Malka Leifer n’a jamais Ă©tĂ© interrogĂ©e et n’a pas dit un seul mot aux journalistes depuis qu’elle s’est Ă©chappĂ©e d’Australie vers IsraĂ«l, il y a quelques annĂ©es. Le mois dernier, elle a Ă©tĂ© un sujet de scandale dans la communautĂ© juive en Australie. Leifer, 48 ans, qui Ă©tait directrice de l’Ă©cole orthodoxe « La congrĂ©gation d’IsraĂ«l » Ă Melbourne, en Australie a fait les manchettes. Il y a neuf ans , elle a Ă©tĂ© soupçonnĂ©e d’avoir commis des dizaines de crimes sexuels, y compris le viol sur des Ă©colières. Quelques heures après avoir appris ces allĂ©gations, elle s’est enfuie en IsraĂ«l.
En Juillet 2013 , elle a Ă©tĂ© soumis Ă une demande d’extradition par les autoritĂ©s australiennes. En AoĂ»t 2014, après avoir Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©e en IsraĂ«l, la poursuite a demandĂ© au tribunal de procĂ©der Ă l’extradition.
Mais en mai 2016 , la procĂ©dure d’extradition vers l’Australie a Ă©tĂ© stoppĂ©e suite Ă la position sans Ă©quivoque du psychiatre.
Toute cette affaire fait aujourd’hui son retour dans les nouvelles en Australie au cours des dernières semaines qui ont suivi la demande de l’une des plaignantes contre Malka Leifer, une ancienne Ă©lève qui aurait Ă©tĂ© une victime de Leifer. La jeune Dassi Ehrlich a Ă©tĂ© interviewĂ©e et a longuement Ă©voquĂ© la question, et a mĂŞme publiĂ© une photo qui montre apparemment Leifer lors de Lag Baomer Ă MĂ©ron.
Après que Leifer a fait valoir devant un tribunal qu’elle se trouve dans une situation Ă©motionnellement prĂ©caire, IsraĂ«l a interdit l’extradition.
Les mĂ©dias australiens ont longuement traitĂ© le sujet ces dernières semaines, y compris un grand article sur la chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision australienne ABC. Les membres de la communautĂ© juive en Australie ne comprenaient pas pourquoi Leifer n’a pas Ă©tĂ© extradĂ©e en Australie.
Leifer, une mère Haredi , fait partie de la communautĂ© de Melbourne qui se concentre dans huit bâtiments. Les femmes ne sont pas autorisĂ©es Ă travailler en dehors de la maison, les familles ont habituellement dix ou plus d’enfants, et les hommes sont vĂŞtus de vĂŞtements traditionnels juifs.
« Quand Leifer est venu vers moi » a dit son ancienne Ă©leve, Dassi Ehrlich au journal australien, « J’Ă©tais une jeune fille de 15 ans, naĂŻve et je ne savais pas qu’elle pouvait m’embrasser sur la bouche. Leifer a agit rapidement vers des actes laids. Elle proposait des cours particuliers Ă son bureau « . Dassi Ehrlich ne se mĂ©fiât de rien quand Leifer l’enveloppĂ© de ses bras , elle Ă©tait sĂ»r que  c’Ă©tait un signe d’estime et d’amour sincère.
Mais la suite a montrĂ© le contraire…Ce fut complètement diffĂ©rent quand Leifer a frottĂ© ses cuisses et a pĂ©nĂ©trĂ© le corps de l’Ă©tudiante avec ses doigts.
Ces rĂ©unions, selon Ehrlich, ont durĂ© plus de trois ans. « A la fin nous nous sommes sĂ©parĂ©es comme si rien Ă©tait arrivĂ© », a dĂ©clarĂ© dans une interview Ehrlich, mettant l’accent sur sa solitude. L’élève n’avait personne Ă qui parler. D’autres interviews sur les mĂ©dias Australien rapporte que Ehrlich a dĂ©crit comment elle a du mal Ă oublier l’Ă©preuve. « Je vois ses mains me dĂ©shabiller, toucher mon corps exposĂ©, » dit-elle. « Mais je ne suis pas lĂ . Je suis vide. Dans cette chambre, je n’existais pas. Elle m’a tuĂ©, la mort qu’on entend pas « .
La relation avec Leifer s’est arrĂŞtĂ©e quand Erlich avait 18 ans, et elle s’est mariĂ©e rapidement. Avec son mari, elle a dĂ©mĂ©nagĂ© en IsraĂ«l pour que son mari puisse continuer l’enseignement religieux. Mais Ehrlich, une jeune femme et un jeune mariĂ©, ne pouvait cĂ©lĂ©brer son mariage. Elle Ă©tait dĂ©primĂ©e, mais elle n’a pas osĂ© dire Ă son mari au sujet de son passĂ©. Seul un psychologue, l’a forcĂ© de parler pour surmonter sa propre dĂ©pression. Puis Ehrlich a dĂ©couvert que Leifer avait aussi fait souffrir deux autres filles.
Dassi Ehrlich  a dĂ©cidĂ© de revenir en Australie avec son mari, mais elle n’allait pas bien a et du subir des soins , finalement elle a divorcĂ©, et la communautĂ© Haredi l’a rejetĂ©.




