Edmond Richter est un psychothérapeute français vivant en Allemagne, il a vécu quelques années en Israël,dans le kibboutz Kinereth puis à Jérusalem. Il a écrit un livre, qui est encore à l´état de manuscrit: « Principes de vie pour le 21 ème siècle », dédié à son fils David. Cet article exclusif pour Alyaexpress-News a été écrit suite au texte de Gil Taieb : « Les mauvais choix de Pascal Boniface« , je vous invite à le lire. Sabrina H .
Tout d´abord , je dois préciser que je suis Juif et fier de l´être.
Ensuite, je vous prie de ne pas voir dans cet article un quelconque antisémitisme caché, refoulé, inconscient.
J´ai essayĂ© depuis des annĂ©es de comprendre cette haine du Juif et je me suis aventurĂ© sur des terrains que la majoritĂ© des Juifs n’aiment pas trop explorer.
A la haine du Juif, je vois six causes qui se renforcent mutuellement :
– L´envie
– Le Pouvoir
– Le peuple Ă©lu
– Le renfermement sur soi
– L´attirance de l´animalitĂ©
– Les chiens de Pavlov
Certaines de ces causes ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©es, d’autres non.
Cause N° 1 : L´envie
Nous sommes le peuple du Livre, nous aimons Ă©tudier, apprendre, nous Ă©lever par la pensĂ©e, communiquer, discuter…
En pourcentage par rapport Ă la population, nous avons le plus grand nombre de lettrĂ©s, de savants, d´artistes, de chercheurs, d´économistes, de psychologues, de mĂ©decins, d´avocats… La liste peut s´étendre indĂ©finiment…
Une anecdote personnelle : Pendant la guerre, nous Ă©tions rĂ©fugiĂ©s dans un petit village de la Creuse, Magnat l´Etrange. J´avais 7 ans, mes soeurs Alice et Madeleine avaient respectivement 11 et 15 ans. Nous Ă©tions, chacun dans notre classe les premiers… « Les Richter » disait-on de nous…
Allons plus loin : En 65 ans, Israël a fait d´un désert rocailleux l´un des pays les plus modernes du monde.
Dites-moi: Qu´a fait l´Egypte en 65 ans ? Et l´Arabie Saoudite ? Et la Syrie ? La Tunisie ? L´Irak ? L´Iran ? La Libye ? Le Soudan ?
Il n´est pas Ă©tonnant que ces pays haĂŻssent IsraĂ«l, car la comparaison est terriblement nĂ©gative pour eux. Nous dĂ©montrons ainsi chaque jour, par comparaison, leur impuissance, leur ignorance, leur corruption, leur incompĂ©tence, le gâchis de leurs ressources… Nous leur prĂ©sentons un miroir cruel de leurs incapacitĂ©s Ă se dĂ©velopper et Ă investir dans autre chose que la haine.
C´est l´attitude du malade qui casse le thermomètre pour ne pas voir sa température : « Détruisons Israël afin de ne plus voir notre régression, notre incapacité, notre nullité »
Cause N° 2 : La rébellion au Pouvoir
Les juifs sont des rebelles nés. Déjà Jakob combattit l´ange et le vainquit (ce pourquoi il fut désormais nommé Israël).
Nous n´avons jamais cĂ©dĂ© aux pouvoirs. Nous nous sommes faits petits, nous nous sommes cachĂ©s, nous ne voulions pas que l´on parle de nous, nous voulions nous faire oublier…
Mais le Pouvoir ne pouvait supporter que nous ne plions pas. Les romains dĂ©truisirent le Temple, la dixième lĂ©gion romaine mit trois ans Ă s´emparer de Messada (oĂą ils ne trouvèrent que des morts), le Tsar suscita contre nous des pogromes et l´Eglise utilisa sa « sainte » Inquisition….
Que ces maudits juifs mettent leur Dieu plus haut que César, plus haut que le Tsar de toutes les Russies, plus haut que le roi où le pape était insupportable.
Ils ne le supportèrent pas : « Qu´ils disparaissent donc ! »
Cette persécution toujours renouvelée s´apparente à la persécution des premiers chrétiens (qui d´ailleurs étaient juifs !) par Rome. A une différence près : Plus tard, les Chrétiens s´allièrent au Pouvoir (« Rendez à César ce qui appartient à César ») et nouèrent des alliances avec lui.
Les juifs s´y sont toujours refusés et furent donc toujours persécutés.
