IsraĂ«l a condamnĂ© le coup d’État militaire de lundi dans la nation asiatique du sud-est du Myanmar et a appelĂ© Ă la libĂ©ration du chef d’État du pays et d’autres hauts responsables du gouvernement.
« IsraĂ«l suit la situation au Myanmar avec inquiĂ©tude et demande la libĂ©ration du chef de l’Etat Aung San Suu Kyi ainsi que des dirigeants et personnalitĂ©s publiques arrĂŞtĂ©s », a dĂ©clarĂ© le ministère israĂ©lien des Affaires Ă©trangères dans un communiquĂ©.
«Israël continue de soutenir le peuple du Myanmar et le processus de démocratisation et appelle à la préservation de la paix, du calme et de l’état de droit dans le pays et à la prévention de la violence», indique le communiqué.
IsraĂ«l et le Myanmar entretiennent des relations Ă©troites depuis des dĂ©cennies, qui remontent au dĂ©but officiel des relations en 1953. Le Myanmar a Ă©tĂ© le premier pays d’Asie du Sud-Est Ă reconnaĂ®tre IsraĂ«l comme un État indĂ©pendant.
Lundi soir, le ministère israĂ©lien des Affaires Ă©trangères a dĂ©clarĂ© Ă JewishPress.com qu’il Ă©tait en contact avec l’ambassade d’IsraĂ«l Ă Yangon et que son personnel, leurs familles et les citoyens israĂ©liens du Mayanmar «tout va bien».
Les citoyens locaux sont, pour le moment, en sécurité, mais pas nécessairement «bien», et la grande majorité souhaite voir le retour de leur gouvernement démocratiquement élu.
Lors d’une rĂ©union d’urgence tenue mardi par le Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations Unies, l’envoyĂ©e de l’ONU du Myanmar, Christine Schraner Burgener, a exhortĂ© l’organisme mondial à «envoyer collectivement un signal clair en faveur de la dĂ©mocratie au Myanmar».
Mais comme cela arrive trop souvent, le Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU n’a pris aucune mesure.
Biden menace de rĂ©tablir les sanctions contre le Myanmar Ă la suite d’un coup d’État militaire.
Le prĂ©sident amĂ©ricain Joe Biden a toutefois dĂ©clarĂ© dans un communiquĂ© de la Maison Blanche que le coup d’État reprĂ©sentait «une attaque directe contre la transition du pays vers la dĂ©mocratie et l’Ă©tat de droit» et a averti qu’il pourrait entraĂ®ner la rĂ©imposition de sanctions contre le Myanmar. par les États-Unis.
La chef de l’Etat du pays, Suu Kyi, laurĂ©ate du prix Nobel de la paix, a remportĂ© une victoire Ă©crasante en 2015 avec son parti pour Ă©tablir le premier gouvernement civil dĂ©mocratiquement Ă©lu du pays en un demi-siècle, après avoir passĂ© 15 ans en rĂ©sidence surveillĂ©e dans la lutte pour apporter la dĂ©mocratie Ă sa nation.
Son peuple l’appelle la «mère» de la nation.
Lundi, les forces armées du pays ont renversé son gouvernement démocratiquement élu, arrêté Suu Kyi et transféré le pouvoir au commandant en chef du Myanmar, le général Min Aung Hlaing.
Une annonce lue lundi sur Myawaddy TV , propriĂ©tĂ© de l’armĂ©e, a dĂ©clarĂ© que Hlaing serait en charge du pays pendant un an.
Un nouveau cabinet composĂ© de gĂ©nĂ©raux actuels et anciens et de conseillers d’un prĂ©cĂ©dent gouvernement dirigĂ© par l’ancien gĂ©nĂ©ral Thein Sein a tenu sa première rĂ©union mardi.
Cette nuit-là , à 20 heures, heure locale, le peuple du Myanmar a organisé une action de désobéissance civile pour «frapper la ferronnerie» et exprimer ainsi sa colère et son défi à l’armée au pouvoir qui avait renversé son gouvernement démocratiquement élu.
L’un de ceux qui se tenaient dehors pour frapper ses casseroles a postĂ© ce tweet : «Je n’ai jamais Ă©tĂ© un voisin, mais ce soir, c’est la nuit. Tout le monde dans la rue est sorti en frappant tout ce qu’ils avaient, toute l’inondation de bruit. Tout comme le bouclier qui frappe pour un cri de guerre unifiĂ©, criant une prière pour le chef bien-aimĂ©.
«Pour tous les messages et mĂ©dias, si vous voulez partager des photos pour les utiliser, n’hĂ©sitez pas Ă le faire. En tant que photographe, c’est tout ce que je pouvais faire pour le moment. Amour, paix et respect ».





