ©aires.
Medvedev a dĂ©clarĂ© Ă Channel 2, que, l’affaire avant Iran, la Russie a toujours respectĂ© les sanctions contre TĂ©hĂ©ran. ( mais aujourd’hui, la coopĂ©ration militaire entre les deux pays a doublĂ©)




