Époustouflant : La situation rĂ©elle des citoyens arabes d’IsraĂ«l en chiffres

Cet article contient des statistiques intĂ©ressantes.  Entre 2005 et 2011, le revenu familial arabe net de l’inflation a augmentĂ© de 7,4%. Les Arabes « très satisfaits » de leur situation Ă©conomique sont passĂ©s de 40% en 2005 Ă  60% en 2011.

4.000 arabes travaillent en haute technologie, contre 400 en 2009, et pourtant la presse libérale tente de cacher la politique israélienne.

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Elle souligne constamment que le principal obstacle Ă  la rĂ©solution du conflit israĂ©lo-palestinien est le comportement des politiciens d’extrĂŞme-droite anti-arabes, dirigĂ©s par Naftali Bennett, qui font la promotion des « colonies juives en Cisjordanie ».

On nous dit aussi sans cesse que les attitudes des juifs envers les arabes, nourries par la rhĂ©torique du Premier ministre Benjamin Netanyahu, menacent les droits civils et les possibilitĂ©s offertes aux citoyens arabes d’IsraĂ«l.

Compte tenu des lĂ©gendes au sujet de la destruction des villes bĂ©douines et des mauvais traitements Ă  l’encontre des rĂ©fugiĂ©s africains, il n’est pas Ă©tonnant que de nombreux Ă©tudiants considèrent aujourd’hui IsraĂ«l comme l’un des pays les plus racistes du monde. L’annonce du prĂ©sident amĂ©ricain Ă©lu, Donald Trump, de son ambassadeur proposĂ© Ă  IsraĂ«l a encore intensifiĂ© la critique.

Mais que se passe-t-il réellement auprès de la population arabe israélienne tant diabolisée ?

Dans la dernière dĂ©cennie, le gouvernement Netanyahu a dĂ©ployĂ© des efforts qui ont considĂ©rablement amĂ©liorĂ© la rĂ©ussite professionnelle et pĂ©dagogique des citoyens arabes. Aujourd’hui, les Arabes israĂ©liens reprĂ©sentent 21% de la population israĂ©lienne et 23% des mĂ©decins israĂ©liens.

Plus gĂ©nĂ©ralement, les Arabes reprĂ©sentent 16% des Ă©tudiants de première annĂ©e dans l’enseignement supĂ©rieur, comparativement Ă  8% il y a dix ans.

Entre 2005 et 2011, l’inflation du revenu familial a augmentĂ© de 7,4%. En consĂ©quence, la proportion des familles arabes qui Ă©taient « très satisfaites » de leurs conditions Ă©conomiques est passĂ©e de 40% en 2004-2005 Ă  60%  en 2010-2011.

En effet, des études récentes montrent des familles arabes qui ont pratiquement le même niveau de satisfaction de leurs conditions de vie que les familles juives.

Ces gains sont obtenus suite à l’intĂ©gration dans la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne, et constituent un objectif rĂ©aliste pour beaucoup au sein de la population arabe. Les trois quarts des Arabes israĂ©liens considèrent « IsraĂ«l » comme une partie de leur identitĂ©.

Ils exigent que leurs représentants élus de la liste commune poursuivent leurs efforts auprès de la population arabe israélienne, plutôt que favoriser la solidarité avec les Palestiniens en « Cisjordanie » et à Gaza. En conséquence, 73% sont en désaccord avec la décision de la liste commune sur le fait de ne pas assister aux funérailles de Shimon Peres.

En général, le chef de la Liste commune, Ayman Odeh, a suivi les requêtes de la population arabe israélienne. En collaboration avec Sikkuy en Décembre 2015, le gouvernement israélien a adopté le projet de loi 922.

La loi visait à corriger les inégalités de longue date de financement du gouvernement, en allouant une somme sans précédent pour les communautés arabes. Par exemple, cette loi a consacré aux villes arabes 40% du budget de transport pour les prochaines années, en particulier dans les zones bédouines.

Dans le mĂŞme temps, sous la direction de Merhavim, l’objectif du ministère de l’Education est d’augmenter de 500 le nombre d’enseignants arabes dans les Ă©coles juives dont le sujet de l’enseignement n’est pas la langue.

Sur le marchĂ© du travail, le nombre d’Arabes dans les domaines de haute technologie continue de croĂ®tre. Les Arabes reprĂ©sentent maintenant 28% des Ă©tudiants Ă  l’UniversitĂ© Technion et plus de 4.000 sont employĂ©s dans l’industrie de haute technologie, contre moins de 400 il y a huit ans.

