Walter Bingham, 94 ans, de JĂ©rusalem, s’est enrĂ´lĂ© dans l’armĂ©e britannique et a pris part Ă l’invasion de la Normandie en juin 1944. Lors d’une Ă©mouvante cĂ©rĂ©monie, il a reçu l’Ordre de la LĂ©gion Ă©trangère par le gouvernement français.
A bord du navire de guerre français de la lutte anti-sous-marine amarrĂ©e Ă HaĂŻfa a reçu ce jeudi par le gouvernement français la « dĂ©coration de chevalier de la LĂ©gion Ă©trangère, » la plus importante mĂ©daille et la plus haute dĂ©coration en France pour Walter Bingham (94 ans ) de JĂ©rusalem. Walter est le dernier rĂ©cipiendaire des prix honorifiques accordĂ©s depuis 2004 aux guerriers Ă©trangers qui l’ont aidĂ© dans la guerre contre les nazis allemands dans la Seconde Guerre mondiale.
Bingham, nĂ© en Allemagne et fils de parents polonais, a immigrĂ© en Angleterre en 1938 avec l’arrivĂ©e au pouvoir des nazis. Il s’est enrĂ´lĂ© dans l’armĂ©e britannique et a pris part Ă l’invasion de la Normandie en juin 1944. Il travaille toujours dans la presse et sert une Ă©mission de radio hebdomadaire sur Channel Seven. Il reste le plus vieux journaliste au monde.
Lors de la cĂ©rĂ©monie militaire tenue Ă bord du destroyer, sous le drapeau et le territoire français, la France a saluĂ© avec admiration et enthousiasme l’homme âgĂ©, et après avoir entendu de l’ambassade française HĂ©lène Le Gal A la montĂ©e du nazisme jusqu’Ă immigre en IsraĂ«l en 2004 :  » Je suis fier de donner Ă Walter cette mĂ©daille sur le navire de guerre français, car c’est l’endroit le plus appropriĂ© pour l’apprĂ©cier sa contribution Ă la libĂ©ration de notre pays pendant la Seconde Guerre mondiale « , a dĂ©clarĂ© Le Gal.
Walter, entourĂ© de sa famille et de membres de la communautĂ©, de Rehavia Ă JĂ©rusalem a dit dans son discours : « Je reprĂ©sente tous mes collègues qui mĂ©ritent le mĂŞme respect, mais qui n’ont pas survĂ©cu Ă ce jour que Dieu m’a donnĂ©. Je suis très heureux de recevoir cette mĂ©daille, en leurs noms. ». Il a dit qu’il combattait les nazis pour sa famille : « Je n’avais pas de pays Ă combattre, certainement pas l’Allemagne ou l’Angleterre, parce que je n’avais pas de racines qui me connectaient Ă l’endroit, sauf qu’ils me percevaient comme rĂ©fugiĂ©. Mon objectif fut de retrouver ma famille, et c’est pourquoi j’ai donnĂ© tout ce que j’ai pu pendant la guerre. «Â
La cĂ©rĂ©monie Ă©mouvante a Ă©galement Ă©tĂ© la clĂ´ture d’un cercle pour le navire de guerre du vĂ©tĂ©ran, qui a servi pendant 35 ans dans la marine française et stationnĂ© au Moyen-Orient en tant qu’observateur et Ă des fins de collecte de renseignements. Le capitaine du bateau, a dit Ă Mekor Rishon que c’Ă©tait le dernier voyage du navire vĂ©tĂ©ran et qu’Ă la fin de la mission au Moyen-Orient, il retournerait en France.







