Les étudiants israéliens inventent une puce avec des bactéries intestinales

Une Ă©quipe d’Ă©tudiants du Technion a remportĂ© la mĂ©daille d’or dans la compĂ©tition internationale de l’IGEM (biologie synthĂ©tique) pour avoir inventĂ© une carte Ă  puce avec des bactĂ©ries intestinales qui peuvent dĂ©tecter des substances rapidement, Ă  moindre coĂ»t et de façon Ă©cologique.

L’objectif de la « biologie synthĂ©tique » est d’allier la biologie et l’ingĂ©nierie : dĂ©velopper des produits basĂ©s sur la crĂ©ation de nouveaux systèmes biologiques qui fonctionnent dans des cellules vivantes. Dans ce cas, l’Ă©quipe d’Ă©tudiants du Technion a inventĂ© ce qu’ils appellent un « Flash Lab ». En fait, il est chargĂ© avec des bactĂ©ries vivantes comme l’Escherichia coli.

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La bactĂ©rie E. coli vit normalement dans nos tripes. Comme beaucoup d’autres bactĂ©ries, ces flagelles se dĂ©placent dans une forme en spirale Ă  travers des environnements liquides et sont donc capables de chimiotaxie, ce qui signifie qu’elles se dĂ©placent en rĂ©ponse Ă  des stimulis chimiques.

La bactĂ©rie E. coli subit une attraction par le sucre ou un sirop d’acide aminĂ©. Une fois que leurs petits bio-systèmes perçoivent les « bonbons », elle va courir vers elle mais lors de la prĂ©sence d’une substance nocive comme l’alcool, elle va fuir.

L’Ă©quipe d’Ă©tudiants du Technion (Inbal Adir, Shilo Ohayon, Ofek Elul, Asif Gil Naor Granik, Tzila Davidov, Shani Weiner, Sharbel Zahran, Bar Mayo, Tal Fried, Shirane Tsedef, Nofar Shasha et Shiran Sarig) ont placĂ© le E. coli sur une puce qui peut ĂŞtre immergĂ©e dans un liquide qui permet de tester la substance spĂ©cifique dans l’environnement.

Si les bactéries, comme substance dans le liquide, se déplacent en masse, il y aura la création de groupes visibles de germes dans ou autour du liquide. Si elles ne le font pas, elles vont rester loin, en masse, en créant un groupe visible de germes qui ont fui.

Dans la nature, l’E. coli est attirĂ© par des sucres et des acides aminĂ©s et sont repoussĂ©s par certaines toxines. Ce qui est intĂ©ressant est de dĂ©tecter les mĂ©taux lourds ou les hormones dans notre approvisionnement en eau.

La première Ă©tape consiste alors Ă  crĂ©er des bactĂ©ries qui rĂ©agissent Ă  ces stimulants, explique le mentor de l’Ă©tudiant, le professeur Roee Amit. Il a utilisĂ© deux mĂ©thodes pour accomplir cela : Le ChimĂ©risme et l’ingĂ©nierie Ă  partir de zĂ©ro.

« Pensez aux bactĂ©ries comme un système d’exploitation qui a subi une Ă©volution au cours des millions d’annĂ©es », dit Amit. « Avec la biologie synthĂ©tique, nous essayons de crĂ©er une bactĂ©rie innovante du siècle ». Ce qui permet au bactĂ©ries de se dĂ©placer ».

Un système qui a Ă©voluĂ© au cours des millĂ©naires est le système de chimiotaxie, qui est le système naturel pour la dĂ©tection de bactĂ©ries bonnes et mauvaises par des substances chimiques. Quand il dĂ©tecte un bon produit chimique dans l’environnement, le système invite le germe Ă  se dĂ©placer vers lui, et vice versa.
« Nous éliminons le système naturel de la chimiotaxie et commençons à nous connecter à de nouveaux systèmes de détection », explique Amit.

Par exemple, il n’y a pas de E. coli dans la nature qui peuvent dĂ©tecter les antihistaminiques, mais, cette nouvelle mĂ©thode le permet.

Bien sĂ»r, il existe des tests chimiques pour de telles choses, mais ils ont tendance Ă  ĂŞtre si toxiques qu’ils ne peuvent pas ĂŞtre utilisĂ©s en dehors des hottes chimiques, explique Amit. L’utilisation de bactĂ©ries d’ingĂ©nierie est nettement plus propre et plus verte.