Les officiers supĂ©rieurs actuels et anciens de la police demandent Ă l’ancien commissaire de police Kobi Shabtai de dĂ©missionner.
Le commissaire Shabtai est arrivĂ© Ă la Bat Mitzvah de sa fille le ministre dĂ©signĂ© Ben Gvir // Photo d’archive : porte-parole de la police
Shabtai est confrontĂ© Ă un moment dĂ©cisif concernant son avenir : s’il doit risquer une inculpation de la confĂ©rence sur la catastrophe de Miron qui le forcera Ă dĂ©missionner, ou s’il dĂ©missionne pour des raisons professionnelles lorsqu’il devient clair que son combat pour prĂ©server l’indĂ©pendance de la police Ă©chouera. Shabtai s’oppose fermement au projet de loi modifiant l’ordonnance sur la police proposĂ© par quiconque est censĂ© ĂŞtre en charge de la police. Il a dĂ©jĂ prĂ©cisĂ© sa position vendredi dans une lettre qu’il a envoyĂ©e Ă la police. « Je suis attentif au discours public et je dis clairement Ă la première personne que les esprits politiques ne pĂ©nĂ©treront pas la police israĂ©lienne », a-t-il Ă©crit.
Cette semaine, Shabtai et Ben Gvir devraient tenir une première rĂ©union de travail, au cours de laquelle Shabtai dĂ©veloppera son opposition. Cependant, depuis qu’on a mis de l’avant la proposition qui devrait remodeler le rapport de force entre le commissaire et le ministre de tutelle, le vent souffle dans la police.
Un officier supĂ©rieur de la police qui s’est entretenu avec « Israel Hayom » a averti que « personne parmi les cadres supĂ©rieurs de la police ne voudra ĂŞtre sergent de peloton, l’avenue des commandants ne sera que blessĂ©e ». Selon le responsable, « pendant 75 ans, les policiers ont Ă©tĂ© soumis Ă la loi. Que s’est-il passĂ© qui les oblige dĂ©sormais Ă ĂŞtre soumis Ă des politiciens qui les traiteront selon leur vision du monde ? ».
« Pas lié à la droite ou à la gauche »
Un autre haut responsable a soulignĂ© que « Cela n’a rien Ă voir avec la droite ou la gauche. Demain, chaque ministre de chaque parti aura le pouvoir d’approuver ou de dĂ©sapprouver les manifestations des citoyens selon leur vision du monde politique. Dans quel monde voulons-nous vivre ?  »
Une forte opposition a Ă©tĂ© enregistrĂ©e concernant la clause du projet de loi qui donne au ministre la possibilitĂ© d’Ă©tablir une politique en matière de poursuites. « Demain Ben Gvir pourra dĂ©clarer qu’il n’a pas l’intention de poursuivre la jeunesse des collines », prĂ©vient un haut gradĂ© de la police, « c’est une recette pour la destruction du corps chargĂ© des forces de l’ordre ».
Un ancien officier supĂ©rieur de la police a ajoutĂ© que bien que le projet de loi ne concerne pas le Premier ministre dĂ©signĂ© Netanyahu, « si cela s’Ă©tait produit il y a quelques annĂ©es, alors le ministre de l’Ă©poque aurait pu dĂ©terminer qu’ils ne sont pas poursuivis pour le dĂ©lit de manquement de confiance. » Le budget de la police a Ă©tĂ© bloquĂ© par le procureur gĂ©nĂ©ral. « Le budget est un pouvoir administratif qui permet au commissaire de prĂ©parer les policiers Ă leurs tâches conformĂ©ment Ă la rĂ©alisation de leurs responsabilitĂ©s », a expliquĂ© un haut gradĂ© de la police.
Le responsable a ajoutĂ© que « si le budget est avec le ministre – il pourra dĂ©terminer s’il prend des policiers pour sĂ©curiser les avant-postes illĂ©gaux en JudĂ©e-Samarie, et cela s’Ă©tendra Ă©galement aux maires qui exigeront des policiers. C’est un grand danger. Il est vrai que le commissaire a plus de pouvoirs qu’un ministre et il est vrai que des disputes surgissent ici et lĂ et il y a une tension inhĂ©rente entre les parties, mais Ă la fin tout le monde s’est dĂ©brouillĂ© sans lois inutiles. »
Un dĂ©bat sur le projet de loi devrait avoir lieu Ă la Knesset cette semaine. « C’est ainsi que l’indĂ©pendance de la police est Ă©masculĂ©e. Je me battrai au sein du comitĂ© contre cette force inutile », a prĂ©cisĂ© le dĂ©putĂ© Merav Ben Ari du parti Yesh Atid, ancien prĂ©sident du ComitĂ© de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure.








