L’agence de nouvelles iranienne IRNA a rapportĂ© que l’arbitrage commercial international Ă Genève, a ordonnĂ© Ă IsraĂ«l de payer Ă l’Iran 1,1 milliard ainsi que les frais de justice.
En 1968, CPEA a signĂ© un accord avec TĂ©hĂ©ran qui comprenait le transfert de pĂ©trole iranien vers le port d’Eilat pour ses besoins en exportation vers l’Europe et pour transfĂ©rer le pĂ©trole iranien depuis le Golfe persique, jusqu’au port d’Eilat en IsraĂ«l, sans passer par le canal de Suez.
Depuis Eilat, le pĂ©trole Ă©tait transfĂ©rĂ© vers le port mĂ©diterranĂ©en d’Ashkelon via l’olĂ©oduc trans-israĂ©lien, mais après la rĂ©volution islamique de 1979 et la chute du Shah, l’Iran a annulĂ© le contrat, car il ne reconnaissait pas IsraĂ«l.
En rĂ©ponse, IsraĂ«l a confisquĂ© les avoirs iraniens et a menĂ© des procĂ©dures judiciaires contre l’Iran, qui ont toutes Ă©tĂ© rejetĂ©es par les juridictions internationales et IsraĂ«l n’a pas payĂ© la moitiĂ© des recettes que l’Iran Ă©tait censĂ©e obtenir.
L’Iran a accusé IsraĂ«l, et a notamment exigĂ© une compensation pour la perte de plusieurs milliards de sa participation dans le pipeline. En 2004, la Cour europĂ©enne a ordonnĂ© Ă l’entreprise de carburant israĂ©lien de verser une indemnitĂ© Ă l’Iran, mais l’affaire reste en suspend.
«IsraĂ«l n’a pas l’intention de verser une indemnitĂ© Ă l’Iran » – a rĂ©pondu mercredi soir l’Agence iranienne du ministère des Finances. – Sans entrer dans les dĂ©tails de l’affaire, nous notons que le droit commercial interdit le transfert d’argent Ă un ennemi ».
Dans sa dĂ©cision, le tribunal suisse a indiquĂ© que, outre les indemnitĂ©s, CPEA devait Ă©galement verser Ă l’Iran 7 millions de dollars pour les frais de justice.
La société CPEA a refusé de commenter les informations diffusées par les médias iraniens.




