Hausse des prix : toutes les raisons pour lesquelles le repas des fĂŞtes sera plus cher que jamais

Si les prix des importations alimentaires en IsraĂ«l ont chutĂ© et que l’indice des coĂ»ts de production ne correspond pas aux donnĂ©es, qui pourrait ĂŞtre responsable de la flambĂ©e des prix dans les supermarchĂ©s ? La rĂ©ponse se trouve dans les rapports joyeux prĂ©sentĂ©s par les chaĂ®nes de distribution au deuxième trimestre.

Les prix des aliments en IsraĂ«l, Ă  l’exception des lĂ©gumes et des fruits, ont augmentĂ© de 4,2 % au cours des 12 derniers mois, jusqu’en aoĂ»t. Chaque citoyen le ressent et le voit lors de ses courses hebdomadaires. Les prix ont augmentĂ© encore plus fortement pour les plus pauvres (les deux dĂ©ciles infĂ©rieurs de la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne) : 4,6 % – bien plus que l’augmentation des prix alimentaires pour les plus riches, qui se trouvent dans les deux dĂ©ciles supĂ©rieurs (3,9 %).

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Il est donc important d’examiner la source de cette hausse forte et prĂ©occupante ?

Serait-ce dû aux prix des importations alimentaires, qui auraient augmenté et fait grimper les prix en Israël ? En réalité, les prix des importations alimentaires en Israël ont baissé de 3,2 % au deuxième trimestre de cette année par rapport au deuxième trimestre de 2023. La baisse des prix des aliments importés a suivi une baisse de 4 % au premier trimestre par rapport au premier trimestre de 2023.

Peut-ĂŞtre que les coĂ»ts de production des aliments chez les fabricants israĂ©liens ont augmentĂ© de manière significative, justifiant ainsi l’augmentation des prix alimentaires ?

Non, l’indice des prix Ă  la production dans le secteur alimentaire a augmentĂ© de 1,9 % l’an dernier, selon les donnĂ©es officielles, soit moins de la moitiĂ© de l’augmentation des prix alimentaires pour les consommateurs (4,6 %). Cependant, IsraĂ«l est un marchĂ© libre et compĂ©titif, et chaque importateur et fabricant dans le secteur alimentaire achète des intrants et vend ses produits Ă  sa guise. Les dĂ©taillants, c’est-Ă -dire les chaĂ®nes de supermarchĂ©s, sont en fin de chaĂ®ne.

Voyons si les profits des détaillants sont en hausse ?

Oui, ils le sont. Les rapports des entreprises de distribution publiques cotées en bourse pour le deuxième trimestre de cette année montrent une forte augmentation de leur rentabilité.

Les prix alimentaires ne sont qu’une partie de l’indice des prix Ă  la consommation, publiĂ© cette semaine, qui a bondi de 0,9 % – presque le double des prĂ©visions. L’indice annuel a grimpĂ© Ă  3,6 % en aoĂ»t, un sommet en 10 mois, au-delĂ  de l’objectif d’inflation du gouvernement qui est de 1 Ă  3 %. L’inflation Ă©rode les Ă©conomies des citoyens, rĂ©duisant rapidement la valeur rĂ©elle de leur argent, en particulier pour ceux qui conservent des liquiditĂ©s dans les banques, qui atteignent un total de 122,3 milliards de shekels.

Dans d’autres domaines, tels que l’habillement et les chaussures, les prix ont baissĂ© de 0,1 % au cours de l’annĂ©e Ă©coulĂ©e jusqu’en aoĂ»t. De mĂŞme, les prix des meubles ont diminuĂ© de 1,2 %. En revanche, les prix des billets d’avion ont augmentĂ© de 22,1 % en aoĂ»t, contribuant pour 45 % de la hausse totale de l’indice des prix Ă  la consommation.

Sans solution en vue

Pour l’instant, il n’y a pas de solution aux problèmes soulevĂ©s ici. Les Ă©normes injections de fonds du gouvernement pour financer la guerre, Ă  un coĂ»t de plus de 10 milliards de shekels par mois, ainsi que l’augmentation des dĂ©penses civiles, alimentent l’inflation. Toutefois, on peut espĂ©rer une lĂ©gère accalmie pendant les fĂŞtes, avec l’espoir d’une meilleure annĂ©e Ă  venir. Bon appĂ©tit pour ce repas festif coĂ»teux.