Les mises en accusation contre des hommes politiques font partie intĂ©grante de la dĂ©mocratie du 21e siècle, mais une nation insulaire de l’ocĂ©an Indien a rĂ©ussi Ă crĂ©er une affaire jamais vue ailleurs. Patrick Hermini, leader du parti United Seychelles et chef de l’opposition dans le pays, a Ă©tĂ© accusĂ© de sorcellerie, ont rapportĂ© les mĂ©dias du petit pays.
La police du pays a indiquĂ© que Remini Ă©tait accusĂ© avec sept autres personnes dans une affaire liĂ©e Ă la dĂ©couverte de deux corps sur l’Ă®le centrale de MahĂ©. La police soupçonne Remini et ses complices d’avoir lancĂ© un sortilège destinĂ© Ă provoquer la mort et Ă dissimuler la mort des deux morts retrouvĂ©s. Remini et ses complices sont accusĂ©s de pratique de la sorcellerie, de possession d’objets liĂ©s Ă la sorcellerie et d’achat de services pour pratiquer la sorcellerie.
Le tribunal local a libĂ©rĂ© Remini et six de ses complices sous caution de 2 000 dollars, mais l’un des accusĂ©s, un rĂ©sident de Tanzanie, est toujours en dĂ©tention. Hermini affirme que les accusations portĂ©es contre lui sont une « dĂ©monstration politique » visant Ă nuire Ă sa rĂ©putation. Le bureau du procureur du pays affirme que le leader de l’opposition aurait correspondu avec un citoyen tanzanien qui, selon les allĂ©gations, pratiquait la sorcellerie, et qui a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© Ă l’aĂ©roport de la capitale Victoria Ă son arrivĂ©e dans le pays.
Il est également affirmé que des objets liés à la sorcellerie tels que des pierres, des objets en bois noir, des petites bouteilles de liquide brun, plusieurs types de poudres et des documents portant des « symboles sataniques de démons » ont été trouvés dans les affaires du citoyen tanzanien. Le bureau du procureur a également affirmé que des documents similaires avaient été retrouvés dans des églises du pays après avoir été vandalisés.
Hermini, qui a Ă©tĂ© prĂ©sident du parlement du pays entre 2007 et 2016, a dĂ©clarĂ© aux mĂ©dias locaux qu’une force de 40 policiers avait perquisitionnĂ© le siège du parti dans la capitale Victoria et son domicile. « Ils ont cherchĂ© des os, des parties de corps, des accessoires vaudous et des documents, mais ils n’ont rien trouvé », a dĂ©clarĂ© Hermini.
« Toute cette dĂ©monstration politique est l’Ĺ“uvre du prĂ©sident Wobel Ramakalvan, qui veut Ă©liminer ceux qui pourraient l’Ă©vincer du pouvoir lors des Ă©lections de 2005 », a dĂ©clarĂ© Hermini Ă l’agence de presse officielle du pays.





