L’agence nuclĂ©aire ukrainienne Energoatom a lancĂ© aujourd’hui un avertissement concernant le risque de propagation de matières radioactives Ă la centrale nuclĂ©aire de Zaporozhye.
L’agence a rapportĂ© sur sa chaĂ®ne Telegram que « les troupes russes ont bombardĂ© la station Ă plusieurs reprises ces derniers jours ».
« Hier, deux groupes Ă©lectrogènes de la centrale nuclĂ©aire de Zaporozhye ont Ă©tĂ© reconnectĂ©s au rĂ©seau ukrainien et ont commencĂ© Ă fournir de l’Ă©lectricitĂ© Ă l’Ukraine… Dans le mĂŞme temps, en raison de la prĂ©sence de l’armĂ©e russe, de leurs armes et explosifs, le bon fonctionnement du plante est en grave danger. En raison du bombardement pĂ©riodique de l’infrastructure de la station, il existe un risque de fuite d’hydrogène et de propagation de substances radioactives. Le risque d’incendie reste Ă©levĂ© », ont dĂ©clarĂ© les responsables ukrainiens de l’Ă©nergie.
Pendant ce temps, la partie russe accuse l’Ukraine d’avoir bombardĂ© la station. Le ministère de la DĂ©fense de la FĂ©dĂ©ration de Russie a dĂ©clarĂ© aujourd’hui que « 10 obus ukrainiens ont explosĂ© Ă 30 mètres du stockage Ă sec de combustible nuclĂ©aire usĂ© Ă la centrale de Zaporozhye et trois autres dans la zone du bâtiment spĂ©cial numĂ©ro 2 ». Ils ajoutent que la situation radiologique Ă la centrale nuclĂ©aire de Zaporozhye reste normale. Selon l’armĂ©e russe, « il n’y a pas d’armes lourdes dans la zone de la station » et « une formation spĂ©cialisĂ©e russe est lĂ pour protĂ©ger le pĂ©rimètre extĂ©rieur de la station ».
L’Ukraine accuse les forces russes de placer de l’artillerie Ă la station, d’oĂą elles tirent sur leurs positions de l’autre cĂ´tĂ© du Dniepr.
La conseillère du ministre de l’Energie Lana Zerkal a dĂ©clarĂ© que des reprĂ©sentants de l’AIEA devraient arriver Ă la station la semaine prochaine. « Nous ne pouvons plus attendre », a dĂ©clarĂ© le chef de l’AIEA, Mariano Grossi. « Il y a un vrai risque de catastrophe nuclĂ©aire.