Cause N° 3 : Le peuple élu
« ki banou baharta veotanou kidachta micol haamim… »
« Car tu (Dieu) nous a Ă©lu et sanctifiĂ©s d´entre tous les peuples… »
Je sais que nous ne sommes pas toujours très heureux d´avoir Ă©tĂ©s Ă©lus…
Certains d´entre nous disent : » Ouais, Ă©lus pour la souffrance, la haine, les pogromes, l´exil, l´abaissement, l´humiliation, les massacres, la Shoah… »
Mais ce que nous Juifs pensons ne compte pas. Ce qui compte ici, c´est comment les autres nous voient.
Et ils nous voient comme le peuple soi-disant Ă©lu, solitaire, arrogant, renfermĂ© sur soi, anti-prosĂ©lyte,secret et pratiquant des rites mystĂ©rieux…
Si au moins nous partagions avec les autres peuples « nos secrets », si au moins nous Ă©tions « comme les autres »…Mais non, nous restons dans notre « splendide isolement » et rejetons les contacts avec les autres peuples (le mariage mixte est vĂ©cu comme une catastrophe)..
D´oĂą un ressentiment latent des non-juifs qui n´attend qu´une occasion pour exploser et dĂ©truire ce que l´on ne peut avoir : Voir quelqu’un (ou un peuple) se dĂ©clarer Ă©lu et ne pas pouvoir en faire partie, c´est vraiment frustrant !…
Cause N° 4 : Le renfermement sur soi.
A la différence du Christianisme et de l´Islam, il n´y a pas de prosélytisme chez les juifs. Bien au contraire !
Cela ne veut pas dire que nous refusons de convertir un non-juif qui le désire ardemment. Mais il faut VRAIMENT qu´il le veuille! On a l´impression que nous essayons de le décourager.
Ne vous indignez pas ! Écoutez ce que j´ai à vous dire ! Vous vivez entre vous
sans aucune idée de ce que les autres ressentent, sans même vouloir le savoir.
Je connais une jeune femme qui a dĂ©cidĂ© de se convertir: Elle a Ă©tudiĂ© le judaĂŻsme, est allĂ©e plusieurs fois en IsraĂ«l, est profondĂ©ment convaincue. Elle cherche un rabbin pour apprendre et….rencontre toute une sĂ©rie de difficultĂ©s, d´obstacles, de « oui, mais… »…
Je connais la raison de ces obstacles: Il s´agit en fait de tester la conviction, de s´assurer qu´elle est vraiment solide, qu´il ne s´agit pas d´un coup de tĂŞte ou d´une conversion par amour du partenaire…
Mais le postulant lui se sent refoulé, non-accepté, rejeté même et cela peut engendrer une réaction haineuse et violente.
Si vous ne me croyez pas, laissez-moi raconter l´histoire suivante :
J´ai un ami Juif, Ari, qui est marié à une non-juive. Son fils, Benjamin, est circoncis mais, selon la loi judaïque, il n´est pas Juif.
Le problème, c´est qu´il se sent Juif, il veut ĂŞtre Juif, il veut faire sa Bar-Mitzvah lorsqu’il aura 18 ans. Il eut donc l´idĂ©e de faire, après son baccalaurĂ©at, une annĂ©e d´études juives pour pouvoir se convertir au judaĂŻsme, auquel d´ailleurs, il se sent dĂ©jĂ appartenir.
Il en parla à sa tante qui, au lieu de lui ouvrir les bras, de l´embrasser et de se réjouir avec lui, commença par lui montrer toutes les difficultés et tous les obstacles. Résultat: Benjamin se sentit rejeté, il en souffrit et dit à son père, avec un triste sourire : « C´est drôle, au Lycée, je suis le Juif et ici je suis le goy ».
Ressentant dans sa fibre paternelle la tristesse de son fils, Ari entra dans une rage folle. Lui qui est Juif, il se sentit devenir presque antisĂ©mite ! Il avait envie de tout casser, de tout dĂ©truire, de tout ravager. Il compris alors, et me l´expliqua plus tard, comment les non-Juifs peuvent violemment rĂ©agir, jusqu’Ă la haine, lorsqu’ils ont le sentiment d´être rejetĂ©s. (La neuro-biologie a dĂ©couvert rĂ©cemment que le rejet social active le centre de la douleur dans le cerveau, exactement comme une douleur physique, et provoque une rĂ©action agressive).
Ari ajouta, et c´est le meilleur de l´histoire, que sa soeur, la tante de Benjamin, adore celui-ci et qu´elle n´avait pas le moins du monde l´intention de le rejeter. C´est cependant ainsi QUE LUI, L´AVAIT RESSENTI !
