Le Premier ministre israĂ©lien Yair Lapid a rĂ©cemment Ă©tĂ© repoussĂ© lorsqu’il a cherchĂ© Ă parler au prĂ©sident amĂ©ricain Joe Biden de la version apparemment finale de l’accord nuclĂ©aire actuellement sur la table de l’Iran, a rapportĂ© la Treizième chaĂ®ne mercredi soir.
L’Agence de sĂ©curitĂ© nationale d’IsraĂ«l a tentĂ© d’organiser un appel tĂ©lĂ©phonique entre les deux dirigeants, mais des sources israĂ©liennes ont dĂ©clarĂ© au mĂ©dia que la rĂ©ponse des AmĂ©ricains Ă©tait que Biden n’Ă©tait pas disponible parce qu’il Ă©tait « en vacances ».
L’hypothèse est que les deux finiront par parler, selon le rapport, mais le rejet, mĂŞme s’il n’est que temporaire, peut envoyer un message Ă IsraĂ«l que ses prĂ©occupations ne sont pas la plus haute prioritĂ© pour l’administration.
Comme l’a dit le commentateur, Gil Tamari, « Quand le prĂ©sident des États-Unis veut parler avec un dirigeant, il lui parle de n’importe oĂą, il n’y a pas de problème… Il semble donc qu’en ce moment il ne veuille pas parler Ă Lapid .”
Il y a eu une vague d’activitĂ©s rĂ©centes sur ce qu’on appelle le « projet final » d’un accord, qui verrait la suppression des sanctions Ă©conomiques amĂ©ricaines sĂ©vères en Ă©change du retour de l’Iran Ă des limitations temporaires de son programme nuclĂ©aire.
TĂ©hĂ©ran aurait assoupli certaines de ses exigences, comme ne pas demander aux États-Unis de retirer le Corps des gardiens de la rĂ©volution islamique de sa liste terroriste, ce qui peut signifier qu’il est plus ou moins prĂŞt Ă signer sur la ligne pointillĂ©e. Cependant, d’autres demandes restent en place, notamment la fermeture de l’enquĂŞte de l’Agence atomique internationale sur les sites nuclĂ©aires non dĂ©clarĂ©s dans le pays, et que les États-Unis soient empĂŞchĂ©s de quitter Ă nouveau l’accord Ă l’avenir.
Sans avoir consultĂ© JĂ©rusalem au prĂ©alable, les AmĂ©ricains ont dĂ©jĂ envoyĂ© mercredi une rĂ©ponse que l’Iran « étudie », mĂŞme si une source a dĂ©clarĂ© Ă la Treizième chaĂ®ne que « les Ă©carts entre nous et les AmĂ©ricains sont très grands ».
Lapid Ă©tait prĂŞt au tĂ©lĂ©phone, mais s’est plutĂ´t rendu sur le podium de son bureau mercredi pour exprimer ses inquiĂ©tudes.
Il a dĂ©clarĂ© Ă un groupe de journalistes Ă©trangers : « Ă€ nos yeux, [l’accord] ne respecte pas les normes Ă©tablies par le prĂ©sident Biden lui-mĂŞme : empĂŞcher l’Iran de devenir un État nuclĂ©aire.
La version actuelle est simplement « une mauvaise affaire », a-t-il dit, citant entre autres raisons, « cela donnerait Ă l’Iran 100 milliards de dollars par an, [qui] seront utilisĂ©s pour saper la stabilitĂ© au Moyen-Orient et semer la terreur dans le monde entier, », y compris « davantage d’attaques contre des bases amĂ©ricaines au Moyen-Orient… et bien sĂ»r, pour renforcer le programme nuclĂ©aire iranien ».
« Les pays de l’Occident », a-t-il ajoutĂ©, « tracent une ligne rouge, les Iraniens l’ignorent et la ligne rouge bouge ».
Cependant, il n’a pas tout mis en Ĺ“uvre pour attaquer, qualifiant Biden de « l’un des meilleurs amis qu’IsraĂ«l ait jamais connus » et disant : « J’apprĂ©cie la volontĂ© [de l’AmĂ©rique] d’Ă©couter et de travailler ensemble ».
Pendant ce temps, le ministre de la DĂ©fense Benny Gantz part pour Washington jeudi. Il n’est pas prĂ©vu de rencontrer son homologue, le secrĂ©taire Ă la DĂ©fense Lloyd Austin, car lui aussi est hors de la ville, a dĂ©clarĂ© la Treizième chaĂ®ne. Au lieu de cela, il discutera de l’Iran avec le conseiller Ă la sĂ©curitĂ© nationale Jake Sullivan.




