La discussion secrète révélée : Ronald Reagan explique pourquoi Israël ne doit pas retourner aux frontières de 1967

Les discussions secrètes du président américain Ronald Reagan avec les dirigeants mondiaux fut faites à la demande personnelle de Begin via les excuses adressées à la « femme de fer » et le « refroidissement  » avec le président syrien.

L’ancien prĂ©sident amĂ©ricain Ronald Reagan avait l’habitude d’enregistrer ses conversations. Les conversations ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es avec les plus grands dirigeants du monde entier et ont Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©es par l’Ă©crivain William Doyle, qui a partagĂ© certains des enregistrements qui n’ont jamais Ă©tĂ© entendus sur le New York Post.

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Parmi les conversations avec Reagan qui ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es, il y avait les conversations avec la prĂ©sidente Margaret Thatcher, Begin et Assad. Les enregistrements ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s depuis le cĹ“ur de la Maison-Blanche, par exemple, lorsque Reagan a tentĂ© de convaincre le Premier ministre israĂ©lien de l’Ă©poque, Menachem Begin, de reporter le retrait des forces de Tsahal du sud du Liban jusqu’Ă  l’arrivĂ©e de l’armĂ©e libanaise dans la rĂ©gion.

Au cours de l’une des discussions, Reagan a « assĂ©ché » l’ancien prĂ©sident syrien Hafez al-Assad au tĂ©lĂ©phone jusqu’Ă  ce qu’il ait terminĂ© sa randonnĂ©e Ă  cheval. L’Ă©crivain William Doyle a reçu les enregistrements après 18 ans d’attente pour des informations confidentielles.

Lors d’une conversation avec la première ministre britannique Margaret Thatcher, Reagan s’est excusĂ©e de ne pas l’avoir consultĂ©e avant d’envoyer en 1983 des soldats et des forces armĂ©es sur l’Ă®le de Grenade afin de rĂ©tablir l’ordre dans un pays qui venait de subir un coup d’État et une instabilitĂ©.

Menachem Begin, ancien Premier ministre israĂ©lien, Ă©tait un interlocuteur persistant et Reagan hĂ©sitait Ă  reporter le retrait des forces des FDI des positions situĂ©es dans le sud du Liban jusqu’Ă  leur occupation par l’armĂ©e libanaise en 1983. Ă€ l’Ă©poque, Reagan tentait de stabiliser le Moyen-Orient tout comme l’OLP et de nombreux groupes terroristes.

Begin ne pouvait pas dire non Ă  Reagan, il a donc insistĂ© pour que son ministre de la DĂ©fense envoie le message Ă  l’administration amĂ©ricaine.

Reagan : « Ceci est une conversation que je ne voulais pas avoir. La seule raison pour laquelle j’ai cette conversation est parce que la situation change… Je vous demande la seule chose que vous ne vouliez pas que je demande : il faut refuser de retirer vos forces jusqu’Ă  ce que l’armĂ©e libanaise soit arrivĂ©e sur les lieux. « 

Begin : « Je contacterai immĂ©diatement le ministre de la DĂ©fense, puis je vous contacterai. Je sais que le retrait devrait avoir lieu ce soir. Je lui parlerai et je vous contacterai. Tous les retraits que vous nous avez demandĂ©s de faire dans le passĂ© entraĂ®naient avec eux le ressentiment des forces… Nous espĂ©rons sincèrement que nous ne participerons plus au report des retraits. « 

Le prĂ©sident Reagan appelle le prĂ©sident syrien Hafez al-Assad en fĂ©vrier 1985 dans le but de faire pression sur lui pour qu’il mette un terme Ă  la crise au Liban. Bien qu’il ait initiĂ© la conversation, il a fait attendre Assad pendant 13 minutes sur la ligne alors qu’il montait Ă  cheval.

Lorsque la ballade a cheval fut terminĂ©e et que les deux Ă©taient en ligne, Reagan a profitĂ© de l’occasion pour fĂ©liciter  le « boucher de Damas » : « Monsieur le prĂ©sident, permettez-moi de saisir cette occasion pour vous fĂ©liciter d’avoir remportĂ© une autre Ă©lection pour un nouveau mandat Ă  la prĂ©sidence de la Syrie. »