Dickstein a grandi dans la localitĂ© d’Eli et a vĂ©cu Ă Elazar. Il s’est mariĂ© il y a un an et trois mois et laisse dans le deuil son Ă©pouse Miriam, ses parents et ses cinq frères et sĹ“urs. Son père Ilan est colonel dans l’armĂ©e, commandant de la brigade Etzioni et ancien commandant de la patrouille Golani. Il a Ă©tĂ© grièvement blessĂ© lors de l’opĂ©ration « Mur de protection ».
Le père Ilan Dickstein a dĂ©clarĂ©, avec l’uniforme de Tsahal : « Mon cher fils, nous avons Ă©tudiĂ© la Bible ensemble depuis l’âge de cinq ans jusqu’Ă la Bar Mitzvah.
« Ensemble, nous avons fait une sĂ©rie de voyages Ă vĂ©lo dans le dĂ©sert de JudĂ©e et avons gravi le Gilboa. » Durant ton service militaire en gĂ©nĂ©ral, depuis que tu es devenu officier et commandant des Golani en particulier, nous avons beaucoup parlĂ© et correspondu sur les questions de commandement, de leadership et de mĂ©tier militaire. Tu as Ă©tĂ© modèle dans ta vie civile et en tant que commandant dans l’armĂ©e, par une combinaison de dĂ©termination, de mode de vie et d’une sensibilitĂ© infinie envers ta femme, ta famille, tes amis, tes subordonnĂ©s et mĂŞme tes commandants.
Dans sa nĂ©crologie, la mère de Zofia a dĂ©clarĂ© : « Mon fils unique, combien je t’aime. Mon Ivri, mon Ivri, ma douceur, la chĂ©rie de mon cĹ“ur. Mon cĹ“ur est trop petit pour contenir la douleur. Ces dernières jours, mon âme n’a pas connu le repos. Mon âme est liĂ©e Ă ton âme. J’ai senti les battements de ton cĹ“ur, mon doux fils, j’ai toujours ressenti un lien et une connexion qu’aucun mot ne peut exprimer. Tu es nĂ© pur, tu as vĂ©cu pur toute votre vie et vous tu mort pur et saint. »
La veuve Miriam a dĂ©clarĂ© lors des funĂ©railles : « Mon Ivri, l’amour de ma vie, mon monde entier, mon hĂ©ros, le hĂ©ros d’IsraĂ«l. Autant je t’ai adorĂ© dans ta vie, autant je fais de mĂŞme maintenant. Tu as apportĂ© toutes les valeurs et l’amour de la patrie. J’ai eu le privilège d’ĂŞtre ton Ă©pouse depuis un an et demi, d’ĂŞtre Ă tes cĂ´tĂ©s et de parcourir ensemble le chemin. MĂŞme si la route Ă©tait coupĂ©e au milieu, tu es toujours avec moi. Combien nous rĂŞvions de fonder une famille, de vivre ensemble et de rĂ©aliser nos rĂŞves, combien tu voulais ĂŞtre père. Des rĂŞves qui ne se rĂ©aliseront plus. »
Sa sĹ“ur Amana a dĂ©clarĂ© : « J’ai essayĂ© d’Ă©crire et j’ai senti que c’Ă©tait difficile de l’accepter. Ivri, je t’aime Ă des niveaux que tu ne comprends mĂŞme pas. RĂ©veille-moi de ce cauchemar, je n’y suis vraiment pas Ă ma place. J’ai toujours pensĂ© qu’il s’agissait uniquement de gens hĂ©roĂŻques et extraordinaires. Je suis si faible et si petite, mais j’ai des parents fous, c’est si classique que cela leur arrive.

Sa sĹ“ur Tamar a Ă©galement rendu hommage lors des funĂ©railles. « Je te remercie pour le Shabbat que nous avons eu ensemble il y a trois semaines », a dĂ©clarĂ© Tamar. « Un Shabbat en famille oĂą nous avons eu le privilège d’ĂŞtre ensemble après quatre mois sans te voir mon Ivri. Merci pour le charmant Shabbat en famille que nous avons eu, merci pour mes parents qui nous ont appris de la manière la plus simple que le peuple d’IsraĂ«l passe avant tout.
« Mon frère Ivrikosh, je ne peux pas croire que je t’Ă©cris et te dis au revoir. Je n’y crois pas . Dès le dĂ©but de la guerre, j’avais peur des coups Ă la porte et Je les ai imaginĂ©s, parce que je savais qui tu Ă©tais le meilleur et allait de l’avant. Je t’admirais, j’ai toujours dit que je voulais Ă©pouser quelqu’un comme papa et toi, nous, les sĹ“urs, parlions de combien tu es bon, trop bon , je ne t’ai jamais vu t’Ă©nerver, tu as respectĂ© papa et maman ».
Miriam, l’Ă©pouse du regrettĂ© astronaute Ivri Dickstein, est revenue de ses funĂ©railles et a reçu une livraison de fleurs et de chocolat qu’il avait commandĂ© pour elle avant d’ĂŞtre tuĂ©.









