Nasrallah rompt le silence : Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’organisation s’est exprimĂ© lundi et a Ă©voquĂ© les rĂ©centes Ă©meutes qui ont Ă©clatĂ© Ă Beyrouth et la commission d’enquĂŞte ouverte en raison de l’explosion Ă Beyrouth en aoĂ»t 2020. Lors des Ă©meutes qui ont Ă©clatĂ© lors de la manifestation de l’ organisation contre l’ouverture d’une enquĂŞte sur l’explosion qui a eu lieu dans les capitales en aoĂ»t 2020, six personnes ont Ă©tĂ© tuĂ©es et des dizaines d’autres ont Ă©tĂ© blessĂ©es. L’organisation du Hezbollah n’a pas tardĂ© Ă accuser le parti des forces chrĂ©tiennes libanaises.
Nasrallah a dĂ©clarĂ© : « Les chefs des forces libanaises veulent nous faire des ennemis, en influençant l’opinion publique chrĂ©tienne, et se prĂ©sentent comme le principal dĂ©fenseur de la communautĂ© au Liban. N’oubliez pas qui a sauvĂ© les chrĂ©tiens en Syrie, si Daech n’avait pas Ă©tĂ© vaincu, aucun autre chrĂ©tien ne serait restĂ© en Syrie. »
Nasrallah a poursuivi en attaquant le Parti des Forces libanaises : « La structure du parti, les armes et l’entraĂ®nement, prouvent que ce sont les milices armĂ©es qui ont pris part aux autres Ă©meutes Ă Beyrouth. Peu leur importe si une confrontation militaire commence, ou une guerre civile a lieu, car ils servent les agendas des pays Ă©trangers. »
S’adressant Ă la communautĂ© chrĂ©tienne, il a fait valoir que « l’agenda central des forces libanaises est la crĂ©ation d’une guerre civile qui conduira Ă un changement dĂ©mographique. PrĂ©senter le Hezbollah comme un ennemi est une illusion et injuste. »
« Je vous appelle Ă renoncer Ă la guerre civile. Nous avons 100 000 combattants qui ne sont pas entraĂ®nĂ©s pour la guerre civile, mais pour dĂ©fendre le Liban des ennemis extĂ©rieurs », a-t-il dĂ©clarĂ©. En conclusion, il a Ă©voquĂ© la commission d’enquĂŞte sur l’explosion du port de Beyrouth : « Une fois que la voie de la justice devient un objectif politique, nous n’avons plus le droit de garder le silence. Nous sommes prĂ©occupĂ©s par l’explosion, et nous apprenons ce qui s’est passĂ© lĂ -bas » a-t-il conclu.





