Le Parlement français envisage de voter sur un projet de rĂ©solution dĂ©crivant la haine d’IsraĂ«l comme de l’antisĂ©mitisme.
Les 577 membres de l’AssemblĂ©e nationale se prononceront mardi sur le projet, qui demande Ă©galement au gouvernement de se joindre aux autres nations europĂ©ennes pour adopter la dĂ©finition de l’antisĂ©mitisme de l’IHRA, l’Alliance internationale pour la mĂ©moire de l’Holocauste.
La dĂ©finition indique que certaines formes de violence contre IsraĂ«l, y compris sa comparaison avec l’Allemagne nazie, sont des exemples d’antisĂ©mitisme, bien qu’elle ne critique pas la politique d’IsraĂ«l.
Le lĂ©gislateur Sylvain Maillard, du centre LREM du prĂ©sident Emmanuel Macron, est l’initiateur de ce projet de rĂ©solution depuis plusieurs semaines de discussions sur le sujet dans les mĂ©dias français.
En octobre, 39 organisations ont Ă©crit une lettre ouverte au prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, Richard Ferrand, l’avertissant de ne pas approuver la rĂ©solution, plaidant contre une dĂ©finition distincte de l’antisĂ©mitisme, car «cela affaiblirait l’approche universaliste de lutte contre toutes les formes de racisme « et compromettrait » la dĂ©fense de la libertĂ© d’expression et de rĂ©union de groupes et de militants qui devraient ĂŞtre autorisĂ©s Ă dĂ©fendre les droits des Palestiniens et Ă critiquer la politique d’IsraĂ«l sans ĂŞtre faussement accusĂ©s d’antisĂ©mitisme « , a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident.
Parmi ses signataires figurait Malik Salemkour, prĂ©sident de la Ligue française des droits de l’homme, une organisation fondĂ©e en 1898 pour lutter contre les persĂ©cutions antisĂ©mites et montrer le procès du capitaine de l’armĂ©e juive française Alfred Dreyfus.
Maillard s’est dĂ©fendu en disant Ă La Croix qu’en France aujourd’hui, en disant « sale sioniste … cela veut dire aussi  » sale juif «  ».
Le projet dénonce la « haine envers Israël justifiée uniquement par sa perception en tant que collectif juif ».




