Au dĂ©but de la campagne Ă©lectorale, le dirigeant du MERETZ, Nitzan Horowitz, a reçu un coup politique sĂ©vère : le cĂ©lèbre journaliste « de gauche » Moti Gilat a publiĂ© un article dĂ©vastateur dans Haaretz sur les rĂ©sultats du travail d’Horowitz Ă la tĂŞte du ministère de la SantĂ© et a accusĂ© le ministre de tolĂ©rer la corruption. Pour les Ă©lecteurs du MERETZ, de telles accusations sont extrĂŞmement graves.
Le pamphlet en colère de Gilat contenait les faits suivants :
– Le ministre de la SantĂ© a « classé » le rapport des commissaires aux comptes du ministère des Finances sur les abus financiers de la direction de l’hĂ´pital de Wolsfon, a rejetĂ© sans explications satisfaisantes toutes les demandes des journalistes qui voulaient lire le texte intĂ©gral du rapport, et a fourni une « couverture » au directeur gĂ©nĂ©ral de l’hĂ´pital, Anat Engel.
– Horowitz a permis Ă Engel de « sortir de la lumière » du directeur du dĂ©partement d’oncologie, le Dr Ronen Brener, de mettre ses patients en danger, et n’a pas rĂ©pondu aux lettres dĂ©sespĂ©rĂ©es de patients qui se sont avĂ©rĂ©s « extrĂŞmes » dans cette guerre administrative . Les patients idolâtrent le Dr Brener, mais Ă cause de la grève des infirmières, inspirĂ©e, selon le journaliste, par la direction de l’hĂ´pital, ils sont transfĂ©rĂ©s dans d’autres services sous la direction du ministère de la SantĂ©.
– Le ministre de la SantĂ© et le directeur gĂ©nĂ©ral du dĂ©partement, Nahman Ash, qui a Ă©tĂ© nommĂ© par ses soins, n’ont pas rĂ©pondu aux nombreux appels des journalistes et Ă©ludĂ© l’implication dans les situations de conflit, n’ont pas protĂ©gĂ© les combattants contre la corruption dans la santĂ© publique.
Moti Gilat a tirĂ© des conclusions de grande portĂ©e du comportement du ministre – il a qualifiĂ© Horowitz de « chiffon politique », de dirigeant « veineux » et « gris » menant le Meretz Ă l’Ă©chec aux Ă©lections.
Nitzan Horowitz a rĂ©pondu aux accusations de Gilat par une publication tout aussi colĂ©rique mais mal motivĂ©e sur les pages du mĂŞme Haaretz. Il a accusĂ© le journaliste de franchir toutes les limites du permis et le journal de publier de tels documents « sans demander de commentaires », a Ă©numĂ©rĂ© ses rĂ©alisations dans le poste ministĂ©riel – mais s’est abstenu de toute argumentation factuelle sur le bien-fondĂ© des accusations en gĂ©nĂ©ral et sur la situation Ă l’hĂ´pital Wolfson – en particulier.




