Les chercheurs de l’Institut de la dĂ©mocratie israĂ©lienne, le Dr Tehila Schwartz Altshuler et l’avocate Rachel Aridor, ont soumis un avis Ă la commission des affaires Ă©trangères et de la dĂ©fense dans lequel ils appellent Ă l’adoption de jalons pour la mise en Ĺ“uvre de l’utilisation du suivi des civils via leur tĂ©lĂ©phone.
Les chercheuses avertissent que l’aide continue du ministère de la SantĂ© Ă l’ESG est très grave et implique une violation sans prĂ©cĂ©dent du droit fondamental Ă la vie privĂ©e, un effondrement de la confiance du public envers le systeme de santĂ© et le gouvernement.
Les deux dĂ©clarent que l’efficacitĂ© de l’ESG n’est pas Ă©levĂ©e malgrĂ© une tentative dĂ©sespĂ©rĂ©e de prĂ©senter de fausses conclusions. Le calcul des donnĂ©es officielles montre que le taux d’erreur dans la deuxième vague est très Ă©levĂ© et varie de 17% Ă près de 24%, contre 12,8% dans la première vague. Il y a des donnĂ©es de facto sur «l’assignation Ă rĂ©sidence» sans justification, sans un ensemble fonctionnel d’objections et d’appels.
Des Ă©tudes publiĂ©es dans le monde entier montrent que le suivi des contacts numĂ©riques est un outil pour des raisons de sĂ©curitĂ© et ne peuvent pas ĂŞtre utilisĂ©s comme substitut Ă une enquĂŞte Ă©pidĂ©miologique. Selon eux, les chercheurs prĂ©sentent des jalons pour la mise en Ĺ“uvre et l’assimilation de l’application Shield 2 (Hamaguen) , tout en rĂ©duisant l’utilisation du GSS. Selon la proposition, l’application sera basĂ©e sur des signaux Bluetooth (BLE) qui sont considĂ©rĂ©s comme plus prĂ©cis que les donnĂ©es de localisation. Les donnĂ©es GPS ne seront collectĂ©es qu’en cas de tests et de consentement supplĂ©mentaires.
La principale opposition Ă l’utilisation de l’application Ă©tait la crainte de faibles taux d’installation par les concernĂ©s, en raison d’une seule Ă©tude menĂ©e par des chercheurs de l’UniversitĂ© d’Oxford, mais l’intention des auteurs Ă©tait que mĂŞme en cas de pourcentages infĂ©rieurs, cette formule permet Ă la population de minimiser le taux de propagation du virus. Dans une première phase, une campagne de publicitĂ© va commencer dans laquelle un objectif d’un million d’installation sera fixĂ©, tout en testant l’efficacitĂ© et les solutions pour la population qui ne possède pas de smartphone.
L’Australie, Singapour, l’Islande et la Suisse ont rĂ©ussi Ă mettre en Ĺ“uvre des applications grâce Ă une campagne publique d’accompagnement. Dans la deuxième phase, il y aura un encouragement positif pour l’installation avec la fixation d’un objectif de trois millions d’installations et rendre l’application obligatoire pour monter dans les transports publics. Après cela, l’utilisation de l’ESG sera arrĂŞtĂ©e.
Dans le mĂŞme temps, l’utilisation de l’application devrait ĂŞtre inscrite dans la lĂ©gislation, comme en Australie, en France et en Italie, tout en dĂ©terminant la manière dont les informations sont utilisĂ©es, les sanctions en cas de mauvaise utilisation, le contrĂ´le parlementaire et la transparence concernant l’efficacitĂ© de l’utilisation.




