Le couple Ă©thiopien a immigrĂ© en IsraĂ«l en 2007,  il y a six semaines, ils se sont rendus dans leur pays d’origine, pour rendre visite Ă leurs familles avec leurs trois enfants, âgĂ©s de six, trois ans et demi et deux ans et demi. Mais la visite s’est terminĂ©e tragiquement, quand leur fils aĂ®nĂ© a Ă©tĂ© tuĂ© par un camion qui ne s’est pas arrĂŞtĂ©.
Le cauchemar pour cette famille n’a fait que commencer quand elle se trouva aux prises avec la bureaucratie locale, contrainte de payer des milliers de shekels pour le transfert du corps se trouvant dans de graves difficultĂ©s Ă©conomiques.
La famille en visite dans le pays, se trouvait à Gondar :  « Nous avons traversĂ© la route Ă quelques mètres de la maison, un soir pour se rendre Ă la station de bus, moi, mon fils et un autre ami. Soudain, un camion est venu et nous a frappĂ© avec une grande force. Mon fils et mĂŞme mon ami a Ă©tĂ© Ă©crasĂ© sous les roues et il est mort. Je me suis envolĂ© par le choc mais j’ai eu beaucoup de chance et je suis tombĂ© principalement sur le dos », a dit le père
Le père a expliquĂ© qu’il Ă©tait difficile d’appeler les secours pour un traitement mĂ©dical et que le conducteur du camion a fui la scène, « la police a essayĂ© de l’atteindre. Elle a repĂ©rĂ© le camion mais pas le conducteur lui-mĂŞme ».
Mais l’Ă©preuve de la famille ne s’est pas limitĂ©e Ă la mort de leur enfant de 6 ans. Pour transfĂ©rer le corps du fils qui se trouvait dans un endroit rĂ©frigĂ©rĂ© Ă Addis-Abeba, le voyage a durĂ© une journĂ©e entière, la famille a dĂ» amasser des milliers de shekels. Les fonds ont Ă©tĂ© levĂ©s, mais il n’y a eu aucune approbation de la police locale pour amener le corps Ă la capitale, de sorte que la police a dĂ» revenir en arrière.
Enfin, la famille a pu dĂ©placer le corps, mais l’hĂ´pital a refusĂ© de l’accepter. Le directeur de l’hĂ´pital voulait un pot de vin, «montant nominal», comme il l’a dit, pour la dĂ©livrance du certificat de dĂ©cès.
« MĂŞme pour la synagogue, nous avons dĂ» payer beaucoup d’argent, et chaque procĂ©dure nous a coĂ»tĂ© une somme importante », a dĂ©clarĂ© le père. Des amis de la famille, nous ont aidĂ© pour le vol en IsraĂ«l mais avec coĂ»t supplĂ©mentaire.
« On n’avait pas d’assurance et nous sommes allĂ©s Ă un pays du tiers monde… L’Ambassade d’IsraĂ«l nous a aidĂ© et nous a pressĂ© les documents reprĂ©sentatifs », a dĂ©clarĂ© Hiimont, le père. « Les gens avaient des problèmes Ă cause de moi. Ils ont contractĂ© des prĂŞts pour la banque en Ethiopie pour m’aider Ă dĂ©placer le corps, et je n’avait aucun moyen de les rembourser. L’ensemble du processus m’a coĂ»tĂ© plus de 80 mille shekels. Et tout cela pourquoi ? Pour transfĂ©rer le corps de mon fils en IsraĂ«l pour l’enterrement » ?.
ArrivĂ© en IsraĂ«l, le couple s’est rendu au ministère de l’IntĂ©gration, qui a donné une somme de 1.800 shekels. «Nous avons approchĂ© le centre d’accueil d’une organisation privĂ©e qui amasse des fonds pour la communautĂ© Ă©thiopienne, mais cela ne suffit pas», a dit le père. « Nous avons deux petits enfants. Je travaille comme agent de sĂ©curitĂ© dans un centre commercial. Je suis retournĂ© au travail, j’ai pas le choix. Il n’y a personne pour nous aider ».
Il est possible d’aider cette famille sur le compte bancaire de la «CommunautĂ© Éthiopienne », la Banque LĂ©oumi (numĂ©ro de banque 10), branche 916, numĂ©ro de compte 1871144. S’il vous plait noter que le don est destinĂ© Ă la communautĂ© Ă©thiopienne. Demande de renseignements tĂ©lĂ©phoniques : 058-5747482.
Le ministère de l’intĂ©gration a dĂ©clarĂ© en rĂ©ponse : «La famille reçoit de l’aide Ă partir de bureau, y compris un travailleur social qui l’accompagne et une somme de 1800 NIS  en deux phases de 900 shekels, en dĂ©pit du fait que la mère ne rĂ©pond pas aux critères d’Ă©ligibilitĂ© pour la femme non-juive.. .. Nous comprenons la douleur de la famille ».





