Hormuz, pétrole à 110 dollars, ultimatum de Trump : l’Iran joue avec le feu mondial

Le détroit d’Hormuz est devenu, dans la nuit du 5 au 6 avril 2026, l’épicentre d’une tension qui dépasse largement le conflit israélo-iranien pour toucher directement l’économie mondiale. Donald Trump a prolongé son ultimatum à l’Iran — ouvrir le détroit d’Hormuz — jusqu’au mardi soir à 20h00, heure de la côte Est américaine, soit mercredi à 3h00 du matin heure israélienne. Les marchés pétroliers ont immédiatement réagi. Et les Gardiens de la Révolution ont répondu par une déclaration qui ferme la porte à toute négociation sur ce point.

L’ultimatum de Trump et son prolongement

Trump avait initialement fixé une deadline au lundi. Il l’a prolongée au mardi, dans ce qui ressemble à un calcul diplomatique — maintenir la pression maximale tout en laissant une fenêtre supplémentaire. L’ultimatum est simple dans sa formulation : si le détroit d’Hormuz n’est pas rouvert, les États-Unis frapperont des installations énergétiques iraniennes. La menace est directe, sans ambiguïté, et elle a été prise au sérieux par les marchés mondiaux.

Les marchés pétroliers s’emballent

La réaction des marchés a été immédiate et significative. Le pétrole brut de type Brent — référence mondiale — a progressé de 1,4% pour atteindre 110,6 dollars le baril. Le pétrole américain WTI a grimpé de 1,8% à 113,6 dollars. Ces hausses, enregistrées dès dimanche, reflètent l’inquiétude réelle des opérateurs de marché face à une possible fermeture prolongée ou à une frappe américaine sur les infrastructures énergétiques iraniennes.

Le détroit d’Hormuz est le passage obligé d’environ 20% du pétrole mondial. Toute perturbation durable de ce couloir maritime se traduit mécaniquement par une hausse des prix de l’énergie à l’échelle planétaire — avec des conséquences directes sur l’inflation, les transports et les économies importatrices d’énergie, de l’Europe à l’Asie.

La réponse des Gardiens de la Révolution

Face à l’ultimatum américain, la marine des Gardiens de la Révolution a publié une déclaration qui ne laisse aucune place à l’ambiguïté : « Le détroit d’Hormuz ne reviendra jamais à son état précédent, en particulier pour les États-Unis et Israël. La marine des Gardiens de la Révolution finalise les préparatifs opérationnels du plan transmis par les autorités iraniennes pour un nouvel ordre dans le golfe Persique. »

Cette déclaration est d’une gravité considérable. Elle ne dit pas « nous résistons à la pression. » Elle dit « nous préparons activement un nouvel ordre régional. » C’est une posture offensive, pas défensive — et elle intervient au moment précis où Trump prolonge son ultimatum et où Tsahal complète une nouvelle vague de frappes sur Téhéran.

Qom frappée, l’escalade continue

Dans ce contexte, des rapports en provenance d’Iran font état d’au moins cinq morts dans une frappe américano-israélienne sur la ville de Qom. Parallèlement, Tsahal a complété une nouvelle vague d’attaques sur Téhéran dans la matinée du 6 avril. Channel 12 rapporte des efforts intenses pour parvenir à un cessez-le-feu de 45 jours entre les États-Unis et l’Iran — mais la déclaration des Gardiens de la Révolution sur Hormuz, publiée dans la même fenêtre temporelle, suggère que Téhéran n’est pas encore en position de négocier depuis une posture d’apaisement.

Le pétrole à 110 dollars, un ultimatum présidentiel américain, une déclaration de guerre économique iranienne sur le détroit le plus stratégique du monde — la nuit du 5 au 6 avril 2026 a posé les jalons d’une crise énergétique mondiale dont personne, à ce stade, ne connaît encore l’issue.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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