Cette histoire m´a longuement fait réfléchir et voici ce que je pense :
1) Chers amis Juifs, vous ne savez souvent pas ce que vous faites et Ă quel point vous blessez parfois votre entourage. Et encore, je n´ai pas parlĂ© de nos sarcasmes envers les goys, de notre dĂ©dain, de notre arrogance consciente ou non, parfois mĂŞme de notre mĂ©pris…
Avant de vous indigner, prenez un moment de rĂ©flexion, un moment de vĂ©ritĂ©, regardez-vous dans un miroir et allez au fond de vous-mĂŞme…
2) En aucun cas, il ne s´agit de dire ici: L´antisĂ©mitisme, c´est nous les Juifs qui le provoquons ! EN AUCUN CAS ! Les Juifs Ă©taient merveilleusement intĂ©grĂ©s en Espagne, lorsque arriva Isabelle la catholique avec les conversions forcĂ©es des Juifs et la « sainte » Inquisition (la si bien nommĂ©e…). Les Juifs Ă©taient parfaitement intĂ©grĂ©s en Allemagne lorsque arriva Hitler…Et pourtant ce fut l´holocauste…
3) Le renfermement sur soi est une réaction naturelle des minorités afin de préserver leur identité. On le voit très bien dans l´Allemagne d´aujourd’hui avec les turcs immigrés.
Il ne s´agit donc pas ici d´un renversement de l´accusation : « Ce sont vous les Juifs qui êtes la cause de l´antisémitisme ! »
Il s´agit ici de cesser d´avoir une attitude victimaire qui rejette toute culpabilitĂ© sur les goys et nous rĂ©serve le rĂ´le de victime…Et pour rejeter cette attitude de victime, il nous faut analyser non seulement les diverses causes de l´antisĂ©mitisme MAIS AUSSI notre contribution involontaire Ă celui-ci. Regardons-nous dans un miroir et allons au fond de nous-mĂŞme, confrontons-nous aussi Ă notre part d´ombre…
J´ajouterais que ce travail d´introspection ne peut être fait que par nous et pour nous, les Juifs. Les autres, les non- Juifs, n´aimeraient que trop se débarrasser de leur culpabilité pour nous la refiler. Alors S.V.P. restez en dehors de cela ! C´est NOTRE travail !
En conclusion je dirais que lorsque vous ajoutez la cause n° 3 « Le peuple élu » à la cause N° 4 « Le renfermement sur soi », vous obtenez une combinaison explosive (et qui explose périodiquement !).
C´est comme si, aux yeux des autres, nous Ă©tions possesseurs d´un secret magique et que nous refusions de le partager. RĂ©sultat : « Si je ne peux l´avoir, disent-ils, alors vous non plus, mĂŞme si je dois vous massacrer jusqu’au dernier pour cela »
Cause N° 5 L´attirance vers l´animalité
J´ai eu le bonheur de lire un livre fantastique : « Midnight » de Dean R. Koontz.
A la suite d´expériences scientifiques ratées, certains hommes régressent dans une semi-animalité, au lieu de devenir, comme prévu, des surhommes.
L´auteur décrit excellemment cette régression et cette attirance vers l´animalité :
« Il ressentit un dĂ©sir, une aspiration Ă©trange… Il voulait…il dĂ©sirait… courir dans les bois oĂą tout Ă©tait sauvage et plein de vie, oĂą les proies attendaient d´être dĂ©couvertes, poursuivies et dĂ©chirĂ©es…
Il se vit délivré de l´attitude rigide de l´homme moderne, libéré des contraintes de la civilisation, enfin libre de vivre son véritable état de nature.
Il aimait cet Ă©tat, oh comme il l´aimait…Pas seulement parce que cela lui donnait une telle libertĂ©, libĂ©rĂ© des conventions, de la morale, des restrictions, des barrières, de l´intellect, de l´humanisme, de la pitiĂ©…
Il aimait cet Ă©tat plus encore parce que cela lui donnait une sensation de puissance implacable, de puissance sauvage, de puissance brute, libĂ©rĂ©e de toutes les limitations humaines, une puissance au-delĂ de l´humain, sans aucune contrainte ni responsabilitĂ©…Tout pouvoir !…Quelle jouissance !…
Il regarda son adjoint et il vit dans ses yeux qu´ils Ă©taient tous potentiellement rĂ©gressifs et attirĂ©s par l´état sauvage, par l´ appel lancinant et fĂ©roce d´un Ă©tat primitif, sans pitiĂ© et sans lois sauf celle du plus fort, sauf celle de la jungle… »
J´ai décrit si longuement cette attirance vers des états subconscients et proches de l´animalité, car c´est un domaine que peu d´entre-nous ont exploré ou simplement accepté qu´il existe, à l´état latent, en chacun de nous.
