La classe politique israélienne s’est réveillée ce dimanche sous le choc. Le sénateur républicain américain Lindsey Graham, l’un des soutiens les plus constants et les plus fervents d’Israël au Congrès des États-Unis, est mort dans la nuit à l’âge de 71 ans. La nouvelle a immédiatement suscité une vague de réactions émues chez les responsables israéliens, toutes tendances confondues, qui saluent en lui un ami sincère de l’État juif jusqu’à ses derniers jours.
Le président de l’État, Yitzhak Herzog, a été parmi les premiers à réagir. Dans un message publié ce matin, il a dit avoir appris « avec stupeur et douleur » la disparition soudaine de celui qu’il décrit comme « mon cher ami, un grand ami d’Israël et un grand patriote américain ». Herzog n’a pas ménagé ses mots pour qualifier l’ampleur de la perte : selon lui, le sénateur Graham fut « un phare de clarté morale et un véritable leader du partenariat entre les États-Unis et Israël ». Le président israélien a insisté sur la fidélité du sénaturé dans les moments les plus difficiles traversés par le pays, affirmant que ni lui ni la nation n’oublieraient jamais comment Graham s’était tenu aux côtés du peuple d’Israël dans ses heures les plus dures. Il a conclu son hommage en adressant ses pensées à la famille et aux proches du défunt.
Un « frère » salué par tout l’échiquier politique
Le président du parti Yesh Atid… non, c’est le président du parti Bayit — reprenons : c’est Naftali Bennett, à la tête du parti « Beyahad », qui a réagi sur le réseau X en des termes personnels et chaleureux. Il a écrit avoir eu « le cœur brisé » en apprenant la mort de son ami le sénateur Graham. Pour lui, l’Amérique a perdu « un patriote loyal », et Israël « l’un de ses meilleurs amis ». Bennett a rappelé que Graham s’était tenu aux côtés d’Israël dans les moments les plus difficiles, avec courage, avant d’adresser ses pensées et ses prières à la famille du disparu.
Du côté du gouvernement, le ministre de la Défense Israël Katz a lui aussi exprimé une « profonde tristesse » face au départ de celui qu’il présente comme « un véritable ami de l’État d’Israël et l’un de ses soutiens les plus solides ». Katz a souligné que Graham avait, au fil des années, œuvré sans relâche à renforcer le partenariat stratégique entre Washington et Jérusalem, se faisant la voix claire et déterminée du soutien à la sécurité d’Israël et à son droit de se défendre.
Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, a livré l’un des hommages les plus personnels. « Abasourdi et attristé par la disparition soudaine de mon ami, le sénateur Lindsey Graham », a-t-il écrit, avant de le décrire comme l’un des plus grands amis d’Israël et du peuple juif, aux États-Unis comme dans le monde entier. Saar a évoqué un homme doté d’un cœur immense et d’un charme personnel rare, doué d’une vision claire de la réalité et d’un engagement sincère envers ses valeurs. Selon le chef de la diplomatie israélienne, le soutien de Graham à Israël et à sa sécurité était intense et constant. « L’État d’Israël a perdu un ami immense. Israël ne t’oubliera pas, mon ami », a-t-il conclu.
Le président du parti Shas, le député Aryeh Deri, a lui aussi tenu à rendre hommage au sénateur disparu, se disant très attristé d’apprendre la nouvelle concernant celui qu’il qualifie de l’un des plus grands amis de l’État d’Israël et l’un des « Hassidei Oumot Haolam » de notre génération, une expression désignant traditionnellement les non-Juifs ayant œuvré en faveur du peuple juif. Deri a salué le courage dont Graham a fait preuve en se tenant aux côtés d’Israël, sa lutte sans compromis contre l’axe du mal iranien et le terrorisme, ainsi que sa contribution significative au renforcement de l’alliance solide entre Israël et les États-Unis. « L’État d’Israël a perdu un véritable ami. Que sa mémoire soit bénie », a-t-il écrit.
Cette unanimité dans le deuil traverse les clivages politiques israéliens habituels, entre figures du gouvernement actuel et voix de l’opposition, signe de la place particulière qu’occupait Graham dans les relations israélo-américaines. Le sénateur de Caroline du Sud s’était rendu à de multiples reprises en Israël au fil des années, y compris dans des périodes de grande tension sécuritaire, et n’avait jamais caché son attachement à l’État hébreu, y compris lors des campagnes militaires les plus controversées à l’étranger. Israël Hayom rappelle à cette occasion l’une de ses déclarations marquantes, prononcée il y a un an dans les colonnes du journal, où il avait affirmé à ses interlocuteurs israéliens qu’ils menaient « le combat de l’humanité tout entière ».
Aucun détail n’a pour l’heure été communiqué sur les circonstances précises du décès du sénateur, ni sur la tenue de futures cérémonies en son hommage. Les réactions continuent d’affluer ce dimanche matin dans la sphère politique israélienne, à mesure que la nouvelle se propage.
Pour suivre l’actualité des relations entre Israël et ses alliés au Congrès américain, notre rédaction vous invite à consulter notre article sur les prises de position de Naftali Bennett sur l’avenir politique d’Israël, ainsi que l’ensemble de notre couverture sur Infos-Israel.News.






