Mahmud A Zahar, l’un des fondateurs du Hamas a dĂ©clarĂ© que le nouveau programme politique du groupe terroriste islamique qui a Ă©tĂ© interprĂ©tĂ© dans certains milieux par l’acceptation de l’idĂ©e d’un Etat palestinien sur les frontières de 1967 ne va pas empĂŞcher la volontĂ© de l’organisation de « libĂ©rer » toute la « Palestine ».
« Si il n y a pas de libĂ©ration de la Palestine par la rĂ©sistance aux frontières de 1967, nous irons directement libĂ©rer le reste de la Palestine et les territoires de 1948 sans aucune nĂ©gociation », a dĂ©clarĂ© Zahar lors d’une confĂ©rence Ă Gaza, selon le portail de nouvelles Resalah , liĂ© au Hamas.
Zahar a voulu rĂ©pondre aux critiques de l’organisation terroriste du Jihad islamique palestinien.
« En tant que partenaires de nos frères du Hamas dans la lutte pour la libération, nous sommes préoccupés par le document », a déclaré le chef adjoint du Jihad islamique, Ziad al Nakhala.
« Nous nous opposons Ă l’acceptation par le Hamas d’un Ă©tat dans les frontières de 1967 et nous croyons que c’est une concession qui nuit Ă nos objectifs », at-il dit sur le site Web du Jihad islamique.
Zahar a soulignĂ© que le Hamas ne reculait pas devant ses principes d’origine, en dĂ©clarant: « Si le Hamas libère 99,9% des terres de la Palestine, nous ne renoncerons pas au reste. »
« Nous ne pouvons pas renoncer Ă un millimètre de la terre de Palestine Ă l’Ă©chelle nationale , religieuse, et morale», a ajoutĂ© Zahar.
Le Hamas, est classĂ© comme une organisation terroriste par IsraĂ«l, les Etats-Unis et l’Union europĂ©enne et ce nouveau document du Hamas cherche Ă amĂ©liorer sa position dans la communautĂ© internationale.
Le document contient cependant des contradictions irréfutables.
Il accepte l’idĂ©e d’un Etat palestinien dans les territoires conquis par IsraĂ«l dans la guerre des Six Jours de 1967; mais en mĂŞme temps, il rĂ©itère l’impĂ©ratif de dĂ©truire IsraĂ«l. En outre, il rejette la crĂ©ation de l’Etat d’IsraĂ«l comme « illĂ©gale », rĂ©affirmant la demande palestinienne Ă l’ensemble de la Terre d’IsraĂ«l, et le soi-disant « droit de retour » pour tous les descendants des rĂ©fugiĂ©s. Elle se rĂ©serve Ă©galement le droit « Ă la rĂ©sistance et au jihad (guerre sainte) pour la libĂ©ration de la Palestine. »
IsraĂ«l a rejetĂ© le nouveau document faisant remarquer qu’il est une tentative grossière de « tromper le monde. »




