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La fin de vie de Nasrallah se confirme ? Les responsables israéliens se préparent pour le lendemain

Alors que des millions de musulmans chiites Ă  travers le monde ont soif d’Ă©lĂ©ments d’information sur la vĂ©ritable condition du chef du Hezbollah, le Cheikh Hassan Nasrallah , les responsables de la sĂ©curitĂ© israĂ©lienne se prĂ©parent avec une grande vigilance pour le lendemain. Ils prient probablement pour que Nasrallah reste en vie dans sa configuration actuelle de mourant, mĂŞme s’il a lui-mĂŞme prĂ©cisĂ© qu’il n’y a pas lieu de s’inquiĂ©ter ».

« Sayed Hassan », comme on l’appelle au Liban et dans le monde chiite, est l’un des dirigeants qui a eu le plus d’influence sur la politique mondiale et moyen-orientale. Lorsqu’il monta sur le trĂ´ne de secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du Hezbollah Ă  seulement 32 ans suite Ă  l’assassinat de l’ancien dirigeant, Abbas Moussavi, personne ne savait ni n’estimait ce qui allait se passer dans la rĂ©gion. En 1992, AMAN croyait que Moussavi, le pâle et anĂ©mique secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du Hezbollah, menaçait sĂ©rieusement l’État d’IsraĂ«l, c’est en fait sa prĂ©sence sur notre frontière nord. Mais ce n’Ă©tait rien comparĂ© Ă  son remplacement charismatique au poste.

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Ce qui a jouĂ© les cartes, c’est la nomination d’Hassan Nasrallah Ă  la place de Moussavi en tant que leader de l’organisation et de la transformation de la frontière nord d’IsraĂ«l en une frontière sanglante. Charismatique, aimĂ© au Liban comme en Iran, dĂ©bordant de fonds de soutien iraniens, bien informĂ© et curieux qui connaĂ®t bien la vie israĂ©lienne, et surtout – un suprĂŞmement rhĂ©teur virulent, l’acuitĂ© et la profondeur de la langue arabe littĂ©raire sont dans sa bouche.

Peu de temps après son entrĂ©e en fonction, en mai 2000, Nasrallah a prononcĂ© le « discours de la toile d’araignĂ©e » dans la ville de Bint Jabil, au sud du Liban, qui a Ă©tĂ© prononcĂ© Ă  la suite du retrait de Tsahal du Liban. Dans le discours, il a qualifiĂ© IsraĂ«l d’une sociĂ©tĂ©s « d’immigrĂ© divisĂ©s », qui, malgrĂ© l’Ă©nergie nuclĂ©aire, et sa force et sa rĂ©silience nationales sont comparĂ©es Ă  des toiles d’araignĂ©es qui peuvent ĂŞtre facilement dĂ©faites. Six ans après son discours, Nasrallah a mis ses menaces Ă  exĂ©cution dans une sĂ©rie d’attentats Ă  la bombe sur toute la longueur et la largeur d’IsraĂ«l dans la Seconde Guerre du Liban. Ceux qui ont payĂ© le prix de l’arrogance de Nasrallah sont aussi les citoyens du Liban qui, Ă  la suite d’une aventure irresponsable, ont trouvĂ© leur pays dĂ©truit, douloureux et financièrement effondrĂ©, dont il ne s’est pas encore remis Ă  ce jour.

D’autre part, l’autre cĂ´tĂ© de Nasrallah est celui d’un leader rationnel et calculĂ© qui prend des risques calculĂ©s. IsraĂ«l a besoin d’un dirigeant libanais qui soit dĂ©couragĂ© et non de quelqu’un qui n’a pas encore connu le feu. Un nouveau dirigeant qui devra faire ses preuves peut ĂŞtre dĂ©lirant et attaquer IsraĂ«l pour asseoir sa position. Hashem Sufi al-Din, un proche de Nasrallah, est le principal candidat pour le remplacer Ă  la tĂŞte de l’organisation. Selon les menaces publiques d’Adin selon lesquelles « un jour nous vivrons Ă  l’intĂ©rieur de la Palestine », il est tout Ă  fait possible que Nasrallah nous manque dĂ©jĂ …

L’auteur est chargĂ© de cours au West Galilee Academic College. Ancien gouverneur de Tzur et commandant du secteur de Bint Jabil dans la zone de sĂ©curitĂ©.