En route vers de nouvelles Ă©lections : tout ce qu’il faut savoir avant de vous rendre aux urnes

La loi de dissolution de la Knesset est passée, et nous allons sans doute bientôt nous préparer aux campagnes électorales, aux interviews incessantes des différents politiciens, aux pirouettes et aux nouveaux partis qui vont émerger. « Infos Israel News » répond à toutes les questions avant les élections.

Quand les élections devraient-elles avoir lieu?

Habituellement, lorsqu’une loi est adoptĂ©e pour dissoudre la Knesset, les Ă©lections ont lieu le mardi de la semaine avec 90 jours après l’approbation de la loi. On estime que les factions se mettront d’accord sur une date d’Ă©lection après Simhat Torah, c’est-Ă -dire après la première ou la deuxième semaine de novembre.

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La plupart d’entre eux le font. Il peut y avoir des fusions pour assurer le passage du pourcentage de blocage, comme une fusion entre Nouvel Espoir, Avoda et Meretz et Ă©ventuellement aussi entre le Premier ministre et la liste commune.

Dans quels partis y a-t-il des élections primaires ?

Dans le passĂ©, de nombreux partis avaient des procĂ©dures dĂ©mocratiques dans leurs rangs. Aujourd’hui, seuls quelques partis subsistent : le Likud et Avoda. Le Parti sioniste religieux prĂ©voit des primaires pour la première fois dans ses rangs. Le Meretz n’organise pas de primaires, mais il existe aussi un processus dĂ©mocratique auquel participent environ un millier de dĂ©lĂ©guĂ©s du parti.

Quelles sont les « lois du dĂ©fendeur » et quelles sont les chances qu’elles soient adoptĂ©es ?

Il s’agit principalement d’une modification de la Loi fondamentale : Le gouvernement, qui stipule qu’une personne contre laquelle un acte d’accusation a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© ne pourra pas recevoir du prĂ©sident de l’État le mandat de former un gouvernement. Après que Naftali Bennett a annoncĂ© qu’il n’y a pas de veto de sa part sur la loi, il peut avoir une majoritĂ© et il sera approuvĂ©. Dans le mĂŞme temps, promulguer une telle loi en conjonction avec la dissolution de la Knesset peut ĂŞtre problĂ©matique et la loi devra passer le test de la Haute Cour. De plus, si Benjamin Netanyahu a une majoritĂ© pour former un gouvernement, la majoritĂ© dans la nouvelle Knesset pourrait changer la loi.

Comment Amichai Shikli pourra-t-il se présenter aux élections ?

Shikli n’a aucun problème Ă  se prĂ©senter Ă  la prochaine Knesset par le biais d’un nouveau parti ou de tout autre parti qui n’est pas reprĂ©sentĂ© Ă  la Knesset actuelle. La seule limitation qui en dĂ©coule est de traiter au sein d’un parti existant, tel que le Likoud. Dans le mĂŞme temps, le tribunal a le pouvoir d’annuler la dĂ©cision du comitĂ© de la Knesset qui a statuĂ© qu’il avait dĂ©missionnĂ© de sa faction, et si cela se produit, la restriction d’ĂŞtre un membre  du Likud sera supprimĂ©e.

Ă€ quel point le taux de participation est-il crucial ?

On s’attend Ă  ce qu’il soit très crucial, en particulier dans le secteur arabe. Une forte participation dans le secteur pourrait changer toute la carte politique et mettre en grande difficultĂ© le camp de la droite.

Comment le procès Netanyahu peut-il affecter les élections ?

La procĂ©dure qui a prĂ©cĂ©dĂ© le procès a beaucoup blessĂ© Netanyahu et a probablement conduit Ă  la situation d’indĂ©cision et Ă  la perte de la majoritĂ© qu’il a remportĂ©e jusqu’Ă  prĂ©sent. Mais ces derniers mois devant les tribunaux, certains citoyens sont revenus soutenir Netanyahu suite au sentiment que l’accusation de corruption s’effondre.

Pourquoi les partis ultra-orthodoxes craignent-ils de perdre des voix ?

Contrairement au passĂ©, les jeunes ultra-orthodoxes d’aujourd’hui n’affluent plus en masse pour dĂ©poser aux urnes ce que leurs rabbins leur sont rĂ©servĂ©s. RĂ©cemment, on assiste Ă  un phĂ©nomène d’admiration de leur part pour Itamar Ben Gvir, ce qui augmente la crainte chez les dirigeants des partis ultra-orthodoxes de perdre des voix Ă  cause du soutien de la liste de Ben Gvir.

Quel est l’Ă©tat des lois dont le processus lĂ©gislatif n’est pas encore terminĂ© ?

Chaque loi votĂ©e en première lecture bĂ©nĂ©ficie d’une « continuité », ce qui signifie qu’il sera possible de poursuivre le processus lĂ©gislatif lĂ  oĂą il sera Ă©galement arrĂŞtĂ© Ă  la prochaine Knesset.

Le gouvernement de transition est-il habilité à prendre des décisions politiques et sécuritaires dramatiques ?

Un gouvernement de transition peut prendre un large éventail de décisions, y compris entrer en guerre, et également agir sur le front politique, comme ce sera probablement le cas lorsque le président américain Joe Biden se rendra bientôt en Israël.

De plus, le gouvernement continue bien sĂ»r de se rĂ©unir chaque semaine et les ministres continuent de signer des arrĂŞtĂ©s et des règlements dans leurs bureaux. En mĂŞme temps, il existe des restrictions sur certaines dĂ©cisions, en particulier celles qui font l’objet d’une controverse publique, ainsi que sur les nominations. Par exemple, l’actuel mĂ©diateur a dĂ©cidĂ© cette semaine que le processus de nomination du chef de cabinet devait ĂŞtre arrĂŞtĂ©, mĂŞme s’il a dĂ©jĂ  commencĂ©.

Quel impact Ă©conomique l’Ă©conomie aura-t-elle en pleine campagne Ă©lectorale?

Le principal dommage rĂ©side dans l’incapacitĂ© du TrĂ©sor et des autoritĂ©s Ă  faire avancer les mouvements Ă©conomiques importants – que ce soit par manque d’attention, que ce soit par paralysie de la Knesset et surtout de ses commissions, ou par l’arrĂŞt des initiatives.