Ces avancĂ©es se produisent en raison du rĂ´le actif des membres de la coalition de Netanyahu, en particulier ceux de Shas et du Likoud. L’un des bailleurs de fonds les plus importants de ces progrès a probablement Ă©tĂ© Bennett.

Quand il est devenu directeur du ministère de l’Education, de nombreuses critiques du gouvernement craignaient qu’il ne suspende les efforts visant Ă  Ă©largir le nombre d’enseignants arabes de langue non-arabe, dans le système scolaire juif.

Au lieu de cela, il a facilement accordĂ© un financement supplĂ©mentaire lorsque Merhavim a soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© de soutenir les efforts de conservation. Cet automne, l’augmentation du nombre a atteint 300, de sorte que pour la première fois, la majoritĂ© des enseignants arabes dans les Ă©coles juives ont enseignĂ© des sujets autres que l’arabe.

Lorsque Merhavim a communiqué ceci à Bennett, il a été ému et il avait les larmes aux yeux. Et une étude récente a révélé que ces enseignants arabes ont réduit considérablement les attitudes anti-arabes parmi les étudiants juifs.

Quand je dis cela aux co-directeurs de Tsofen, le groupe qui a le plus contribuĂ© Ă  la croissance de l’emploi dans le secteur de la haute technologie, ils ne sont pas surpris. Lorsque le groupe a commencĂ© ses opĂ©rations en 2008, Bennett avait contribuĂ© Ă  la capacitĂ© de Tsofen pour obtenir le financement du gouvernement dont il avait besoin pour rĂ©ussir.

En effet, grâce au projet de loi 922, Tsofen espère mettre en œuvre un plan ambitieux visant à convaincre les entreprises de haute technologie de construire des installations dans les villes arabes, ce qui rend plus facile pour les Arabes israéliens, de travailler dans le secteur.

Il y a dix ans, le gouvernement avait approuvĂ© la possibilitĂ© pour les jeunes femmes d’entrer dans le Service national oĂą, pendant un an, elles se livreraient Ă  des activitĂ©s de services sociaux. Durant les premières annĂ©es, un certain nombre de partis politiques et d’organisations arabes avaient utilisĂ© des tactiques d’intimidation pour dĂ©courager la participation arabe.

Le parti Balad nationaliste, en collaboration avec certaines organisations fĂ©ministes arabes, a rĂ©ussi Ă  limiter les participations arabes aux Bedouins, chrĂ©tiens et druzes. Cependant, il est finalement devenu clair que le Service national a Ă©tĂ© bĂ©nĂ©fique Ă  la fois aux les femmes arabes en tant qu’individus et aux communautĂ©s qu’elles desservent. En consĂ©quence, il est devenu un choix personnel qui ne sera plus stigmatisĂ©, conduisant Ă  une plus large participation.

En 2000, la police a tirĂ©  lors d’une manifestation entre juifs et arabes, et a tuĂ© 13 personnes. En rĂ©ponse, le Fonds Abraham a permis d’amorcer des changements dans la formation de la police et l’intĂ©gration des Arabes dans la force de police nationale.

En 2010, près de 100 villes arabes avaient des policiers arabes, contre moins d’une douzaine dix ans plus tĂ´t. Maintenant, avec l’accord tacite de nombreux maires arabes, le gouvernement a mis en place une campagne agressive pour ajouter encore des policiers arabes dans les villes arabes. En plus de participer Ă  des forces de service et de la police nationale, les Arabes israĂ©liens seront en outre intĂ©grĂ©s dans le tissu national.

Certes, il y a encore de nombreux obstacles pour l’ensemble des membres de la communautĂ© arabe dans la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne. Cependant, il est tout Ă  fait inappropriĂ© pour les dĂ©tracteurs du gouvernement, comme le New Israel Fund, d’ignorer, sinon de supprimer, des informations sur la façon dont beaucoup de progrès ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s dans la dernière dĂ©cennie.

Ces critiques et leurs alliĂ©s nationalistes palestiniens sont attachĂ©s Ă  une stratĂ©gie de confrontation avec un gouvernement prĂ©tendument raciste. En revanche, ces amĂ©liorations dĂ©montrent massivement les avantages d’un engagement constructif avec les membres de droite de la coalition gouvernementale actuelle qui ont un vĂ©ritable engagement pour amĂ©liorer la situation des citoyens arabes. Il est temps que cette histoire plus prĂ©cise soit racontĂ©e.

Par Robert Cherry, professeur d’Ă©conomie Ă  Brooklyn College et CUNY Graduate Center.

Les opinions exprimĂ©es ici sont celles de l’auteur.