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Exclusif : la plupart des travailleurs étrangers qui travaillent avec des personnes âgées sont acceptés sans conditions préalables

Des études menées dans le monde entier indiquent que le personnel non qualifié et inexpérimenté, qui travaille dans des conditions sociales difficiles, est plus enclin à négliger et à maltraiter les personnes sans défense.

Aviad Hominer-Rosenblum de la Fondation Berel Katznelson a rĂ©cemment menĂ© une Ă©tude qui montre que la plupart des travailleurs Ă  l’Ă©tranger du ministère des Affaires sociales en IsraĂ«l sont embauchĂ©s sans presque aucun prĂ©requis, ne suivent pas de formation rĂ©gulière pour le travail difficile qu’ils ont l’intention de faire, ne sont pas correctement accompagnĂ©s ou encadrĂ©s, reçoivent un maigre salaire, travaillent avec un très grand nombre de locataires et ne survivent pas Ă  leur poste plus d’un an Ă  un an et demi.

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Il semble Ă©galement que le gouvernement n’assume aucune responsabilitĂ© quant Ă  leur formation et Ă  leurs conditions de travail. « Tant que cette situation perdurera, les locataires, qui font partie des populations les plus fragiles de notre sociĂ©tĂ©, ne recevront pas les soins adĂ©quats et les cas d’abus et de nĂ©gligence continueront », dĂ©plore Hominer-Rosenblum. L’Ă©tude, dont les rĂ©sultats sont publiĂ©s dans « Maariv » pour la première fois, prouve qu’environ les deux tiers des travailleurs des structures externalisĂ©es hors domicile ne sont pas professionnels, perçoivent un salaire bas qui ne dĂ©passe pas le salaire minimum en beaucoup et ne reçoivent pas de formation, d’orientation ou de supervision adĂ©quates. Cela reprĂ©sente au moins environ 10 000 travailleurs, dont 75 % sont des femmes et la plupart des travailleurs n’ont pas de convention collective.

Le rĂ©sultat – une attrition et un roulement très Ă©levĂ© des instructeurs et des thĂ©rapeutes d’environ un an et demi par employĂ© en moyenne, et ce sont les chiffres les plus centraux dans la vie des rĂ©sidents des Ă©tablissements. Une enquĂŞte menĂ©e dans le cadre de l’Ă©tude a rĂ©vĂ©lĂ© que 83% des formateurs des cadres n’ont pas suivi de formation dĂ©diĂ©e et 57% ont l’intention de quitter leur poste dans l’annĂ©e Ă  venir.

« Il est important de souligner que le ministère des Affaires sociales rĂ©dige ces jours-ci des appels d’offres qui dĂ©termineront Ă  quoi ressembleront une grande partie des cadres pertinents dans les annĂ©es Ă  venir et entre leurs mains, ainsi que les accords qui seront reçus dans le prochain budget de l’État, va changer la vie de dizaines de milliers de locataires dans les cadres du logement », dĂ©clare Huminer-Rosenblum, qui pointe dans ses recherches un certain nombre de solutions susceptibles d’amĂ©liorer considĂ©rablement la situation.

Il s’agit entre autres de solutions telles que le transfert de la responsabilitĂ© de la formation des travailleurs au ministère des affaires sociales et l’Ă©tablissement de conditions de seuil claires dans les appels d’offres qui incluent une formation dĂ©diĂ©e au travail dans les cadres, une amĂ©lioration significative de la rĂ©munĂ©ration conditions des travailleurs, un rĂ©examen de la politique qui permet le fonctionnement des institutions de prĂ©voyance par des sociĂ©tĂ©s Ă  responsabilitĂ© limitĂ©e dont l’intĂ©rĂŞt Ă©conomique va Ă  l’encontre du bien-ĂŞtre des locataires et des conditions des travailleurs et la lĂ©gislation de la loi rĂ©glementant les professions de prĂ©voyance .