Le mouvement de protestation de masse contre l’Ă©lite corrompue, que ses membres appellent la «rĂ©volution libanaise», a commencĂ© Ă prendre des formes plus agressives cette semaine, et les autoritĂ©s ont rĂ©pondu par une forte escalade de la violence.
Cette semaine, après une sĂ©rie d’attaques contre des banques, des troupes et des forces spĂ©ciales de police ont Ă©tĂ© amenĂ©es Ă Beyrouth.
Le prĂ©sident Michel Aoun a ordonnĂ© Ă l’armĂ©e et Ă la police de rĂ©tablir l’ordre dans la capitale. Des manifestants rassemblĂ©s sur la place devant le Parlement ont rencontrĂ© la police et les soldats avec une grĂŞle de pierres et de pĂ©tards. Les forces de sĂ©curitĂ© ont utilisĂ© des canons Ă eau, des cartouches de gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc. Les gardes du Parlement ont incendiĂ© des tentes de protestation. Les combats entre les manifestants et la police ont durĂ© plus de quatre heures.
Au cours des trois mois de la rĂ©volution libanaise, la violence n’a pas atteint de telles proportions. Selon la Croix-Rouge, les mĂ©decins ont soignĂ© 220 blessĂ©s, dont 80 ont Ă©tĂ© transportĂ©s Ă l’hĂ´pital.
Les organisateurs des manifestations préparent se dimanche à des manifestations de masse contre la violence des autorités.





