Avant le 7 octobre, le Hamas comptait environ 30 000 combattants dans la bande de Gaza, selon des informations citant des commandants de Tsahal. On pensait également que le Hamas pourrait s’appuyer sur plusieurs milliers de combattants issus de groupes plus petits.
Le Hamas est de loin le plus puissant des groupes armés palestiniens, même sans le soutien d’autres factions – ce qui suggère que son intérêt à galvaniser les factions était motivé par une tentative d’obtenir un large soutien à Gaza au moins autant que de renforcer ses propres effectifs.
L’armée israélienne avait précédemment estimé que 1 500 combattants avaient rejoint les raids du 7 octobre. Le Times of Israel a rapporté plus tôt ce mois-ci que Tsahal estime désormais que ce nombre est plus proche de 3 000.
Quel que soit le nombre rĂ©el, cela signifie que seule une fraction relativement faible du nombre total de membres armĂ©s Ă Gaza y a participĂ©. Il n’est pas possible de vĂ©rifier le nombre prĂ©cis de combattants de petits groupes ayant pris part Ă l’attaque ou aux exercices du Pilier Fort (nom de l’operation donne par le Hamas) .
Alors que le Hamas cherchait Ă rassembler le soutien de toutes les factions lors de la prĂ©paration de l’attaque, Hisham Jaber, ancien gĂ©nĂ©ral de brigade de l’armĂ©e libanaise et aujourd’hui analyste en sĂ©curitĂ© au Centre d’Ă©tudes et de recherche du Moyen-Orient, a dĂ©clarĂ© qu’il pensait que seul le Hamas Ă©tait conscients du plan ultime, et il Ă©tait « probable qu’ils aient demandĂ© Ă d’autres factions de se joindre ce jour-là ».
Andreas Krieg, maĂ®tre de confĂ©rences en Ă©tudes de sĂ©curitĂ© au Kings College de Londres, a dĂ©clarĂ© Ă la BBC : « MĂŞme s’il y avait une planification centralisĂ©e, l’exĂ©cution Ă©tait dĂ©centralisĂ©e, chaque Ă©quipe mettant en Ĺ“uvre le plan comme bon lui semblait. »
Il a dĂ©clarĂ© qu’il avait parlĂ© Ă des personnes au sein du Hamas qui Ă©taient surprises par la faiblesse des dĂ©fenses israĂ©liennes et avait estimĂ© que les militants avaient probablement contournĂ© la technologie de surveillance israĂ©lienne en communiquant hors ligne.
Hugh Lovatt, analyste du Moyen-Orient au Conseil europĂ©en des relations Ă©trangères, a dĂ©clarĂ© qu’IsraĂ«l aurait Ă©tĂ© au courant des exercices d’entraĂ®nement conjoints mais « est parvenu Ă de mauvaises conclusions », estimant qu’ils constituaient une activitĂ© « standard » des groupes paramilitaires dans les territoires palestiniens. , plutĂ´t que d’ĂŞtre « indicatif d’une attaque imminente Ă grande Ă©chelle ».
InterrogĂ©e sur les questions soulevĂ©es dans cet article, l’armĂ©e israĂ©lienne a dĂ©clarĂ© qu’elle se concentrait « actuellement sur l’Ă©limination de la menace de l’organisation terroriste Hamas » et que les questions sur d’Ă©ventuels Ă©checs « seront examinĂ©es ultĂ©rieurement ».
Il faudra peut-être plusieurs années avant qu’Israël ne se demande officiellement s’il a raté des occasions d’empêcher le massacre du 7 octobre.






