Des milliers de chiites et de gardiens de la rĂ©volution infiltrent la Syrie et forment les forces militaires au sein des militaires d’Assad dans un front contre IsraĂ«l. L’Iran envoie Ă©galement ses bras longs au Liban, qui n’est autre que le Hezbollah : le dernier chapitre de la sĂ©rie « Le plus proche de l’Iran » est Ă voir dans cette documentation spĂ©ciale du district de Bejah Ă Beyrouth :
Qu’est-ce qui fait qu’un jeune iranien dĂ©cide de quitter sa famille, ses enfants et de se battre sur le champ de bataille, loin de sa patrie ?
Apparemment, tout est au nom de la RĂ©volution islamique : il part en guerre en Syrie, dit au revoir aux mollahs, aux religieux, Ă ceux qui lui paient 600 $ par mois pour le service Ă la nation. C’est ainsi que le rĂ©gime iranien travaille pour nourrir son pouvoir Ă l’extĂ©rieur du pays.
Les recrutements de jeunes pour les combats en Syrie sont essentiellement l’essence de la doctrine rĂ©volutionnaire iranienne, et la RĂ©publique islamique, occupĂ©e depuis des annĂ©es. Objectif : semer la rĂ©volution chiite dans diverses parties du Moyen-Orient, saper la stabilitĂ© du monde sunnite, accroĂ®tre l’influence militaire, Ă©conomique et dĂ©mographique au Moyen-Orient, et menacer l’Arabie saoudite, et en particulier IsraĂ«l.
Le chef de la base iranienne Ă©tait le père du projet d’exportation rĂ©volutionnaire, Qassam Suleimani, un ancien commandant de la force al-Quds. « La victoire viendra d’Allah. Cette victoire nous a assurĂ© que nous sommes le peuple d’Allah », a-t-il dĂ©clarĂ© Ă Alep, photographiĂ© parlant en arabe et en persan avec des combattants chiites, libanais, iraniens, irakiens et afghans et les encourageant Ă combattre au nom de l’Iran.
De toutes les forces et soutiens d’inspiration iranienne, le Hezbollah est de loin le bras le plus important. L’organisation chiite du Liban qui a aidĂ© l’Iran Ă combattre la Syrie Ă©tait et reste la première ligne contre IsraĂ«l. Des photos et des voix exclusives du cĹ“ur du quartier du Hezbollah Ă Beyrouth, le Dahiya, reflètent le soutien iranien Ă environ 700 millions de dollars par an. Sur les murs de leur maison se trouvent d’immenses images de Kassem Suleimani, parfois seul, et parfois avec toutes les tĂŞtes de l’axe de rĂ©sistance.
« L’Iran et le Hezbollah ont dĂ©jĂ dĂ©clarĂ© que la rĂ©ponse Ă l’assassinat de Qassem Suleimani sera le retrait des États-Unis de la rĂ©gion », a dĂ©clarĂ© le terroriste du Hezbollah Sadek. « Le retrait des États-Unis de la rĂ©gion se fera par le lancement de missiles, par la politique, par un vote au Parlement irakien pour que les États-Unis quittent la rĂ©gion. »
Après l’assassinat de Suleimani, beaucoup sont venus au cimetière des « martyrs » de Dahiya. Une brève visite du site rĂ©vèle les tombes du chef d’Ă©tat-major du Hezbollah, Imad Mourniyeh et de son fils Jihad Mourniyeh. Tous deux ont Ă©tĂ© Ă©liminĂ©s par IsraĂ«l.
« Prêt à me faire exploser pour la victoire »
« Dans longtemps, IsraĂ«l cessera d’exister dans la rĂ©gion », dĂ©clare Saddak. « La façon d’arriver Ă la victoire n’est pas vraiment importante. Cela peut ĂŞtre par le biais du paiement par le sang. Cette question n’est pas importante. Je vais ĂŞtre tuĂ©, me faire exploser. Nous sommes prĂŞts Ă faire toutes ces choses. En fin de compte, nous voulons arriver Ă la victoire. »
Saddak al-Nubulsi, un clerc typique du Hezbollah de Sidon, exprime ce que beaucoup de l’axe chiite demandent aujourd’hui : « Le conflit a augmentĂ© et est combattu contre le vĂ©ritable ennemi qui soutient la persistance de l’entitĂ© israĂ©lienne. Comme nous avons Ă©liminĂ© l’occupation israĂ©lienne de notre pays par des opĂ©rations militaires directes, nous commencerons des opĂ©rations militaires contre des bases amĂ©ricaines Ă l’aide de missiles, contre des vĂ©hicules transportĂ©s par des soldats et des officiers amĂ©ricains au moyen d’explosifs et d’enlèvements au YĂ©men, en Syrie et en Irak Ă tout le moins. «Â
MalgrĂ© les menaces, cela ne se produit toujours pas, et malgrĂ© ces dĂ©clarations, l’Iran et ses alliĂ©s ne sont pas encore impatients d’affronter les États-Unis. Tout cela peut avoir avec les coups que le rĂ©gime iranien a absorbĂ©s ces dernières annĂ©es : des sanctions terribles qui ont gravement nui Ă l’Ă©conomie locale, des protestations nationales par des manifestants obstinĂ©s secouant le pays, des agressions israĂ©liennes rĂ©pĂ©tĂ©es et l’Ă©limination de Suleimani.
Dans quelle mesure tout cela contribue Ă saper la stabilitĂ© du rĂ©gime – difficile Ă dire. Face Ă des voix montantes, mĂŞme de l’intĂ©rieur de l’Iran, pour renverser le gouvernement, se dresse un mĂ©canisme gouvernemental fort avec un système de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure composĂ© de millions de personnes, principalement des lignes rouges, et dĂ©terminĂ© Ă tout faire Ă l’intĂ©rieur ou Ă l’extĂ©rieur pour survivre.





