Dans l’armée, Almog a perdu des soldats et des collègues proches, depuis ses débuts comme jeune recrue chez les parachutistes jusqu’à son accession au grade de général en tant que commandant du commandement Sud. Almog n’a jamais cédé au chagrin et n’a jamais baissé les bras. Il a fait son deuil, s’est relevé de sa peine et a continué d’avancer.
En 2006, après avoir quitté Tsahal, Almog a fondé près d’Ofakim, dans le Néguev, un village de réhabilitation unique en son genre, baptisé « Adi Negev – Nahalat Eran », du nom de son fils Eran. Le village s’est étendu au fil des années, et en son cœur fonctionne également un centre médical offrant une réhabilitation aux adultes après des lésions cérébrales, des accidents, des AVC, des amputations et bien d’autres traumatismes.
Almog évoque à plusieurs reprises sa volonté de ne laisser personne derrière, alors que résonne sans cesse en lui, comme il le raconte à Sima Kadmon, le souvenir de son frère Eran, laissé pour mourir sur le terrain. Son fils Eran, qui vivait dans le village, y est décédé d’une maladie pulmonaire grave et rare. Avec délicatesse et une grâce remarquable, Sima Kadmon le conduit vers les recoins les plus douloureux de sa vie, liés à son défunt fils Eran, et Almog, qui n’est pas à chaque instant un homme disert, se prête au jeu — cédant parfois à la douleur qui l’habite, les yeux se remplissant de larmes.
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