C´est exactement cela qui rendit les nazis si populaires, c´est à cela que pensait Goebbels en s´écriant : « Quand j´entends parler de culture, je sors mon révolver ! »
Le nazisme fut la première idéologie à avoir glorifié cette régression sub-humaine et sauvage :
« Ils disent que je suis un barbare non-Ă©duquĂ©. Oui, nous sommes des barbares, nous voulons ĂŞtre des barbares. Nous rĂ©gĂ©nèrerons le monde… »
« La providence m´a fait le plus grand libérateur de l´Humanité. Je libère l´Homme des contraintes de l´intelligence,de la conscience et de la morale »
Adolf Hitler
En face il y avait les Juifs avec leurs 10 commandements, leurs 613 (!) interdictions et obligations, leurs aspirations Ă se cultiver, Ă apprendre, Ă s´élever, Ă ĂŞtre « a Mensch »…
La tentation de régression est en opposition absolue au judaïsme, ce qui en fait un conflit inexorable et éternel. Il n´est donc pas étonnant qu´Hitler ait déclaré :
« La conscience est une invention juive »(ce en quoi il avait absolument raison !)
« Au fond, il n´y a que nous et les Juifs. C´est eux ou nous. Et cela ne s´arrêtera que lorsque le dernier Juif sera éliminé. »
Qui veut jouir d´une puissance sauvage doit rabaisser, humilier, détruire le Juif et sa Thora.
En résumé, cette cinquième cause me semble la plus fondamentale car le judaïsme aspire à élever l´Homme, à en faire « a Mensch », à l´éloigner de la force brutale, de la loi de la jungle, de la sauvagerie qui existe à l´état latent
EN CHACUN DE NOUS.
Le judaïsme, c´est le douloureux aiguillon de la Conscience, l´implacable discipline de la Morale, le corset de fer de l´Ethique.
Quoi d´étonnant Ă ce que l’on veuille se dĂ©barrasser de cela ?
Dans le film « Pinocchio » celui-ci renvoie d´une pichenette Jimini cricket, sa conscience.
Nous sommes la conscience du monde et celui-ci voudrait bien se débarrasser de nous.
Désolé, mais nous ne vous ferons pas ce plaisir !
Cause N° 6 : Les chiens de Pavlov
Pavlov démontra que l´on pouvait conditionner les chiens à saliver sur un son de cloche.
Les cinq causes prĂ©cĂ©dentes, qui agissent depuis 3000 ans, ont si bien conditionnĂ© nos braves antisĂ©mites que les seuls mots de Juif, jude, youpin, yahoud, sioniste ,IsraĂ«l et Dieu sait quoi encore…provoquent des rĂ©actions rĂ©flexes de haine avec accompagnement de cris, d´éructations et de bave chez les plus primitifs, de haussement du sourcil et de rĂ©probation distante chez les plus « civilisĂ©s ».
Pensez- vous réellement que 2000 ans d´accusation déicide de la part du christianisme ne laisse pas de traces et de réflexes antisémites ? Que le catéchisme qui s´adresse à des enfants ne les conditionne pas à haïr le Juif tueur de Dieu ? C´était encore enseigné dans les années 50 !
Et que dire du conditionnement actuel d´enfants musulmans de trois ans (ou moins) jusqu’Ă leur faire dire « je veux mourir en martyr en tuant le plus possible de Juifs» MĂŞme Hitler n´avait pas osĂ© aller jusque lĂ !
Cet antisémitisme millénaire est tellement gravé en nous, qu´il suscite des réflexes conditionnés même chez ceux qui ne se sentent absolument pas antisémites.
A titre d´exemple lisez l´anecdote suivante :
Un cadre d´entreprise présente sa démission à son PDG :
–   J´ai dĂ©cidĂ© d´émigrer en IsraĂ«l, ici, c´est trop antisĂ©mite.
–   Mais non,voyons…Qu´est ce qui vous fait dire cela ?
–   J´ai demandĂ© Ă plusieurs personnes ce qu´elles feraient si demain l´on enfermait tous les Juifs et tous les coiffeurs…
–   Pourquoi les coiffeurs ? demande le PDG surpris
–   C´est ce qu´ils m´ont tous rĂ©pondu…
Et vous ? Vous ĂŞtes-vous aussi posĂ© la question : « Pourquoi les coiffeurs ?… »
Si oui, réfléchissez-y : Nous sommes tellement habitués à ce que l´on enferme les Juifs (ou à ce qu´on les massacre) qu´il ne nous vient même plus à l´idée de se demander pourquoi.
Réflexe conditionné ancré en nous tous depuis 3000 ans!
