Le Ministre français des Affaires Étrangères, Jean-Marc Ayrault a déclaré que son pays ne reconnaîtrait pas automatiquement un « État palestinien » si les pourparlers de paix échouaient.
Lors d’une visite au Caire, Ayrault semblait rĂ©futer les dĂ©clarations faites par son prĂ©dĂ©cesseur, Laurent Fabius.
Depuis des mois, la France travaille sur la prĂ©paration d’une confĂ©rence regroupant les deux parties, IsraĂ©lienne et  Palestinienne, ainsi que leurs partenaires amĂ©ricains, europĂ©ens et arabes, afin de relancer le processus de paix.
Jean-Marc Ayrault a rĂ©itĂ©rĂ© la volontĂ© d’organiser une confĂ©rence internationale sur la question israĂ©lo-palestinienne pour tenter d’Ă©viter une « explosion imminente » dans la rĂ©gion. Cependant, « sans conditions prĂ©alables » de Paris, a-t-il soulignĂ©.
Ajoutant que « rien n’est automatique. La France prend l’initiative et va se soumettre Ă ses partenaires. C’est donc une première Ă©tape. Il n’y a aucune condition prĂ©alable », a dĂ©clarĂ© le ministre. « Ce que nous voulons, et c’est notre engagement, c’est la relance d’un processus politique vers des nĂ©gociations, dans le but de rĂ©activer le processus de paix qui est notre prioritĂ©. Nous allons donc tout faire pour crĂ©er un climat favorable Ă la relance de ce processus ».
Il n’y a eu aucun commentaire immĂ©diat d’IsraĂ«l Ă ce sujet. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a, le mois dernier, qualifiĂ© la proposition française de  « dĂ©concertante » et a estimĂ© qu’elle serait vouĂ©e Ă l’Ă©chec.
Washington, qui a toujours servi d’intermĂ©diaire dans les nĂ©gociations de paix sur le conflit israĂ©lo-palestinien, n’a pas pris de position publique Ă propos de ce projet français.




