La réponse doit être claire : l’ère des répliques mesurées touche à sa fin

La roquette meurtrière que le Hezbollah a lancée hier (samedi) vers le quartier général de Tsahal dans les monts Ramim, et qui a coûté la vie à des enfants innocents sur le terrain de football de Majdal al Shams, ce qui devrait inciter les décideurs de Jérusalem à recalculer leur trajectoire.

הפגיעה במגרש הכדורגל במג'דל שמס , דובר צה"ל
Les dégâts causés au terrain de football de Majdal Shams, photo : porte-parole de Tsahal

Depuis près de dix mois, IsraĂ«l mène la guerre dans le nord – pas vraiment, mais surtout en rĂ©agissant selon les Ă©quations Ă©tablies par le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’organisation terroriste Ă  Beyrouth et non selon un plan ordonnĂ©. Les vulnĂ©rabilitĂ©s des soldats de Tsahal sont prises en compte. avec des assassinats et des vulnĂ©rabilitĂ©s face aux terroristes uniquement. L’armĂ©e israĂ©lienne veille Ă  ne pas nuire aux civils libanais et s’efforce Ă©galement de ne pas provoquer trop de destructions dans les villages du sud du Liban.

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Cette politique, ou l’absence de cette politique, dont le but est de « contenir » les Ă©vĂ©nements du nord afin d’Ă©viter d’entrer dans une campagne tous azimuts, qui pourrait se transformer en guerre rĂ©gionale, s’est effondrĂ©e hier soir avec l’atterrissage de la roquette sur le terrain de football de Majdal Shams et tuĂ© des civils innocents. Nasrallah porte non seulement la responsabilitĂ© d’avoir ouvert un front contre IsraĂ«l le 8 octobre, mais aussi d’avoir brisĂ© les Ă©quations qu’il a lui-mĂŞme créées.

מרחב השיגור מדרום לבנון  , דובר צה"ל
La zone de lancement depuis le sud du Liban, photo : porte-parole de Tsahal

La rapiditĂ© avec laquelle l’organisation s’est empressĂ©e de nier sa responsabilitĂ© dans le dĂ©sastre indique qu’elle comprend dĂ©sormais qu’IsraĂ«l a besoin et doit rĂ©agir maintenant alors qu’il ne l’a pas fait dans le passĂ©. Vous n’avez pas besoin de nuire dĂ©libĂ©rĂ©ment aux citoyens libanais, vous n’avez pas besoin de bombarder Beyrouth, mais il est tout Ă  fait permis d’enlever les gants dans cette guerre qui nous a Ă©tĂ© imposĂ©e, sans craindre qu’elle ne conduise inĂ©vitablement Ă  une guerre plus large. guerre, dont Nasrallah ne veut pas non plus.

C’est Ă©galement un signal d’alarme pour ceux qui pensaient qu’il Ă©tait possible d’attendre avec des rĂ©ponses plus dĂ©terminĂ©es aux attaques du Hezbollah dans le nord jusqu’Ă  ce que nous mettions fin Ă  la guerre Ă  Gaza. Le tir de roquette sur le terrain de football de Majdal Shams a Ă©tĂ© très douloureux et mortel, mais il Ă©tait presque inĂ©vitable dans le contexte d’un net processus d’escalade de la part de l’organisation terroriste au cours des dix derniers mois : chaque assassinat au Liban entraĂ®ne un tir de barrage plus lourd, des roquettes et de nouvelles tentatives visant Ă  frapper IsraĂ«l avec des drones explosifs.

Et peut-ĂŞtre que nous ne l’avions pas remarquĂ©, mais sans l’interception rĂ©ussie hier du drone envoyĂ© par le Hezbollah vers la plate-forme gazière en MĂ©diterranĂ©e, nous serions peut-ĂŞtre aujourd’hui, Ă  Dieu ne plaise, dans un endroit complètement diffĂ©rent et dans le au milieu d’un Ă©vĂ©nement beaucoup plus important.

L’essentiel est que la réponse israélienne à ce qui s’est passé à Majdal Shams, calculée mais puissante, doit faire comprendre à Nasrallah que l’ère des équations et des réponses mesurées touche à sa fin. Les éliminations ciblés ne suffiront pas à eux seuls.