En quelques minutes en voiture, le paysage a commencĂ© Ă se reflĂ©ter dans un paysage diffĂ©rent : espace vert, mer, sable et pierre, faisant allusion Ă la grande variĂ©tĂ© d’expĂ©riences menĂ©es ici.
« Nous sommes arrivés », a déclaré le commandant des tests, et non loin de nous, je pouvais déjà identifier le char Mark 4, et en face un missile RPG et une caméra émettant tout ce qui se passait dans une salle protégée à proximité.
Ă€ travers les Ă©crans, un des responsa-bles de l’expĂ©rience, portant un casque et un gilet pare-balles, chargeait un missile dans le canon. Le doigt du second commandant dans la salle a Ă©tĂ© alertĂ© par un gros bouton rouge, comme dans les films, alors qu’il commençait Ă dĂ©buter un compte Ă rebours… jusqu’Ă … que le missile soit sorti du lanceur, et son système fictif de « coupe-vent » qui a fonctionnĂ© et oĂą l’expĂ©rience s’est avĂ©rĂ©e ĂŞtre un succès.

Le commandant du champ expĂ©rimental, le major Iman Pero, a dĂ©clarĂ© que « tous les moyens qui nous sont proposĂ©s subissent une longue sĂ©rie de tests en profondeur au fil du temps, et c’est avant mĂŞme que nous songions Ă le supprimer », notant que « ce système a encore beaucoup Ă faire ».
Si, par exemple, l’unitĂ© Givati ​​identifie une menace ou une difficultĂ© qui nĂ©cessite un outil spĂ©cifique de l’armĂ©e pour le neutraliser, ils se tournent vers le service des armements, Ă©crivent ensemble une demande opĂ©rationnelle qui nous parviennent alors jusqu’Ă nous, l’unitĂ© de Matmun de la division de technologie terrestre.  »

En fait, derrière chaque expérience se trouve le personnel de Matmun (opérations, technologies, R & D et expériences). La demande d’expéri-mentation arrive à l’unité et est transférée au service concerné qui traite du domaine dans lequel le produit est connecté au sein même de l’appareil, de sorte que les demandes comme de création de lasers spéciaux, par exemple, atteignent un emplacement différent de celui d’un véhicule autonome ou d’un missile.

Dès que la demande arrive, IDF a deux options : soit prendre un produit du « rayon », c’est-Ă -dire un produit dĂ©jĂ en cours de dĂ©veloppement au sein du dĂ©partement lui-mĂŞme, soit donner l’idĂ©e aux dĂ©veloppeurs qui tenteront de crĂ©er un produit Ă partir de zĂ©ro qui fournira la rĂ©ponse requise et peut-ĂŞtre mĂŞme plus. « Il y a une unitĂ© de dĂ©veloppement dĂ©diĂ©e Ă Matmon, capable de dĂ©velopper et d’inventer des solutions Ă de nouveaux problèmes et dans tous les domaines qui lui viennent Ă l’esprit dans le cadre de l’armĂ©e ».
L’outil qui doit ĂŞtre inspectĂ© dans la zone expĂ©rimentale subit de nombreuses actions afin d’examiner sa survie dans des conditions extrĂŞmes, des tempĂ©ratures et des conditions mĂ©tĂ©orologiques variables, ainsi que le test « d’espĂ©rance de vie » qui Ă©valuera combien de temps il restera utilisable.

Comment savoir si une expérience a réussi ou échouée ?
« De notre point de vue, mĂŞme si le produit fonctionne correctement et si c’est un succès, ou que vous avez Ă©chouĂ© ou que vous devez vous amĂ©liorer ou si le produit Ă©choue, il aura gĂ©nĂ©ralement des signes Ă©vidents. Par exemple dans ce cas, nous renvoyons le produit au fabricant avec les dĂ©tails et attendons son retour. En revanche, il est facile de dĂ©tecter une expĂ©rience Ă©chouĂ©e en quelques secondes : s’il y a eu une explosion avant qu’elle ne doit en ĂŞtre une, ou si les conditions mĂ©tĂ©orologiques l’ont affectĂ©e, nous devrons agir pour amĂ©liorer le produit.  »
« Il est important de pousser les armes Ă la limite de leurs capacitĂ©s – et mĂŞme au-delĂ . Nous sommes des partenaires Ă part entière dans l’expĂ©rimentation du produit, nous rĂ©digeons un rapport et en tirons des leçons tout au long du processus. Nous sommes Ă©galement en pleine mutation. Les modèles nous parviennent et nous pensons Ă des fonctions que parfois le fabricant ne pensait mĂŞme pas, de manière Ă ce qu’elles correspondent Ă l’objectif final. »

Le commandant sur le terrain a soulignĂ© que la question des cerfs-volants et des ballons en feu utilisĂ©s par les organisations terroristes dans la bande de Gaza est un bon exemple, plus pertinent que jamais. « Depuis le dĂ©but de la menace, la question est au centre des prĂ©occupations et nous travaillons en permanence Ă la recherche de solutions Ă certains stades de dĂ©veloppement et d’expĂ©ri-mentation, et d’autres – dĂ©jĂ en phase pilote. » Le système sophistiquĂ© de collecte de renseignements « Mars » est l’un des derniers rĂ©sultats de ces expĂ©riences.
«Je suis dans l’unitĂ© depuis quatre ans», explique un commandant Ă la portĂ©e 24, «commandant de sept Ă huit expĂ©riences par jour et parvient toujours Ă ĂŞtre surpris par les expĂ©riences qui se dĂ©roulent ici. La capacitĂ© d’aller Ă l’extĂ©rieur, d’atteindre presque n’importe oĂą dans l’armĂ©e israĂ©lienne, et de savoir qu’un certain systeme a dĂ©jĂ passĂ© pour la première fois en IsraĂ«l et que, grâce Ă notre travail, il est Ă la fois sĂ»r et efficace – c’est une satisfaction qu’on ne peut expliquer qu’avec des mots.  »