Conclusion provisoire
L´antisémitisme dure depuis 3000 ans et restera encore quelques milliers d´années. Qu´on le nomme anti-sionisme ou anti-xxx ne change rien à l´affaire.
Il est lĂ et restera !
A nous d´accepter cette réalité et de devenir créatifs et innovateurs afin de déjouer ses effets :
– Raser les murs ne sert Ă rien.
– Discuter et faire appel Ă la raison ne sert Ă rien.
– S´intĂ©grer ne sert Ă rien.
– Se lamenter ne sert Ă rien
– Demander pitiĂ© ne sert Ă rien.
– Montrer sa bonne volontĂ© ne sert Ă rien.
– Vouloir convaincre ne sert Ă rien.
– Donner des gages (des territoires contre la paix) ne sert Ă rien.
Alors si rien ne sert Ă rien, QUE FAIRE ?
1.   Accepter que l´antisémitisme est là pour durer et cesser de vouloir croire et d´espérer qu´il cessera un jour.
2.   Cesser enfin les huit comportements cités plus haut !
Arrêtons enfin de raser les murs, de faire appel à la raison, de vouloir nous intégrer, de nous lamenter, de demander pitié, de montrer notre bonne volonté, de vouloir convaincre et de donner des gages ! Maspik veday !
3.   Définir et obéir rigoureusement à quelques principes fondamentaux que
nous devrons appliquer sans faille et sans exception.
Principe N° 1 : Exiger, en préalable à toute discussion, d´être accepté sans
restrictions. Refuser sans exceptions, toute négociation, tout contact, tout échange de parole (même à travers un intermédiaire) avec quiconque nie le droit à l´existence d´Israël en tant qu´état juif. (et si un sous-fifre ne respecte pas cette condition sine qua non il doit être renvoyé AVANT que toute négociation puisse continuer).
Principe N° 2 : L´intégrité du territoire : La première Roquette lancée à partir de Gaza sera considérée comme un acte de guerre et entrainera YPSO FACTO le bombardement INTENSIF des installations gazaouites y compris les bâtiments gouvernementaux et les hôtels de luxe.
Principe N° 3 : Se préparer sérieusement et intensivement à la guerre
médiatique. La contre-propagande israélienne est lamentable et ignore tout des principes fondamentaux de la contre-propagande
Exemple : « Never explain, never complain »
La “hasbarah” israélienne vient du verbe “lehasbir” qui veut dire “expliquer”. Expliquer est une opération intellectuelle qui ne modifie EN RIEN la réaction émotionnelle de l´antisémite ou de l´anti-israélien. Expliquez donc à un serpent que ce n´est pas bien de vouloir vous mordre ! Se plaindre est encore pire, car cela remplit de joie les terroristes et est, pour eux, une preuve de succès. Tuer un bébé juif, c´est un Juif de moins, quelle joie ! De plus, dépeindre l´ennemi comme un barbare sanguinaire les
flatte et mine notre courage et notre endurance. Il faut au contraire ridiculiser l´adversaire, dĂ©montrer son infĂ©rioritĂ©, exalter notre supĂ©rioritĂ©, les traiter de couards qui se cachent derrière les jupes des femmes, clamer qu´Arafat Ă©tait homosexuel (ce qui est vrai) et que le Hamas est bourrĂ© de pĂ©dophiles, rappeler que Mohamed a pris pour femme Aicha lorsqu´elle avait 6 ans et la mit dans son lit Ă 9 ans, rĂ©pandre la parole de leurs Imams qui prĂ©conisent de battre les femmes (Memri TV.org), se moquer de leurs soi-disant 72 vierges au paradis alors qu´il s´agit en fait de figues, etc…
Never explain, never complain
Pour apprendre l´A,B,C d´une excellente contre-propagande, achetez en masse et diffusez partout le livre de Serge Tchakhotine « Le viol des foules par la propagande politique ».
Tchakhotine fût le seul à battre, à Berlin, les hitlériens dans les élections de 1932. Malheureusement les socialistes allemands le rejetèrent et finirent dans les camps de concentrations nazis.
Principe N° 4 : RedĂ©couvrez et revivez l´esprit, le courage et la dĂ©termination absolue des MaccabĂ©ens ! Imaginez les MaccabĂ©ens recevant des roquettes de Gaza… imaginez-les nĂ©gociant avec un Mahmoud Abbas qui dĂ©clare ne jamais vouloir accepter un Etat juif d´IsraĂ«l ! Ridicule n´est-ce pas ?
Et bien cessons enfin d´être ridicules, soyons fiers de ce que nous sommes et montrons-le sans concession.
Par Edmond Richter pour Alyaexpress-News




