Le ministre des Affaires Ă©trangères, Hugo Martinez Salvadorienne, a demandĂ© Ă IsraĂ«l de ne pas fermer son ambassade au Salvador et de se rappeler du travail du diplomate Arturo Castellanos pendant la Shoah comme un fondement solide de l’amitiĂ© entre les deux peuples.
Dans un article d’opinion publiĂ© dans le pays, Yediot Aharonot, Martinez fait appel Ă tous les IsraĂ©liens concernant la Shoah pour demander l’annulation de la fermeture de l’ambassade au Salvador, prĂ©vue pour 2017 pour des raisons budgĂ©taires.
« L’activitĂ© humanitaire de Castellanos a Ă©crit l’un des chapitres les plus importants de notre diplomatie. El Salvador a reconnu IsraĂ«l en 1948, qui a conduit Ă des relations entre nos deux peuples qui se sont intensifiĂ©es », Ă©crit le ministre.
Arturo Castellanos Ă©tait un militaire et diplomate salvadorien pendant la Seconde Guerre mondiale, il a Ă©tĂ© en poste Ă Genève, oĂą il a fourni des passeports Ă des dizaines de milliers de juifs hongrois afin qu’ils puissent ĂŞtre sauvĂ©s des nazis.
En 2010, l’institution mĂ©morial de Yad Vashem, qui garde la mĂ©moire des six millions de Juifs assassinĂ©s par les nazis a accordĂ© le titre de « Juste parmi les Nations » en reconnaissance Ă ses actions.
Martinez a Ă©galement rappelĂ© la communautĂ© juive salvadorien pour qu’IsraĂ«l partage son expĂ©rience dans les domaines tels que l’agriculture, la mĂ©decine, la sĂ©curitĂ© et l’entrepreneuriat comme la base d’une relation historique qui peuvent ĂŞtre touchĂ©s par la fermeture des ambassades.
Suite Ă l’intention d’IsraĂ«l de fermer son ambassade, El Salvador a annoncĂ© qu’il serait contraint de suivre le mouvement comme une question de rĂ©ciprocitĂ©, gĂ©nĂ©rant un dĂ©bat dans les cercles diplomatiques des deux pays sur la pertinence de cette approche.
Le Ministre des Affaires étrangères a reconnu que son gouvernement a reçu avec « surprise » et « méfiance » cette décision israélienne parce que son pays a des «contraintes budgétaires».
MalgrĂ© les limites, «nous avions la volontĂ© de continuer d’ouvrir notre ambassade, parce que nos relations avec IsraĂ«l sont des prioritĂ©s au sein de notre politique Ă©trangère ».
« Sans une reprĂ©sentation permanente d’IsraĂ«l Ă El Salvador (..), il sera difficile de maintenir notre coopĂ©ration bilatĂ©rale et rĂ©gionale sur un Ă©ventail de questions », prĂ©vient-il.
La fermeture de l’ambassade d’IsraĂ«l dans le pays d’AmĂ©rique centrale fait partie des compressions budgĂ©taires prĂ©vues par le ministère des Affaires Ă©trangères, affectant quatre autres pays sur d’autres continents.




