Les groupes de dĂ©fense des droits humains refusent d’aider 52 palestiniens victimes de torture par l’AutoritĂ© palestinienne

Torture - Pixabay

Un groupe de 52 Arabes, rĂ©sidents de l’AutoritĂ© Palestinienne, qui nĂ©cessitaient des Ă©valuations mĂ©dicales coĂ»teuses pour demander une indemnisation Ă  la suite d’une dĂ©cision de justice dĂ©clarant l’AutoritĂ© Palestinienne coupable de torture, se sont adressĂ©s Ă  15 organisations de dĂ©fense des droits de l’homme diffĂ©rentes selon IsraĂ«l Hayom.

Sur les 15 ONG, seuls Physicians for Human Rights et le ComitĂ© pour la prĂ©vention de la torture ont offert leur assistance aux requĂ©rants. Le reste a refusĂ© d’aider ou a ignorĂ© les plaidoyers. L’organisation Yesh Din a exprimĂ© ses «sentiments de colère et de souffrance», mais a expliquĂ© qu’ils ne peuvent pas aider car ils ne reprĂ©sentent que «les victimes de violations lorsqu’elles sont blessĂ©es par les autoritĂ©s israĂ©liennes ou les citoyens israĂ©liens».

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Une autre ONG, Adalah, a dĂ©clarĂ© qu’ils « aident seulement les Palestiniens qui poursuivent l’Etat d’IsraĂ«l ».

Amnesty International a déclaré que leur organisation «ne dispose pas des outils professionnels nécessaires pour répondre aux besoins de ces réfugiés».

Bon Ă  savoir.

En aoĂ»t dernier, le juge Moshe Drori du tribunal de district de JĂ©rusalem a jugĂ© que l’AutoritĂ© palestinienne Ă©tait responsable du meurtre, de l’enlèvement, de l’emprisonnement, de la torture et du viol de 52 Arabes israĂ©liens ou de l’AutoritĂ© palestinienne. Le verdict sur ces cas, datant des annĂ©es 1995-2002, dĂ©crit la torture qui comprenait des dĂ©charges Ă©lectriques; castration; pendaison prolongĂ©e par les jambes avec la tĂŞte du prisonnier vers le bas ; verser du plastique bouillant sur les corps des prisonniers ; tirer les dents et les ongles; la privation de sommeil et la privation de nourriture ; ainsi que le meurtre et le viol de membres de la famille.

Le juge Drori a dĂ©cidĂ© que l’AP devrait assumer la responsabilitĂ© dĂ©lictuelle des demandeurs. La dĂ©cision a Ă©tĂ© une Ă©norme victoire pour les plaignants, mais il est vite devenu clair que pour obtenir leurs rĂ©parations, ils devaient fournir l’avis d’experts mĂ©dicaux dans divers domaines, ce qui Ă©tait une entreprise très coĂ»teuse.

Pour aider les plaignants, les avocats Barak Kedem et Aryeh Arbus se sont adressĂ©s Ă  15 organisations de dĂ©fense des droits humains, qui sont rĂ©gulièrement Ă  l’avant-garde de la lutte contre «l’occupation» israĂ©lienne, le sort des Arabes israĂ©liens et la dĂ©molition de maisons appartenant Ă  des familles terroristes. – et qui bĂ©nĂ©ficient de fonds très importants provenant de gouvernements Ă©trangers et d’organisations caritatives, ainsi que du New Israel Fund – mais ont reçu peu de rĂ©ponses, sans parler des offres rĂ©elles d’aide.

Le New Israel Fund, B’Tselem, les Rabbins pour les droits de l’homme et l’Association pour les droits civils en IsraĂ«l faisaient partie des groupes qui ont ignorĂ© les plaidoyers des plaignants.

Curieusement, Honenu, une sociĂ©tĂ© d’aide juridique le plus souvent associĂ©e Ă  des causes de droite, est apparue pour les plaignants. « Il est clair pour nous que cela fait partie du travail que nous avons entrepris Ă  Honenu », a dĂ©clarĂ© le directeur gĂ©nĂ©ral Shmuel (Zengi) Meidad. « L’abandon des personnes qui aident le peuple d’IsraĂ«l est un acte impardonnable de dĂ©pravation. »