Hadas Shtaif est la journaliste qui a révélé la corruption sexuelle en possédant le téléphone de Efi Naveh : « Immoralité et honte » 

Dans le cadre d’une enquĂŞte journalistique, le journaliste de la radio « Galey TSAHAL » Hadas Shtaif a reçu de sa source un ancien tĂ©lĂ©phone de Efi Nave, qui Ă©tait restĂ© dans le coffre-fort de l’appartement de son ex-femme. Hadas Shtaif  a demandĂ© Ă  un spĂ©cialiste de dĂ©chiffrer la dĂ©fense de l’appareil et de lire la correspondance de Naveh avec d’autres femmes.

Les avocats du suspect ont affirmĂ© que le bureau du procureur avait obtenu les documents incriminant contre leur client illĂ©galement. Cette thèse est diffusĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux par les partisans d’Ayelet Shaked. Cependant, ce n’est pas vrai. La journaliste Hadas Shtaif a violĂ© la loi, mais pas le parquet, qui les a reçues sur des bases parfaitement lĂ©gales, avec l’aval du conseiller juridique du gouvernement.

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Photo : Walla

Les vicissitudes juridiques de l’histoire, qui ont marquĂ© le dĂ©but d’une affaire pĂ©nale scandaleuse et qui ont Ă©branlĂ© tout le système judiciaire de l’État d’IsraĂ«l, ont Ă©té dĂ©crites jeudi par le correspondant de Haaretz, Haim Levinson.

Selon ses informations, les responsables de la radio « GalĂ© TSAHAL » ont immĂ©diatement compris que Hadas Shtaif  avait enfreint le code pĂ©nal au moment oĂą elle a ouvert le tĂ©lĂ©phone et lu la correspondance privĂ©e de Naveh. Cependant, les documents trouvĂ©s dans le tĂ©lĂ©phone Ă©taient d’une grande importance pour le public. Par consĂ©quent, le bureau du procureur militaire, qui supervise la station de radio « Galey TSAHAL », a entamĂ© des nĂ©gociations avec le bureau du procureur gĂ©nĂ©ral sur le transfert de documents incriminant en Ă©change de la libĂ©ration de Hadas Shtaif de toute responsabilitĂ© pĂ©nale.

Vu l’importance de l’affaire, le bureau du procureur gĂ©nĂ©ral a acceptĂ© d’accorder Ă  la journaliste une immunitĂ© en Ă©change de la remise du tĂ©lĂ©phone de Naveh. Le conseiller juridique du gouvernement, Avihai Mandelblit, s’est retirĂ© des affaires afin d’Ă©viter les conflits d’intĂ©rĂŞts, car Efi Naveh est son ami. La dĂ©cision a Ă©tĂ© prise par le dĂ©putĂ© Raz Ben-Izri.

La publication de correspondances privées extraites du téléphone de Naveh est interdite par le tribunal.

Dans une interview avec Globes, Hadas Shtaif a dĂ©clarĂ© qu’elle avait travaillĂ© sur cette enquĂŞte pendant un mois et demi, tenu des dizaines de rĂ©unions et dĂ©couvert « beaucoup de matĂ©riaux qui pourraient ne pas suffire au crime, mais tĂ©moigner de l’immoralité ». Selon la journaliste, si ces documents devenaient une propriĂ©tĂ© publique, ce serait «plus que honteux» pour le système rĂ©pressif.