Pour la première fois, un État des États-Unis a officiellement adoptĂ© une dĂ©finition de l’antisĂ©mitisme de la Holocaust Remembrance Alliance (IHRA).
Les lĂ©gislateurs du Kentucky ont votĂ© mercredi pour adopter la dĂ©finition dĂ©veloppĂ©e par l’IHRA dans le cadre d’une large rĂ©solution visant Ă condamner l’antisĂ©mitisme.
L’audience et le vote, unanimes, ont surpris le seul membre juif de la lĂ©gislature de l’État, selon le Louisville Courier Journal.
« La profanation des cimetières, des congrĂ©gations et des centres communautaires juifs est en augmentation », a dĂ©clarĂ© au journal la sĂ©natrice d’État Karen Berg, de D-Louisville. «Et tout le monde sait qu’il augmente. Cela fait partie de toute la haine que nous devons mettre de cĂ´tĂ© ».
Le rabbin Chabad of Bluegrass, Shlomo Litvin, a dĂ©clarĂ© au journal qu’il avait aidĂ© Ă rĂ©diger la rĂ©solution en rĂ©ponse Ă ce qu’il disait ĂŞtre « des incidents troublants ici dans le Kentucky ». Habad de Bluegrass a signalĂ© plusieurs incidents dans son immeuble de Lexington, y compris un vol pendant les vacances de Hanoukka.
La rĂ©solution ne prĂ©cise pas quelle force l’adoption aura, le cas Ă©chĂ©ant, dans l’État, et si elle impliquera une sanction pĂ©nale spĂ©cifique. Les partisans de la dĂ©finition, qui a Ă©tĂ© publiĂ©e pour la première fois en 2016, affirment qu’avoir une dĂ©finition claire et commune de l’antisĂ©mitisme est utile pour identifier la haine des Juifs.
Cependant, la dĂ©finition a suscitĂ© un dĂ©bat dans le monde entier sur la mesure dans laquelle la critique d’IsraĂ«l devrait ĂŞtre considĂ©rĂ©e comme antisĂ©mite. Les critiques de la dĂ©finition notent qu’elle Ă©touffe la libertĂ© d’expression en identifiant certaines formes de critique d’IsraĂ«l comme antisĂ©mites.




