Yizhar Sharon (66 ans) de Kfar Saba devait fĂŞter son 67e anniversaire dans environ un mois. Après avoir Ă©tĂ© blessĂ© trois fois au cours de son service militaire au Sinai lors de la guerre de Yom Kippour, et un an plus tard sur le mont Hermon et en 1977 lorsqu’il a empĂŞchĂ© une grande explosion de munitions et a reçu une mĂ©daille de champion pour cela, le hĂ©ros de guerre est mort du corona le soir de Roch Hachana.
Le fils de Yizhar, Omri Sharon (28 ans), dit que son père, Ă©tait une personne en bonne santĂ© et n’avait aucune maladie d’origine, il a apparemment contractĂ© le virus pendant qu’il Ă©tait au travail, mais on ne sait pas de qui. Pendant son hospitalisation, ils ont Ă©tĂ© en contact tĂ©lĂ©phonique avec lui et WhatsApp jusqu’Ă ce que son Ă©tat se dĂ©tĂ©riore et qu’il soit rĂ©animĂ© et dĂ©cède rapidement.
«Le père Ă©tait un père de famille au grand cĹ“ur, qui aimait donner et aimer les autres et son pays. Il a grandi dans un kibboutz, un homme proche de la nature et des animaux. Il aimait beaucoup la Terre d’IsraĂ«l et Ă©tait liĂ© Ă cette terre. Il Ă©tait un athlète dans sa jeunesse, un athlète exceptionnel, qui jouait au handball « Pendant longtemps, il Ă©tait le champion du saut Ă la perche. C’Ă©tait un homme intelligent et cynique, avec un plein sens de l’humour. Il se moquait toujours de lui-mĂŞme en disant qu’il Ă©tait le champion du saut Ă la perche, car Ă cette Ă©poque, il n’y avait personne d’autre qui a sautĂ© la perche en IsraĂ«l. C’Ă©tait une telle personne. »
Omri dit que son père s’est portĂ© volontaire pour les milouim jusqu’Ă il y a un an et a terminĂ© son service avec le grade de lieutenant-colonel. Le regrettĂ© Yizhar Sharon avait l’intention d’Ă©crire ses souvenirs de la guerre du Yom Kippour, mais cela ne s’est pas concrĂ©tisĂ©.
Les membres de la famille notent que Sharon a adhĂ©rĂ© aux directives de distance sociale et du port de masques. «Mon père Ă©tait un militaire, et aussi en tant que citoyen, il Ă©tait très disciplinĂ© et respectait les instructions d’une manière très rigoureuse. Il est restĂ© longtemps Ă la maison, puis Ă son retour au travail, il a Ă©tĂ© infectĂ©. Il portait toujours un masque, mĂŞme lorsqu’il dĂ©posait les ordures, mais il y avait d’autres personnes qui ne faisaient pas attention.
«Nous avons payĂ© le prix le plus Ă©levĂ© possible, c’Ă©tait un homme dont il lui restait encore beaucoup d’annĂ©es Ă vivre. Il ne pourra pas nous voir nous marier. Rona, la fille de ma sĹ“ur, a 10 mois. Elle est nĂ©e en Allemagne en fĂ©vrier et mon père Ă©tait censĂ© la rencontrer pour la première fois. En raison du corona, le vol a Ă©tĂ© annulĂ© et maintenant il ne la reverra plus. Ma sĹ“ur est venue en IsraĂ«l avec sa famille et Rona, mais malheureusement, il Ă©tait trop tard. Il a ratĂ© tout ce que nous aurions pu vivre avec lui. «Â
Le fils Omri a Ă©galement dĂ©clarĂ© : « La blague Ă son sujet Ă©tait qu’il avait neuf âmes. MĂŞme en tant que citoyen, il a souvent survĂ©cu Ă une situation potentiellement mortelle. Mais il ne pouvait pas se battre contre le corona. Ă€ l’hĂ´pital, il a probablement compris que c’Ă©tait nous qui ne comprenions pas. L’incertitude dans cette maladie est terrible.
La dĂ©tĂ©rioration de cette maladie est si soudaine que nous avons reçu des appels du personnel mĂ©dical chaque fois qu’il y avait une aggravation. C’Ă©tait un cauchemar. « Quand vous rompez avec quelqu’un que vous aimez, c’est toujours difficile, mais le fait que vous ne puissiez pas dire au revoir correctement rend cette situation encore plus difficile. »





