IsraĂ«l se prĂ©pare Ă  couper l’Ă©lectricitĂ© et l’eau Ă  Gaza si le Hamas n’accepte pas de prolonger le cessez-le-feu

IsraĂ«l envisage de couper l’approvisionnement en Ă©lectricitĂ© de la bande de Gaza Ă  moins que le Hamas n’accepte de libĂ©rer les otages. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une sĂ©rie de mesures visant Ă  accroĂ®tre la pression sur le groupe terroriste.

Jérusalem pourrait également bloquer complètement l’approvisionnement en eau, comme elle l’a fait au début de la guerre, et de nouvelles opérations militaires sont également envisagées.

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« Si le Hamas persiste et ne libère pas nos otages, il y aura des mesures supplĂ©mentaires que je ne discuterai pas pour l’instant », a dĂ©clarĂ© le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une rĂ©union du cabinet.

IsraĂ«l avait prĂ©cĂ©demment cessĂ© de fournir de l’aide humanitaire Ă  Gaza, mais les responsables ont dĂ©clarĂ© que cette dĂ©cision avait eu peu d’impact sur la situation. Le gouvernement est dĂ©sormais prĂŞt Ă  accroĂ®tre encore la pression.

Si les négociations échouent, l’armée israélienne reprendra ses opérations militaires à grande échelle en utilisant des équipements et des armes récemment reçus des États-Unis. Cependant, le Hamas n’a probablement pas non plus perdu le temps du cessez-le-feu.

L’objectif actuel de Netanyahu est de prolonger la trĂŞve d’au moins une semaine, en attendant une visite dans la rĂ©gion de l’envoyĂ© du prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump au Moyen-Orient, Steve Witkoff.

L’entourage du Premier ministre affirme qu’il envisage la possibilitĂ© d’un retour Ă  court terme Ă  l’action militaire, mais prĂ©fère attendre les rĂ©sultats des nĂ©gociations. Dans le mĂŞme temps, Netanyahu se montre sceptique quant aux perspectives de mise en Ĺ“uvre de la deuxième Ă©tape de l’accord.

L’arrêt de l’aide humanitaire a été présenté comme l’un des outils utilisés pour faire pression sur le Hamas afin qu’il accepte l’offre américaine de prolonger l’accord.

Toutefois, la dĂ©cision d’arrĂŞter les livraisons a Ă©tĂ© prise sans discussion au sein du cabinet, ce qui contredit la dĂ©cision d’avril du mĂŞme cabinet, selon laquelle la livraison d’aide Ă  Gaza contribue Ă  atteindre des objectifs militaires. Cette dĂ©cision contredit Ă©galement l’article 14 de l’accord actuel entre IsraĂ«l et le Hamas, qui oblige IsraĂ«l Ă  poursuivre ses livraisons pendant les nĂ©gociations sur la deuxième phase de l’accord.

L’arrĂŞt des fournitures humanitaires a suscitĂ© une vague de critiques de la part de la communautĂ© internationale. L’Arabie saoudite a publiĂ© une dĂ©claration officielle condamnant cette dĂ©cision, Ă  laquelle se sont Ă©galement joints l’Égypte et l’ONU.

Les autoritĂ©s israĂ©liennes ont donnĂ© aux mĂ©diateurs plusieurs jours pour persuader le Hamas de revenir Ă  la table des nĂ©gociations et d’accepter les termes d’un accord qui n’inclut pas le maintien du groupe au pouvoir dans la bande de Gaza.

 » Kan 11 « , citant un diplomate de haut rang d’un des pays arabes, a rapportĂ© que le Hamas, dans les coulisses, n’est pas aussi catĂ©gorique sur le « plan Witkoff » qu’il l’est en public. Et l’organisation est intĂ©ressĂ©e Ă  poursuivre les nĂ©gociations.

Selon les services de renseignements israĂ©liens, 59 personnes restent captives du Hamas, dont 24 pourraient ĂŞtre en vie et au moins 35 pourraient ĂŞtre mortes. Le plan en cours d’Ă©laboration, connu en IsraĂ«l sous le nom de « Plan Whitkoff », prĂ©voit que la moitiĂ© des otages restants seront libĂ©rĂ©s le premier jour après sa signature, et le reste dans les jours suivants.

Si les parties parviennent à un accord, cette étape deviendra la base des négociations ultérieures. Si le Hamas accepte les conditions proposées, la trêve pourrait durer des semaines, affirment des responsables israéliens. Sinon, la seule alternative est de reprendre les hostilités.